Catégorie : Autres – Others

  • Les Journées de la persévérance scolaire: plus que jamais!

    Les Journées de la persévérance scolaire: plus que jamais!

    Du 14 au 18 février, la population des Laurentides est invitée à célébrer, à reconnaître et à encourager les élèves, les étudiants et les adultes qui les soutiennent dans leur persévérance. À cette occasion, une foule d’activités a lieu à travers la région dont le premier Jeudi PerséVERT.  

    Célébrées chaque année durant la 3e semaine du mois de février, les JPS 2022 ont pour thème «Merci d’être porteurs de sens». Ce slogan est un appel à la gratitude envers tous ceux et celles à qui des investissements supplémentaires en temps et en énergie ont été demandés pour minimiser les effets de la pandémie sur la motivation et l’engagement des jeunes, deux déterminants majeurs du cheminement scolaire. «Nous voyons tous les jours les effets de la pandémie sur les jeunes. Les JPS rappellent à tous qu’il est encore plus important actuellement que tous les adultes de la société donnent du sens quotidiennement aux parcours scolaires des élèves et des étudiants par leurs gestes et leurs conseils», explique Sébastien Tardif, directeur du Centre de services scolaire des Laurentides et Président du CA du PREL. «Chaque jeune qui saisit l’importance de sa réussite éducative, et l’impact qu’elle a sur lui et sur son entourage, développe une meilleure perception de lui-même et est nettement plus motivé à fournir des efforts substantiels. Cette année, les JPS débutent le 14 février. Quel merveilleux moment pour dire à nos enfants combien nous les aimons, combien nous sommes fiers d’eux et avons confiance en eux», précise Annie Grand-Mourcel, directrice générale du PREL. 

  • Le projet de loi C-11 reconnait les francophones, mais oublie les radios communautaires

    Le projet de loi C-11 reconnait les francophones, mais oublie les radios communautaires

    En vertu d’une promesse électorale des libéraux, le ministre du Patrimoine canadien avait 100 jours pour déposer son projet de loi sur la radiodiffusion à la Chambre des Communes, un délai qu’il a respecté le 2 février.

    C-11 reprend le flambeau de son prédécesseur, le projet de loi C-10, porté lors de la dernière législature par l’ancien ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault. Le projet est mort au feuilleton à la dissolution du Parlement l’été dernier après avoir suscité de vives critiques quant à la protection des contenus francophones.

    De manière générale, le projet de loi C-11 a pour objectif de faire contribuer les plateformes comme Netflix, YouTube ou Spotify à la création de contenu canadien. Ce serait au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de veiller à négocier avec chaque plateforme le montant de leur contribution, selon le modèle d’affaires.

    La grande nouveauté du projet de loi est qu’il se destine exclusivement aux plateformes et aux entreprises en lignes, et non aux utilisateurs.

    Les CLOSM «nommées et visées spécifiquement» 

    Dans la forme actuelle de C-11, l’obligation pour les plateformes de diffuser du contenu musical et cinématographique créé et produit par des francophones en situation minoritaire dépendra beaucoup des négociations menées individuellement.

    Aucun fonds spécifique n’est actuellement prévu pour les créateurs francophones hors Québec, mais Pablo Rodriguez a nuancé en conférence de presse que cela «dépendra de la plateforme […] parce que le modèle d’affaires est différent. Certaines pourraient avoir des pourcentages de contribution, d’autres pourraient investir dans un fonds».

    «Ce qui est clair, c’est qu’il va y avoir plus d’argent dans le système pour de la création [canadienne], auquel auront accès des producteurs francophones, qu’ils soient du Québec ou d’une tout autre région au Canada», a indiqué le ministre.

    Pour Carol Ann Pilon, directrice générale de l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC), ce projet de loi «est une très grande avancée, d’autant plus que des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) sont maintenant nommées et visées spécifiquement […] ce qui n’était pas le cas dans l’ancienne loi de 1991, ni dans [le projet de loi] C-10».

    Le CRTC obligé de consulter les communautés francophones

    C-11 prévoit que le CRTC «réglemente et surveille le système canadien de radiodiffusion d’une manière qui […] favorise la présentation aux Canadiens d’émissions canadiennes dans les deux langues officielles — notamment celles créées et produites par les minorités francophones et anglophones du Canada — de même qu’en langues autochtones».

    «Dans la Loi de 1991, on parle de dualité linguistique, mais aucun objectif dans la Loi ne mentionne les communautés linguistiques en situation minoritaire. Seul le mandat de Radio-Canada faisait référence à la dualité linguistique et aux régions», rappelle Carol Ann Pilon.

    Cette fois, les francophones en situation minoritaire sont nommés dans les obligations du CRTC. Le projet de loi précise que «le Conseil [doit consulter] les minorités francophones et anglophones du Canada lorsqu’il prend toute décision susceptible d’avoir sur elles un effet préjudiciable».

