Catégorie : Autres – Others

  • More doses available as teens become available

    More doses available as teens become available

    The Eastern Ontario Health Unit (EOHU) added more places last week for the period between June 7 and June 26. As of the end of last week, almost 95,000 doses had been administered across the region, with about 50,800 more expected to be delivered by the end of June. 

    Vaccine booking eligibility extended to all adults in Ontario last week, while 12-to-17-year-olds became eligible on Sunday morning at covid-19.ontario.ca/book-vaccine/. Eleven-year-olds due to turn 12 this year could call the booking number at 1-833-943-3900 for more information. 

    “We’ll be at over 140,000 [by the end of June], and if you look at 140,000 over our adult population, we’ll be at over 83 percent at that time,” EOHU Medical Officer of Health Dr. Paul Roumeliotis said. “If we calculate our overall population that’s eligible, 12 and over we’ll still be at 78 percent. We’re moving very well.” 

    Meanwhile, Dr. Roumeliotis clarified that a vaccine summary on the EOHU website showing 100 percent of residents in the area aged 70 and over had received at least one dose may not be accurate. He said the demographic data had been taken from the 2017 census population estimates, and the number of residents in that age range had since increased in the area. 

    Dr. Roumeliotis said the number in those age ranges was closer to 94 to 95 percent. About 84.1 percent of those aged 64 to 69 had received a dose, followed by 25.8 percent of 50 to 59 year olds, 17.4 percent of 40 to 49 year olds, 17 percent of 30 to 39 year olds, 8.7 percent of 20 to 29 year olds, and 0.8 percent of those aged under 20. 

    Meanwhile, those who received a first shot of AstraZeneca between March 10 and March 19 could opt to receive a second dose during the ten-week interval during the week.  

     

  • Des carrières lucratives pour les diplômés confinés

    Des carrières lucratives pour les diplômés confinés

    Si votre enfant fait actuellement des études postsecondaires ou s’apprête à accéder au marché du travail, voici des carrières qu’il pourrait envisager :

  • Éducateurs en petite enfance : pivots de la fierté francophone des tout-petits

    Éducateurs en petite enfance : pivots de la fierté francophone des tout-petits

    La pénurie d’éducatrices et d’éducateurs francophones ainsi que l’absence de formation en petite enfance dans plusieurs régions du Canada ont, entre autres, poussé l’ACUFC et ses partenaires à tenir un symposium national virtuel sur la petite-enfance qui s’est tenu les 12 et 13 mai derniers. Une manière de mettre en lumière les enjeux liés à la petite enfance dans les communautés francophones en situation minoritaire.

    L’un des constats principaux dressés dans plusieurs ateliers a sonné comme un rappel : Le niveau de confiance en français de l’éducateur ou de l’éducatrice a un impact sur l’enfant.

    Apprendre aux éducateurs la diversité multiculturelle francophone 

    Estelle Ethier, doyenne à l’enseignement au Collège La Cité à Ottawa donne le ton. Pour elle, il est nécessaire de sensibiliser les éducatrices et éducateurs à ce qu’est la vie en contexte minoritaire. «Il ne faut pas tenir pour acquis que les gens savent de quoi il s’agit», a-t-elle assuré.

    Dans cet esprit, Marie-Pier Bouchard, coordonnatrice de projets à la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FPFTNL) observe qu’il faut faire davantage de place aux éducateurs, car «ce sont les premiers repères, ils servent de transition au système scolaire. Ils servent aussi de liens pour les parents, notamment au sein des communautés rurales éloignées», comme à Terre-Neuve-et-Labrador.

    Pour pallier le manque de formation postsecondaire en français en petite enfance dans la province, la FPFTNL travaille à l’élaboration d’une formation de 45 heures. Une première tant pour la province que pour la FPFTNL.

    En Nouvelle-Écosse, Lise Parent, professeure collégiale en éducation à l’Université Sainte-Anne explique que le programme Éducation à la petite-enfance [existant depuis 2012] prévoit un cours de francophonie canadienne et diversité culturelle pour, justement, sensibiliser les étudiants à la diversité au sein de la francophonie.

    «Parmi les thèmes traités dans ce cours, il y a la définition de la construction identitaire et les principes directeurs qui sont de la documentation développée par l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). On présente aussi le livret “Voir grand petit à petit”, qui permet aux étudiants de réaliser qu’ils auront à travailler avec des familles exogames. On voit le rôle de l’éducateur comme un passeur culturel», explique la professeure.

