Catégorie : Autres – Others

  • Des enfants en sécurité et actifs cet été

    Des enfants en sécurité et actifs cet été

    Se préparer: Consultez les prévisions météorologiques et l’indice UV avant de planifier des activités extérieures avec les tout-petits. Puisque les rayons du soleil sont au plus fort entre 11 h et 15 h, évitez de laisser les enfants au soleil durant cette période. Planifiez la tenue des activités extérieures lorsqu’il fait moins chaud dans la journée.

  • Enjoy a mosquito-free summer with these 5 tips

    Enjoy a mosquito-free summer with these 5 tips

    But lurking in our midst is an ever-present nuisance: mosquitoes.

  • Que faire en cas d’alerte à un phénomène météorologique extrême?

    Que faire en cas d’alerte à un phénomène météorologique extrême?

    Nous connaissons tous les dangers liés aux températures glaciales, mais on ne se rend pas toujours compte que la chaleur accablante présente aussi des risques graves pour la santé. Voici ce qu’il faut savoir :

  • Le piège constitutionnel du gouvernement Legault

    Le piège constitutionnel du gouvernement Legault

    Legault a évidemment le pouvoir et le droit de modifier la loi 101, la Charte de la langue française du Québec. Toutes les statistiques démontrent un recul du français dans la région de Montréal et il faut agir.

    Nous comprenons tous que l’avenir du français au Canada passe par un français fort au Québec. Mais là où on ne peut être d’accord, c’est que la primauté du français au Québec soit inscrite dans la Constitution canadienne.

    Les changements constitutionnels proposés dans le projet de loi 96 ne font que quelques lignes. Le Québec voudrait ajouter deux choses dans la Constitution: d’abord que le Québec forme une nation, ensuite que la langue française est la seule langue officielle au Québec et que c’est la langue de la nation québécoise.

    La Constitution canadienne permet aux provinces d’y apporter unilatéralement des changements mineurs pourvu que ces modifications n’affectent pas les autres provinces. C’est évidemment l’argument de Legault et de ses avocats, mais ils n’ont pas réfléchi. Où s’ils y ont réfléchi, c’est bien pire: ils se moquent de nous. 

    À lire aussi: Une réforme de la loi 101 qui tend la main aux communautés francophones et acadienne

    Péril en la demeure

    D’inscrire ces affirmations dans la Constitution — qui, rappelons-le, s’applique à tout le pays — ouvre la porte à toutes sortes d’abus par les provinces et nous met, nous les francophones du Canada, en péril.

    Une fois ce précédent accepté, qu’est-ce qui empêcherait par exemple le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs – ancien membre du parti antibilinguisme Confederation of Regions (CoR) – de faire inscrire dans la Constitution que l’anglais est la seule langue officielle de cette province?

    Dans un récent éditorial, le Globe and Mail se demande même ce qui empêcherait l’Alberta d’ajouter à la Constitution que l’extraction d’hydrocarbures est une valeur albertaine essentielle.

    Même s’il n’a pas besoin de l’aval d’Ottawa pour tenter d’inscrire ces amendements à la Constitution, Legault a quand même demandé l’appui du fédéral. Jusqu’à présent, la vice-première ministre, Chrystia Freeland, et la ministre responsable des Langues officielles, Mélanie Joly, ont dit qu’elles étudiaient la question.

    Pour sa part, le premier ministre, Justin Trudeau, a dit que la Constitution permettait aux provinces d’y faire certaines modifications. Espérons qu’Ottawa n’appuiera pas la demande du Québec.

    Le pire

    Le pire dans ce projet de loi, c’est que ses auteurs y ont inscrit des clauses censées défendre les droits des Canadiens français des autres provinces, comme de permettre aux jeunes qui voudraient étudier au Québec de payer les mêmes frais de scolarité que les Québécois.

    Quelle hypocrisie! C’est comme nous planter un couteau dans le dos et de nous donner des aspirines pour atténuer le mal.

    Jusqu’à présent, je n’ai rien vu qui démontrerait que nos associations francophones nationales et provinciales sont préoccupées par le piège constitutionnel du projet de loi 96. Nos dirigeants ont plutôt applaudi les quelques clauses qui semblent appuyer le français partout au pays, mais c’est de la poudre aux yeux comparativement au tort que créerait l’inclusion de la langue officielle d’une province dans la Constitution.

    Une constitution, c’est la loi fondamentale d’un pays. Le bilinguisme est une valeur fondamentale du Canada. Veut-on vraiment un pays linguistiquement morcelé?

  • Deux poils, deux mesures

    Deux poils, deux mesures

    Le soir venu, dans la salle de bains, j’inspecte minutieusement mes aisselles. Comme de fait, deux longs poils noirs bouclent joliment sur ma peau adolescente. Je ne savais même pas qu’ils étaient là. Je fouille dans les tiroirs de ma mère, trouve une pince à épiler et les arrache d’une main peu assurée.

    La douleur est vive, mais qu’importe. Me revoilà lisse, me revoilà belle, me revoilà propre pour Simon et les autres.

    Pendant près de vingt ans, je m’infligerai régulièrement le même supplice et traquerai avec minutie le moindre poil sur mes jambes, mon pubis ou mes aisselles. J’achèterai des kilos de crèmes dépilatoires chimiques et des centaines de rasoirs en plastique jetables.

    Une fois par mois, je me rendrai scrupuleusement au salon de beauté pour me faire épiler «le bikini» à la cire (parce qu’on ne peut pas dire «pubis» dans ces endroits, semble-t-il). J’étudierai les mérites comparés des méthodes d’épilation au fil, au miel, au laser.

    Je dépenserai des milliers de dollars et gaspillerai des centaines d’heures à faire en sorte que mon corps corresponde à une norme sexiste aliénante qui ne me plait même pas, à moi.

    Un pied de nez au patriarcat

    En effet, depuis toujours, les filles que je trouve les plus sexys sont celles qui arborent fièrement leurs poils sous les bras comme autant de pieds de nez au patriarcat. Je les trouve belles, libres et fortes.

    Mais malgré ce gout prononcé pour les toisons fournies, il me faudra tout de même plus de vingt ans — et un déménagement à l’autre bout du monde — pour oser enfin m’affranchir du dictat du glabre. Pour laisser mes jolis poils noirs bouclés vivre leur vie tranquillement sous mes aisselles, et adorer voir la surprise dans les yeux de ceux qui les découvrent au détour d’un mouvement.

    Malgré la douleur de la cire, l’inconfort du rasoir, les rougeurs, les démangeaisons et les poils incarnés, il me faudra plus de vingt ans pour me défaire de la peur de déplaire et pour commencer à accepter mon corps tel qu’il est.

    Un corps de femme, avec des poils, de la cellulite, des plis, des bosses; mais surtout une histoire, un passé, des combats et des victoires. Un corps merveilleux, fait pour bouger, danser, nager et escalader les montagnes, et non pour souffrir sur une table d’esthéticienne.

    Une certaine ouverture, merci Maipoils!

    Non, mes poils ne sont pas sales. Pas plus que mes cheveux, en tous cas, et probablement bien moins que la barbe de ce gars dans laquelle j’aperçois les miettes de son petit-déjeuner!

    Vingt ans pour comprendre que ma valeur ne dépend pas du regard des hommes et refuser de me soumettre à l’injonction du lisse. Il faut dire que j’ai grandi dans les années 90: l’acceptation de soi n’était pas vraiment à la mode. Dans les magazines, les corps étaient tous imberbes, homogènes, blancs, minces.

    Je ne dis pas que ça a radicalement changé aujourd’hui, loin de là. Mais on assiste à une certaine ouverture.

    En 2017, le mouvement québécois Maipoils a vu le jour. Par la suite, de nombreuses personnalités, comme la mannequin américaine Emily Ratajkowski, ont publié des photos d’elles avec des poils sous les bras, sur les jambes, plus rarement sur le pubis.

    Je rêve d’un monde où cela devienne normal, où cela ne suscite plus de réactions de haine, de dégout ou de gêne. Qu’afficher des aisselles poilues ne soit plus considéré comme un geste politique. Que le corps naturel des femmes ne dérange plus.

    Un monde où l’on arrête de dire aux femmes quoi faire, quoi porter. Un monde où chacune serait libre de se raser, ou pas.

    N’a-t-on pas des choses plus importantes sur lesquelles nous disputer?

  • Alpinisme: un duo de femmes atteint un nouveau sommet

    Alpinisme: un duo de femmes atteint un nouveau sommet

    «C’était une expérience vraiment incroyable. Ça va être dur à battre», confie Pascale Marceau.