    Selon Estelle Ethier, enseigner la francophonie multiculturelle, c’est aussi préparer les éducateurs à transmettre une fierté d’être francophone et de faire partie de la minorité.

    «Plusieurs de nos étudiants [internationaux] sont déjà en adaptation, à savoir “comment est-ce je m’identifie comme nouveau Canadien ou nouvelle Canadienne?”. On leur demande de renchérir ou faire vivre cette fierté francophone en situation minoritaire.»

    Originaire du Québec, la doyenne à l’enseignement au Collège La Cité se rappelle : «Ça m’a pris une bonne dizaine d’années avant de vivre et d’être fière en tant que Franco-Ontarienne. D’entendre mes filles me dire: “J’ai la chance d’aller à l’école en français et de parler les deux langues”, je trouve ça beau. Ça part de la petite-enfance pour gagner cette confiance-là, afin de poursuivre des études en français au primaire, au secondaire et au postsecondaire avec confiance, pour venir jouer un rôle dans la communauté francophone.»

    Solidifier la sécurité linguistique

    Cette fierté et la confiance de parler français transparaissaient aussi en filigrane dans cet atelier du symposium qui abordait le thème Accroitre la sécurité linguistique des éducatrices et des éducateurs et celle des tout-petits.

    Karine Pineault, gestionnaire de projet en francisation préscolaire au District scolaire francophone Sud (DSFS) au Nouveau-Brunswick rappelle que l’insécurité linguistique se vit quand les éducatrices et éducateurs pensent que «[leur] langue ne correspond pas à la norme, qu’elle est moins prestigieuse. Même chose par rapport à l’accent. De fait, une personne peut choisir de parler la langue majoritaire plutôt que le français.»

    Elle poursuit: «Malheureusement, cette insécurité linguistique nuit à l’épanouissement autant langagier que culturel et identitaire, tant chez nos éducateurs et éducatrices que chez nos petits.»

    Line Thibodeau, directrice du développement culturel et communautaire au Carrefour Communautaire Beausoleil-Miramichi, au Nouveau-Brunswick, observe que l’insécurité linguistique intervient aussi lorsque les éducatrices se comparent avec les enseignants de l’école francophone, notant leur différence de formation.

    «On a l’impression que si on a un français plus soutenu, c’est plus acceptable. Mais ce ne l’est pas vraiment», assure la directrice qui fait valoir que plus l’éducatrice va se sentir en sécurité au niveau de son français, plus elle va avoir un effet positif sur les enfants dont elle a la charge. «Elles sont des modèles pour les enfants qui veulent souvent faire comme elles», rapporte Line Thibodeau.

    Pour sécuriser la langue, cette dernière favorise l’approche selon laquelle la langue et la culture ne vont pas l’une sans l’autre.

    «Vivre des expériences culturelles en français aide à développer la sécurité linguistique. Parler français ne devient pas une obligation, mais un sentiment de fierté, souligne-t-elle. Ça ne va pas avec la tête, ça va directement au cœur.»  Le service de garde profite, entre autres, du passage d’artistes à Miramichi, pour offrir des formations aux éducatrices.

    Cette vision est également soutenue par Lise Parent en Nouvelle-Écosse qui participait à un autre atelier du symposium. Dans le cours «Musique et mouvement» que suivent les futurs éducateurs, «on pose la question “Quelle est la chanson préférée de l’enfant?” aux étudiants. Dans leurs réponses, on peut voir que certains ont été formés par des enseignants passionnés et que ça s’est maintenu dans le temps.»

    Pour Lise Parent, les chansons et comptines dans la transmission de la langue et de la culture correspondent à un moment où l’on prend conscience de l’importance de ces éléments dans le vécu d’une éducatrice dans un service de garde. «Et cela permet de conserver une certaine vitalité [de la communauté francophone]», précise-t-elle.

    À la COFA, combattre l’insécurité linguistique passe entre autres par 19 microcours, axés sur différentes notions permettant aux étudiants de choisir celles dont ils ont besoin, explique Sylvie Gauthier, gestionnaire de programme à la Coalition ontarienne de formation aux adultes (COFA).

    Karine Pineault évoque quant à elle la création d’un espace de discussion et de réflexion autour de l’insécurité linguistique au sein de la formation.

    Cette dernière explique que, si chez les petits l’insécurité linguistique n’est pas aussi accrue que chez les éducatrices/éducateurs, elle peut s’illustrer par le fait qu’un enfant a l’impression que sa langue n’est pas reconnue ou qu’elle n’a pas sa place dans le milieu où il se trouve.

    De fait, impliquer les parents est, entre autres, ce que recommandent la plupart des intervenantes. «Ils sont les premiers repères culturels de leurs enfants, eux aussi, rappelle Karine Pineault. La relation affective que l’enfant va avoir, pour qu’il se sente appartenir à son groupe, à sa communauté.»

    Line Thibodeau abonde dans le même sens: «Si les parents ne développent pas d’autres occasions de parler français en dehors de la garderie ou de l’école, il sera plus compliqué pour l’enfant de s’épanouir dans cette langue.»

  • 3 outdoor living trends for the ultimate deck

    3 outdoor living trends for the ultimate deck

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  • Une réforme de la loi 101 qui tend la main aux communautés francophones et acadienne

    Une réforme de la loi 101 qui tend la main aux communautés francophones et acadienne

    Jean Johnson, président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), rappelle que «ça fait quand même un certain temps qu’on travaille de façon ardue pour le rapprochement avec le gouvernement du Québec ainsi que la société civile québécoise. Donc cette déclaration d’un soutien […] ouvre la porte pour vraiment se resserrer les coudes et travailler ensemble dans le dans le but de promouvoir le fait français partout au Canada».

    Pour Daniel Béland, professeur au Département de sciences politiques de l’Université McGill, évoquer les communautés francophones et acadiennes dans le préambule du projet de loi est une affirmation «symbolique» et «de principe» forte – même si la mise en œuvre reste à déterminer.

    On peut y déceler la différence entre la Coalition Avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois, croit Daniel Béland, parce que «montrer qu’on se soucie vraiment des francophones à l’extérieur du Québec contredit un peu le projet souverainiste».

    Les universités québécoises s’ouvrent aux francophones et francophiles du Canada

    Le projet de loi 96 prévoit que les Canadiens d’autres provinces et territoires qui souhaitent étudier en français dans une université québécoise pourront payer les mêmes frais de scolarité que les résidents du Québec, pour autant qu’ils étudient dans un programme n’ayant pas d’équivalent dans leur province d’origine.

    Pour Jean Johnson, il peut s’avérer très intéressant pour les étudiants de pouvoir poursuivre leurs études en français au Québec lorsque les programmes qu’ils recherchent ne sont pas offerts dans leur communauté.

    «Mais il faut préciser davantage ce que ça veut dire […] parce qu’il faut s’assurer de bâtir et de renforcer les institutions francophones, et je comprends que c’est ça l’intention du gouvernement [du Québec], bâtir et renforcer les institutions francophones. On a juste besoin de clarifier ce point-là. Mais c’est une ouverture positive», ajoute le président de la FCFA.

    Daniel Béland, de son côté, remarque que c’est aussi avantageux pour le Québec, qui parvient à attirer beaucoup d’étudiants canadiens anglophones à McGill et Concordia, par exemple, mais peine à attirer des étudiants francophones des autres provinces et territoires.

    Le professeur estime que la disposition précisant que les frais de scolarité réduits s’appliqueront uniquement dans le cas de programmes qui n’existent pas dans la province d’origine des étudiants en limite les potentiels «effets pervers».

    En l’absence d’une telle mesure, «c’est sûr que ça pourrait créer un problème pour des institutions comme l’Université d’Ottawa ou le Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta […] Si ça réduisait la demande et que les francophones, au fond, décidaient d’aller au Québec plutôt que d’étudier en Alberta ou en Ontario […] ça pourrait augmenter la vulnérabilité de ces institutions», spécule le politologue.

    Les entreprises sous juridiction fédérale sujettes à la loi 101

    Avec le projet de loi 96, Québec compte assujettir les entreprises privées sous juridiction fédérale — tels les banques et les transporteurs aériens — à la Charte de la langue française.

    Normalement, puisqu’il s’agit d’une compétence fédérale, Daniel Béland explique qu’il faudrait que ce soit Ottawa qui agisse pour légiférer sur les questions linguistiques dans ces entreprises.