    Le sommet du mont Lucania est à environ 5240 mètres d’altitude. La montagne est située au Yukon, à 65 km du mont Logan, la plus haute montagne du Canada.

    «Le mont Lucania est souvent oublié à cause de son voisin. Le chemin n’est pas souvent parcouru. Pour moi, c’était vraiment attrayant», explique l’alpiniste.

    Il s’agit du deuxième essai pour Pascale Marceau. Son premier devait être la première ascension au sommet de la montagne pendant l’hiver. Elle a tenté d’accomplir l’exploit en 2018 avec son partenaire d’escalade, Lonnie Dupres. En raison de problèmes techniques avec leur équipement dans le grand froid, ils ont dû faire demi-tour avant de souffrir d’hypothermie sévère.

    Aller-retour, le voyage a duré 21 jours. Elles sont arrivées au sommet le 12e jour. «Le terrain change chaque jour. Ça débute en glacier, en ski, pour un bon trois jours. Ça sert comme bonne introduction. Ensuite, ça commence à être technique pour trois à quatre jours. Il a fallu utiliser tout notre équipement technique en mettant des vis dans les piquets de glace et de neige. C’était de la vraie grimpe», raconte-t-elle.

    Néanmoins, décrit la grimpeuse, l’aventure et les paysages en valaient la peine. «C’est vraiment dans un beau coin du pays. J’adore l’hiver. C’est un paradis de glace et de neige», dit-elle.

    Bien que ses nombreuses années de formation l’aient amenée à atteindre cet exploit, il n’a pas été facile à acquérir.

    «En montagne, chaque mouvement, spécialement dans les sections techniques, tu perds le pied et c’est fini. Il ne faut pas faire la course. Il y a eu des journées où on n’était pas capable de beaucoup bouger puisqu’il y avait des tempêtes de vent», explique-t-elle.

    La grimpeuse expérimentée attend toujours avec impatience ses nouvelles aventures. Elle ne sait pas ce qu’elle tentera ensuite.

    Elle a quelques conseils à donner à tous ceux qui souhaitent se lancer sérieusement dans le camping d’arrière-pays et, éventuellement faire de longues expéditions: «Soyez prudent. C’est très addictif!», lance-t-elle en riant.

  • La Chambre des communes, un pâle reflet de la diversité canadienne

    La Chambre des communes, un pâle reflet de la diversité canadienne

    Lors de l’élection générale de 2019, tous partis confondus, environ 20% des candidats étaient issus des minorités racisées, rapporte le politologue Jerome H. Black dans son article Candidats et députés issus de minorités visibles aux élections fédérales de 2019, paru en septembre 2020 dans la Revue parlementaire canadienne.

    Le nombre d’élus parmi ce groupe dépend en partie des dynamiques électorales et des efforts de promotion déployés par les partis.

    Toujours selon cet article, en 2019, le Parti libéral est parvenu à faire élire 37 députés racisés (24% de sa députation), le Parti conservateur 10 (8% de sa députation), le NPD 3 (11% de sa députation) et le Bloc québécois aucun.

    Derrière ces chiffres agrégés se dissimulent d’autres déficits de représentation, pense la professeure Erin Tolley, du Département de sciences politiques de l’Université Carleton.

    Au-delà des chiffres, observe la professeure Tolley, il faut constater que les députés racisés occupent rarement des positions de pouvoir au sein de la Chambre ou les fauteuils de ministres plus influents.

    Considérer la représentation des «minorités racisées» dissimule la sous-représentation de groupes spécifiques dans cette catégorie: «Le gouffre le plus évident est l’absence relative de Canadiens noirs au Parlement, et parmi la population racisée, les Noirs ont une des plus longues histoires au Canada», souligne Erin Tolley.

    À ses yeux, il faut aussi éviter de faire des amalgames entre les expériences de différents groupes minoritaires : «On a cette tendance à utiliser des “raccourcis”, de dire “les femmes et les minorités”, et ça donne l’impression que tirer un levier pour aider les femmes va automatiquement altérer la représentation d’autres groupes [minoritaires]. C’est évidemment faux! Les choses qui posent des défis pour les femmes sont très différentes des choses qui posent des défis pour les candidats racisés ou autochtones.»