    Pour le politologue, il faut considérer le projet de loi 96 comme un document politique : certaines de ses dispositions visent à mettre de la pression sur Ottawa pour que le gouvernement fédéral agisse dans certains dossiers, mais pourraient très bien être retirées au cours du processus législatif.

    «On joue un peu un jeu, on essaie de dire, au fond […] on peut modifier une situation qui relève du fédéral. Et ça, ça montre justement ce côté vraiment défiant sur le plan constitutionnel : l’autonomie provinciale sur les stéroïdes», conclut Daniel Béland.

    À lire aussi : Travail et langues officielles : le fédéral tente-t-il de sauver la chèvre et le chou?

    Michel Doucet, professeur émérite à la Faculté de droit de l’Université de Moncton, soutient que cela soulève des enjeux sur le plan juridique, puisqu’à la fois Québec et Ottawa disent vouloir agir pour soumettre ces entreprises fédérales à des obligations linguistiques.

    «Est-ce qu’effectivement, Ottawa va laisser Québec faire, ou est-ce qu’Ottawa va dire “non, c’est mon domaine de compétence et c’est moi qui vais le faire, par l’entremise de la Loi sur les langues officielles”?» s’interroge Michel Doucet.

    Le gouvernement fédéral pourrait décréter que la Charte s’applique aux entreprises fédérales au Québec, croit Michel Doucet, mais il a plutôt indiqué vouloir employer la Loi sur les langues officielles, dans l’exercice de ses propres compétences.

    «Le gouvernement du Québec et Ottawa semblent dire la même chose : qu’il faut agir dans ce domaine-là. Mais ce sont les moyens par lesquels ils vont agir qui sont différents», ajoute le juriste.

    Une question d’échéancier

    Si à la fois le projet de loi 96 et la modernisation de la Loi sur les langues officielles sont adoptés, Michel Doucet pense qu’il n’y aura pas de problème si les deux lois «disent la même chose».

    Mais si les lois adoptées par les deux gouvernements diffèrent — si le projet de loi de Québec va beaucoup plus loin que celui d’Ottawa, par exemple —, la question se retrouvera devant les tribunaux, qui devront trancher, explique-t-il.

    Si le gouvernement de Justin Trudeau parvient à moderniser la Loi sur les langues officielles, Michel Doucet estime qu’«Ottawa aurait un argument beaucoup plus fort pour dire que le champ n’est pas un champ inoccupé […] qu’il a dans ce cas-ci légiféré sur la question et que c’est sa loi qui devrait avoir préséance».

    Le juriste ne se dit toutefois «pas optimiste qu’Ottawa aura une nouvelle Loi sur les langues officielles de déposée avant les prochaines élections. Donc Québec va probablement agir avant Ottawa sur ce plan-là […] L’échéancier pour la nouvelle Loi sur les langues officielles à Ottawa me semble s’éloigner de jour en jour».

    De son côté, Daniel Béland observe que les débats autour de la Charte sont politiquement délicats pour les libéraux de Justin Trudeau, puisqu’ils ont besoin de l’appui des francophones du Québec, mais ont aussi une base électorale importante dans la communauté anglo-québécoise.

    «Donc je pense que le gouvernement fédéral, surtout les libéraux, est dans une dans une situation un peu difficile parce qu’ils doivent à la fois protéger la minorité anglophone […] mais aussi montrer qu’ils ne vont pas lancer une guerre contre François Legault», explique le politologue de l’Université McGill.

    «Si Ottawa essaye de mettre trop de bâtons dans les roues au gouvernement Legault, ça pourrait se retourner contre Justin Trudeau lors de la prochaine campagne électorale», conclut-il.

    Modifier unilatéralement la Loi constitutionnelle de 1867 

    Québec propose aussi de modifier unilatéralement la Loi constitutionnelle de 1867 pour indiquer que le français est la seule langue officielle du Québec et la langue commune de la nation québécoise.

    Selon le juriste Michel Doucet, la province dispose de cette prérogative : «Québec va s’appuyer sur l’article 45 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui permet effectivement à une province de modifier la constitution provinciale de manière unilatérale.»

    Cependant, cette modification n’est possible que dans la mesure où Québec ne compte pas modifier l’article 133 de la Loi constitutionnelle de 1867, «[qui] requiert que les lois soient adoptées en anglais et en français, que le français et l’anglais soient les langues officielles de l’Assemblée nationale, et que le français et l’anglais soient les langues officielles des tribunaux», ajoute Michel Doucet.

    En conséquence, pour le professeur de l’Université de Moncton, la proposition de Québec aura une portée limitée et est surtout d’ordre «politique et symbolique».

    «C’est très différent de ce que le Québec demandait, par exemple, pendant l’Accord du lac Meech, où il demandait que l’ensemble du Canada reconnaisse le statut particulier du Québec», ajoute Michel Doucet.

    La proposition de Québec, croit-il, ne devrait pas avoir «énormément d’incidence sur le droit constitutionnel canadien».

    Il estime également qu’elle aura peu de ramifications ailleurs au Canada : «Je sais que certaines personnes disent “oui, mais qu’est-ce qui empêcherait les autres provinces de faire la même chose?” Mais la réalité est que si on regarde les autres provinces, à l’exception peut-être du Nouveau-Brunswick, l’anglais est déjà [de facto] la langue officielle, sans qu’on ait besoin d’avoir de modification constitutionnelle.»

  • Trucs efficaces pour combattre l’ennui dans la cuisine

    Trucs efficaces pour combattre l’ennui dans la cuisine

    En plus de gérer tous ces changements dans notre vie quotidienne en essayant de maintenir une certaine routine, il est particulièrement difficile de répondre à l’éternelle question qu’est-ce qu’on mange pour souper?

  • Utiliser l’humour pour sensibiliser à la violence conjugale

    Utiliser l’humour pour sensibiliser à la violence conjugale

    La première vidéo, filmée dans des vestiaires, met en scène une discussion entre deux jeunes hommes, contre toute attente très respectueuse.

    L’un d’eux raconte à l’autre son dernier rendez-vous romantique… en omettant les commentaires habituellement dégradants ou violents associés à ce genre de conversation dans ce genre d’environnement.

    «L’objectif, c’était vraiment de casser le mythe des discussions de vestiaires», commente Maïra Martin, directrice générale de l’AOcVF.

    «Il y a eu plusieurs cas, plusieurs histoires qui sont sortis au cours de ces dernières années sur tout ce qui se passe dans les vestiaires et toute cette culture de masculinité toxique au sein des équipes sportives dans les vestiaires. On a souhaité détourner cela et se dire que normalement, une discussion de vestiaire devrait porter sur le consentement, par exemple.»

    Relation sécuritaire

    La deuxième capsule fait un parallèle entre la sécurité d’un véhicule et la sécurité dans une relation conjugale. Le scénario prétend que les éléments sécuritaires d’une voiture sont optionnels (absurde!) pour démontrer que les situations d’insécurité dans lesquelles peuvent se trouver certaines femmes dans leur relation conjugale sont tout aussi insensées.

    «Si on n’accepte pas qu’une voiture ne soit pas sécuritaire, pourquoi encore aujourd’hui en 2021 la société accepte-t-elle encore, ou du moins n’agit-elle pas suffisamment pour lutter contre la violence faite aux femmes?», explique Maïra Martin.

    Des mythes sur la violence conjugale… et toutes les agressions

    Lancée en 2012, la campagne Traçons-les-limites se renouvèle chaque année au mois de mai. Leurs récentes capsules ont pour but de défaire les mythes et d’ouvrir le dialogue sur les agressions à caractère sexuel.

    «Pour beaucoup de gens encore, une agression sexuelle c’est un viol, très souvent commis par un inconnu, un peu tard dans la rue. Nous souhaitons défaire ces mythes. Notre objectif est de parler du continuum de la violence à caractère sexuel sous toutes ses formes : le viol ou la tentative de viol, les attouchements, le harcèlement…»

    Consultez le site du journal L’Express

    Violence conjugale et misogynie, signes précurseurs de tueries de masse

    Ce Mois de la prévention de l’agression sexuelle coïncide également avec le premier anniversaire de la tuerie de masse de Portapique en Nouvelle-Écosse — la pire au Canada — qui a fait 22 victimes.

    En s’appuyant sur des recherches américaines, l’organisme Action ontarienne contre la violence faite aux femmes a publié son analyse liant la misogynie aux tueries de masse.

    Ces études démontrent que la grande majorité des auteurs de tueries de masses ont eu au préalable des propos contre les féministes sur les médias sociaux, ou ont réalisé des recherches Internet liées à la misogynie, ou encore ont eu des liens avec des groupes Incel («célibataires involontaires»).