    La «culture» des partis dans le viseur 

    Présentement, 100 sièges sont occupés par des femmes à la Chambre des communes, soit moins de 30% de la députation.

    La sous-représentation des femmes et des minorités racisées ne s’explique pas par les préjugés des électeurs, selon Erin Tolley: «Si [les électeurs] aiment un parti, ils vont voter pour son candidat, peu importe qui c’est […] Ça ne veut pas dire que le racisme et le sexisme ne sont pas des problèmes, mais ils sont outrepassés par l’identité partisane qui joue un rôle prépondérant dans le choix des électeurs.»

    La professeure pense plutôt que le principal problème est la «culture» des partis politiques, qui ne remettent pas en question leurs stratégies et réseaux de recrutement.

    «Les élites partisanes ont des impressions erronées sur le type de candidat qui pourrait gagner dans telle ou telle circonscription. Dans plusieurs cas, les partis sont vraiment peu enclins à nommer des Canadiens racisés hors des districts les plus racialement divers […] et ça met un plafond sur le nombre de candidats racisés qui se présenteront et combien peuvent gagner», selon elle.

    «Les partis politiques ont beaucoup de pouvoir pour sélectionner des équipes de candidats plus divers et positionner ces candidats plus divers dans des circonscriptions que le parti a la chance de gagner. Et dans plusieurs cas, ils choisissent de ne pas le faire», observe la professeure Tolley.

    Vers des mesures concrètes pour diversifier les élus fédéraux?

    Quelles mesures concrètes les partis fédéraux mettent-ils en place pour assurer l’élection d’un plus grand nombre de femmes et de personnes issues de groupes sous-représentés à la Chambre des communes?

    Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, souligne que le NPD a une politique pour s’assurer que lorsqu’un député quitte la vie politique, il soit remplacé par une candidate ou un candidat issu des «communautés marginalisées».

    Le leadeur des néodémocrates ajoute que le parti a formé un comité pour assister les candidates avec le financement de leurs campagnes : «Parce que [collecter des fonds] est un défi pour les femmes, donc on doit avoir une approche qui reconnait les défis systémiques et mettre en œuvre des solutions systémiques.»

    La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, a pour sa part fondé en 2001 le Canadian Centre for Political Leadership (CCPL), un organisme sans but lucratif dont la mission est d’encourager les femmes et les personnes issues des minorités à se lancer en politique.

    Elle souligne également que le Parti vert a lancé la campagne «Faites le saut» pour encourager les personnes issues de groupes sous-représentés à se présenter aux élections fédérales.

    Au Parti libéral, les nouvelles règles d’investiture contraignent les associations de comté à démontrer au parti qu’ils ont procédé à «une recherche acceptable de candidats potentiels à l’investiture, y compris à l’examen attentif de la présentation de candidats à l’investiture potentiels provenant de communautés ou ayant des profils démographiques sous-représentés au Parlement».

    Pour Greg Fergus, député de Hull-Aylmer et ancien directeur national du Parti libéral, cela est préférable à un système de quotas puisque dans ce dernier «tu cherches des personnes pour remplir des quotas dans des comtés qui ne sont pas gagnables […] C’est juste du monde pour avoir des chiffres, ce sont des poteaux».

    Greg Fergus admet que de l’extérieur, ce type de processus peut avoir l’air «moins satisfaisant, mais en fait, c’est plus riche. Je trouve que c’est plus pragmatique et ça va mener à des résultats qui vont se solder avec un caucus libéral plus diversifié».

    Richard Martel, député de Chicoutimi — Le Fjord et lieutenant politique du Parti conservateur pour le Québec, reconnait aussi l’importance d’avoir une équipe diversifiée de candidats: «On cherche des candidats aussi qui représentent bien leur comté. Moi-même, je suis d’origine libanaise, en passant. Puis, dans différentes circonscriptions, on a des Italiens, des Asiatiques, des Grecs, des anglophones… des femmes, bien sûr, des candidates. Alors c’est sûr que c’est important quand on réussit à avoir ces candidats-là.»

    À titre d’exemple, Richard Martel souligne qu’au Québec, «on a un Italien dans la circonscription qui est très italienne, on a Frank Cavallaro qui se présente, qui connecte avec les gens de son milieu. Du côté aussi de la communauté grecque, on a Spyro Pettas. Alors, c’est pour ça qu’il n’y a pas de barrière. Moi je peux vous dire en tout cas qu’au Québec, je ne vois aucune barrière dans le choix des candidats, c’est ouvert à tout le monde».