    D’autres ont même été accusées par leur conjointe ou ex-conjointe de violences conjugales. Dans le cas de l’auteur de la tuerie de Portapique, une de ses anciennes conjointes s’était plainte de violences auparavant.

    «On a aussi fait le lien avec ce qui s’était passé à Toronto le 23 avril 2018, où un homme avait foncé sur des piétons sur un trottoir. L’auteur avait des liens avec des groupes Incel et plus de la moitié de ses victimes étaient des femmes».

    Croire les victimes pour éviter le drame

    Avec ces constats, l’AOcVF tente de prévenir ces situations en encourageant d’accorder plus de crédibilité aux témoignages des femmes victimes de violences.

    «C’est important de ne pas minimiser, de croire, d’agir, parce que lorsqu’une femme vient dénoncer de la violence de la part de son conjoint ou de son ex-conjoint, cela vient d’un sentiment de peur. C’est certain que si elle le fait, elle a des raisons de craindre pour sa sécurité, donc il est nécessaire de l’écouter pour éviter qu’elle soit tuée ou éviter les tueries de masses.»

    «La misogynie tue», rappelle Maïra Martin.

    L’AOcVF s’engage aussi sur le front des armes à feu

    L’AOcVF milite également contre les armes à feu. II y a quelques années, lorsque l’ancien gouvernement fédéral avait démantelé l’ancien registre national des armes à feu, l’AOcVF s’était associée avec d’autres groupes pour militer contre cette abolition.

    «Beaucoup de femmes sont tuées par leur conjoint ou ex-conjoint avec une arme à feu, donc c’est très important de surveiller le profil des personnes qui peuvent avoir accès à ces armes à feu, et considérer qu’elles peuvent les utiliser contre une autre personne et notamment contre une femme.»

    Sensibiliser l’entourage des victimes

    Le but de la campagne est de sensibiliser tout le monde. Elle s’adresse à un public plutôt jeune, même si certains volets s’adressent à un public plus âgé.

    D’autres campagnes mises en place par AOcVF visent des publics plus spécifiques. La campagne Voir la Violence sensibilise à la violence conjugale chez les adultes, alors que la campagne Ouvre les Yeux est plutôt destinée aux jeunes.

    Leur action première vise à sensibiliser les personnes de l’entourage des victimes sur la violence conjugale, afin qu’ils interviennent.

    AOcVF offre aussi des formations en ligne sur la violence à caractère sexuel, la violence conjugale et d’autres thèmes. Cette quarantaine d’ateliers gratuits s’adresse en priorité aux professionnels : aux travailleurs sociaux dans le secteur de la santé, de la justice, dans le secteur communautaire. Ce sont ces personnes-là qui vont être amenées à un moment donné à soutenir des femmes aux prises avec la violence.

    Le web: un outil utile pour sensibiliser à la violence conjugale

    Étant un organisme provincial, les actions d’AOcVF passent beaucoup par le web pour couvrir tout l’Ontario. Ces messages sont aussi beaucoup relayés par les maisons d’hébergement en partenariat, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS).

    Les services externes en violence conjugale utilisent certains de leurs outils ou en développent de nouveaux pour sensibiliser au plus près des communautés.

    La covid a freiné l’organisation

    Maïra Martin rappelle que la pandémie a été très contraignante pour les activités d’AOcVF, ralentissant par exemple l’implantation des campagnes dans les écoles, les collèges, et universités.

    Le travail de soutien aux survivantes a été tout autant impacté par la difficulté d’accueillir les femmes qui viennent chercher de l’aide en tant que victime.

  • 4 easy tips to make working from home so much better

    4 easy tips to make working from home so much better

    Here are few tips to make working from home so much better:

  • Pour véritablement rapprocher les francophonies canadiennes, il faudra se donner les moyens de ses ambitions

    Pour véritablement rapprocher les francophonies canadiennes, il faudra se donner les moyens de ses ambitions

    Le gouvernement du Québec a déposé le 13 mai son projet de réforme de la loi 101¸ dont le préambule reconnait le rôle du Québec dans «l’essor des communautés francophones et acadienne du Canada».

    C’est la première fois que le Québec prend un tel engagement envers la francophonie canadienne dans le cadre d’une loi plutôt que dans un énoncé de politique, une affirmation symbolique forte.

    Le dépôt de ce projet de loi 96 précède le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes qui se tiendra du 12 au 17 juin prochain. Initialement prévu pour 2020, l’évènement a dû être reporté en raison de la pandémie. 

    Le Sommet est organisé conjointement par le gouvernement du Québec et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, avec l’objectif d’établir une vision renouvelée des relations entre le Québec et les communautés francophones d’un bout à l’autre du pays.

    Il s’inscrit ainsi dans un contexte politique favorable aux rapprochements. Qui plus est, la ministre responsable du dossier au sein du gouvernement québécois, Sonia LeBel, semble avoir une très bonne maitrise des enjeux et un intérêt marqué pour ceux-ci.

    Apprendre des échecs du passé

    Toutefois, afin de veiller à ce que les principes et les objectifs établis lors du Sommet se concrétisent et aient des impacts à long terme, il faudra se donner les moyens de les matérialiser et apprendre des ratés des dernières décennies.

    Le Québec a déjà adopté deux politiques à l’égard de la francophonie canadienne, la première en 1995 et la seconde en 2006. Celles-ci cherchaient notamment à renforcer les liens entre les francophones du Québec et ceux du reste du Canada, de même qu’à mettre de l’avant-plan le rôle rassembleur qu’a le potentiel de jouer le Québec.

    Force est de constater que ces politiques ne semblent pas avoir atteint les objectifs escomptés. 

    La société civile québécoise connait encore très peu les réalités des communautés francophones, les partenariats entre les organismes communautaires demeurent somme toute limités et, à certaines occasions, plutôt que de jouer un rôle rassembleur, le Québec s’est opposé aux intérêts des communautés francophones en Cour suprême.

    Un manque important de ressources

    Depuis la fin des années 1990, il semble y avoir un fossé entre les énoncés de principe du gouvernement du Québec et les ressources investies.

    Les quelques centaines d’initiatives financées annuellement dans le cadre du Programme d’appui à la francophonie canadienne (PAFC) du Québec se partagent un budget de 2,3 millions de dollars, soit quelques milliers pour la majorité des projets. Ce montant n’a pas augmenté depuis 2006.

    Des initiatives partenariales intéressantes sont rendues possibles grâce à ces fonds, mais elles ne sont pas dotées de ressources suffisantes pour avoir des impacts structurants à long terme.

    Pour avoir de véritables répercussions, le Sommet devra être suivi d’une augmentation des investissements.

    En comparaison, les sommes investies en francophonie internationale sont considérablement plus importantes ; l’Office Québec-Monde pour la jeunesse (OQMJ), responsable de développer des relations entre des jeunes du Québec et de pays étrangers, est doté à lui seul d’un budget annuel de plus de 10 millions de dollars. Il serait intéressant de voir la création d’un tel bureau à l’échelle pancanadienne.

    Développer des structures de collaboration

    En plus de l’enjeu des montants investis, il serait aussi intéressant, dans le cadre de la réforme de la loi 101, d’élargir le mandat d’appui à la francophonie canadienne à davantage de parties prenantes au sein de l’appareil gouvernemental québécois.

    En ce moment, ce mandat relève du Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (SQRC). Différents ministères (Éducation, Culture, Santé, Justice, etc.) pourraient aussi prévoir des mécanismes de partage de ressources et de collaboration dans la planification de leurs activités.

    Il serait également souhaitable que davantage de structures organisationnelles soient mises en place pour permettre aux organismes québécois de travailler de façon concertée et régulière avec leurs homologues francophones à travers le pays.

    À la suite du Sommet, un tel espace de concertation pourrait être mis en place afin de maintenir des liens réguliers et constants entre la société civile québécoise et la francophonie canadienne. Cela permettrait notamment de poursuivre les échanges entrepris, de veiller aux suivis des objectifs établis, de consolider les partenariats et de développer des relations de collaboration durables.

    Le maintien de contacts récurrents permettra d’acquérir de meilleures connaissances des uns et des autres, favorisant l’habitude de travailler ensemble pour la réalisation de projets communs.

    À cet effet, le modèle du Forum des leaders de la FCFA, qui regroupe près d’une cinquantaine d’organismes francophones de toutes les régions du pays à l’extérieur du Québec, pourrait servir d’exemple.

    Le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes ne devra pas être l’unique moment de rencontre.