    Il est à noter que selon Statistique Canada, les personnes d’origine grecque ou italienne ne constituent pas des minorités visibles.

    Enfin, la directrice générale du Bloc québécois, Josée Beaudin, explique de la manière suivante qu’aucun candidat issu des minorités racisées n’ait été élu sous la bannière bloquiste lors des deux dernières élections générales: «D’une part, ce sont les membres qui votent pour les candidats qui désirent se présenter ; et au bout de la ligne, c’est la population aussi qui vote [pour] les candidats qui sont élus.»

    Josée Beaudin observe cependant que le Bloc québécois met de l’avant la parité homme-femme dans ses statuts et règlements et que le recrutement de candidats issus de l’immigration est très important pour le Bloc québécois.

  • Les villes bilingues en voie de disparition dans Argenteuil?

    Les villes bilingues en voie de disparition dans Argenteuil?

    Cette réforme tous azimuts de la loi 101 pour protéger la langue française a été déposée à l’Assemblée nationale par le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette. Le projet de loi 96 vise à réformer la loi 101 qui fut initialement adoptée en 1977 par le gouvernement Lévesque. Avec son projet de loi, le ministre propose une série de mesures visant à freiner le déclin de la langue française au Québec.   

    En plus de limiter le nombre d’étudiants francophones dans le réseau collégial anglophone et de créer un ministère de la langue française, la réforme Jolin-Barrette vise entre autres à encadrer le bilinguisme des municipalités n’ayant pas une population composée d’au moins 50% d’anglophones. Pour maintenir leur statut bilingue, les municipalités telles que Gore (20,2%), Grenville-sur-la-Rouge (26,8%), Mille-Isles (17%) et Wentworth (47,7%) devront, selon les dispositions du projet de loi, adopter une résolution dans les 120 jours suivant l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale pour conserver leur statut de ville bilingue.  

    Pour la députée Agnès Grondin, le projet de loi est un compromis intéressant pour les municipalités bilingues. Selon la députée d’Argenteuil, le projet de loi propose un compromis intéressant aux municipalités qui désireraient maintenir leur statut de ville bilingue. Mme Grondin, qui précise ne pas vouloir faire d’ingérence, souhaite que la réflexion soit constructive et respectueuse et que les municipalités procèdent à un exercice démocratique qui permettra aux citoyens de s’exprimer. L’élue ne pense pas et ne souhaite pas que le projet de loi provoque la fin des municipalités bilingues dans Argenteuil.  

    Du mur-à-mur pour régler un problème essentiellement montréalais 

    Pour Scott Pearce, maire de Gore et représentant des municipalités bilingues au sein de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), il aurait été préférable d’opter pour le statuquo et d’éviter le mur à mur préconisé par le gouvernent du Québec. En voulant régler la situation montréalaise, le gouvernement caquiste risque de générer des tensions dans des municipalités où règnent une solidarité et une paix sociale entre les deux communautés linguistiques. Malgré tout, le maire Pearce est sûr que ses concitoyens ne désireront pas remettre en question le statut bilingue de sa municipalité puisque cet héritage fait partie du patrimoine et que les deux groupes linguistiques vivent en harmonie depuis longtemps. Malgré sa confiance, M. Pearce ne restera pas les bras croisés et c’est en tant que représentant des municipalités bilingues au sein de la FQM qu’il compte bien proposer des amendements à la loi.  

    Même son de cloche du côté de Grenville-sur-la-Rouge et de Wentworth. «Avec son projet de loi, le gouvernement ouvre une canne de vers», selon le maire Tom Arnold, qui a l’intention de signifier son désaccord par voie de résolution.  Quant à lui, Jason Morrison, le maire de Wentworth, est d’avis que loi 101 fait pleinement son travail et que le projet de loi risque d’empêcher les villes de communiquer dans les deux langues avec leurs citoyens. «Ça m’inquiète surtout pour mes parents et pour mes concitoyens qui ne sont pas en mesure de comprendre le français ». Malgré qu’il soit satisfait que le projet de loi prévoie un mécanisme permettant le maintien du statut bilingue de sa ville, ce dernier se dit tout de même inquiet puisqu’un nouveau conseil municipal pourrait dans le futur menacer le bilinguisme dans sa municipalité.  Tout comme ses collègues de Gore et de Grenville-sur-la-Rouge, le maire Morrison est convaincu que la population de Wentworth sera favorable au maintien du bilinguisme et que le gouvernement se trompe de cible en précisant que le déclin du français se vit essentiellement dans la métropole.  

    L’ex-député péquiste Roland Richer rappelle qu’il avait réussi à obtenir un compromis semblable à l’époque où le gouvernement Marois songeait à réformer la loi 101. Pour appuyer sa proposition, M. Richer avait souligné la contribution des anglophones dans le développement de la région et la valeur patrimoniale de leur présence dans Argenteuil. Le politicien retraité est aussi d’avis que les citoyens concernés vont assurément appuyer le maintien du bilinguisme dans leur municipalité.      

    Il règne une certaine unanimité à Québec quant à l’urgence d’agir pour sauver la langue française, et l’angle d’attaque des partis d’opposition semble se concentrer sur des propositions d’amendements. Il reste à savoir si le gouvernement majoritaire de François Legault sera ouvert à modifier son projet de loi.     

     

  • Zone orange dès ce lundi pour Argenteuil

    Zone orange dès ce lundi pour Argenteuil

    Avec seulement 6 cas actifs et moins d’une dizaine de cas depuis quelques semaines, la nouvelle est accueillie avec impatience par les citoyens de la région. D’ailleurs le premier ministre Legault a confirmé que plusieurs zones étaient à un niveau orange depuis quelque temps, mais qu’on cherchait une stabilité. 

    Les terrasses sur la principale s’activeront dès ce vendredi, mais les restaurateurs devront attendre après le weekend pour ouvrir leur salle.  Au Bistro Les menus plaisirs, Christine Bérubé, propriétaire, pousse un soupir de soulagement et remercie tous les gens qui ont contribué à l’effort collectif :  «Si les gens ne s’étaient pas rués sur les vaccins, on n’en serait peut-être pas là.  C’est un succès collectif que l’on puisse reprendre une vie normale prochainement et on souhaite qu’on ait un aussi bel été que l’an passé.» 

    Mme Bérubé, qui a mis les bouchées doubles depuis décembre dernier en travaillant plus de 70 heures par semaine en poursuivant avec son service de plats à la maison et des plats pour emporter est reconnaissante du support de la population.  «On ne pourra pas reprendre ce que l’on a perdu, mais au moins on ne perdra plus!», ajoute celle qui est heureuse de retrouver tranquillement ses employés, qui sont tous au rendez-vous. Notez que les serveurs de tous les restaurants vous demandent d’exercer votre patience afin que le tout se passe dans la bonne humeur et la joie. 

    Le couvre-feu sera levé dès vendredi permettant de flâner un peu plus longtemps.  Les rassemblements de huit personnes ou de deux mêmes bulles plus nombreuses seront permis dans les cours du voisinage.  

    De plus, les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire reprendront le chemin de l’école à temps plein pour compléter l’année scolaire. 

    Les gyms auront aussi le feu vert ce lundi. 

     

     

     

  • Jean-Yves Guindon est heureux d’accueillir le public à nouveau

    Jean-Yves Guindon est heureux d’accueillir le public à nouveau

    L’exposition champêtre que le peintre tient annuellement en sera à sa 32e édition. Il est heureux de renouer avec son public, de lui présenter ses nouvelles aquarelles, reproductions giclées et cartes de souhaits, mais aussi plusieurs de ses tableaux originaux.  

    Cette exposition sera la deuxième en ce temps de pandémie. Celle-ci a été bénéfique à l’artiste, puisqu’il a pu passer plus de temps dans son studio pour réaliser plusieurs des nouvelles œuvres qui seront présentées. Il est sûr que le public réponde en grand nombre, même plus que l’an dernier. Selon lui, l’offre et la demande sont toujours aussi présentes. L’intérêt du public pour ses œuvres y est toujours. Il espère reprendre ses activités à l’automne, participer à des encans et soirées-bénéfice.  

    Soulignons que Monsieur Guindon est un généreux donateur. En effet, au cours des années, il a offert nombreuses œuvres à divers organismes de bienfaisance. En temps normal, il est bien sollicité, mais cette année, les organismes, étant peu actifs dus à la pandémie, n’ont pu tenir leurs activités.