    Pour la directrice de l’APFC, «on n’était pas là avant, la considération n’était pas automatique, il fallait défendre tout le temps nos droits et [veiller] à ce que nos communautés soient vues. Là, c’est un gain historique, d’autant que s’ils prennent des décisions qui pourraient avoir un impact sur nous, ils [auront] l’obligation de nous consulter».

    Carol Ann Pilon assure qu’elle suivra attentivement ce que fera le CRTC. «Ce sont eux qui vont prendre la décision en bout de ligne sur le niveau et le type de contribution qu’ils vont exiger des nouveaux joueurs pour soutenir la production indépendante, mais on a bon espoir qu’un projet de loi fort et bien articulé permettra à du contenu créé par et pour nos communautés d’être soutenu par la Loi.»

    Des sanctions administratives pécuniaires sont également ajoutées pour les entreprises qui enfreindraient la loi, souligne Carol Ann Pilon.

    Clotilde Heibing, directrice générale de l’Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM), se réjouit que C-11 contribue à «la mise en avant de cette francophonie minoritaire, vraiment diverse d’est en ouest et qu’on ne peut pas réduire à une seule province».

    Elle assure qu’avec la pandémie, le gouvernement fédéral a «pris conscience» que le monde de la culture avait besoin d’être protégé et aidé.

    Clotilde Heibing tient toutefois à souligner toutefois que la détresse des artistes reste bien réelle après deux ans de coups durs : «Certains vivent sous le seuil de pauvreté, d’autres abandonnent leurs projets artistiques pour faire un tout autre travail», décrit-elle avec tristesse.

    Une composante communautaire absente pour les radios

    Pour Simon Forgues, directeur des communications de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada), la reconnaissance des communautés linguistiques minoritaires est un vrai pas en avant, mais le projet de loi présente des lacunes au niveau du secteur communautaire.

    «On fait de la représentation auprès de la députation et des ministres concernés pour que l’importance communautaire dans le secteur des radios communautaires et de campus soit davantage clarifiée dans la Loi, au même titre que le diffuseur public Radio-Canada est présent dans la Loi sur la radiodiffusion», souligne-t-il.

    Simon Forgues souligne aussi que Radio-Canada reçoit chaque année des millions de dollars de la part du gouvernement – près de 1,4 milliard$ en financement public en 2020-2021.

    Le directeur des communications déplore que l’aspect communautaire n’ait pas véritablement été bonifié dans C-11 comparativement à C-10. «C’est surtout le fait d’avoir les minorités linguistiques en situation minoritaire qui est apparu et qui était absent dans C-10», indique-t-il.

    En tant qu’organisation représentant les radios communautaires en milieu minoritaire francophone, l’ARC du Canada se réjouit tout de même que les composantes «francophone hors Québec» et «anglophone au Québec» aient été intégrées.

    «Mais est-ce qu’il y aurait moyen d’aller encore plus loin que ça, puis de mettre une composante “médias communautaires”?» s’interroge Simon Forgues.

    «Si c’était écrit clairement dans la Loi sur la radiodiffusion que la composante communautaire fait partie du système de radiodiffusion, ce serait tellement plus facile d’aller faire des représentations auprès du gouvernement en disant: “On a besoin de financement pour faire fonctionner nos radios et besoin d’un certain quota de publicités du gouvernement”! Mais ce n’est pas écrit», pointe-t-il.

    Les balises financières ne sont pas claires non plus d’après le directeur des communications. «Quand ils disent qu’il y aura plus d’argent [qui servira notamment à] financer les produits de langue française en situation minoritaire et de langue anglaise au Québec, quelle forme ça va prendre? Je ne sais pas trop, c’est encore nébuleux», déplore Simon Forgues.

    Pour le moment, l’ARC du Canada continue de défendre les intérêts de ses membres auprès du gouvernement et de suivre de près le projet de loi, qui devra passer en seconde lecture puis devant le comité de la Chambre des Communes avant d’en arriver à une version finale.

  • En pleine mutation, le postsecondaire franco-ontarien cherche son avenir

    En pleine mutation, le postsecondaire franco-ontarien cherche son avenir

    Marie-Pierre Héroux, étudiante de 4e année à l’Université d’Ottawa, a animé le 15 février le forum citoyen de l’Ontario, le troisième des quatre organisés par la Fédération des communautés francophone et acadienne (FCFA) du Canada en marge des États généraux sur le postsecondaire en contexte francophone minoritaire.

    Les quatre panélistes ont discuté des défis auxquels font face les établissements postsecondaires francophones en milieu minoritaire et de potentielles solutions.

    Interrompu par des commentaires «haineux et racistes»

    Le panel a été interrompu à plusieurs reprises par des individus non identifiés qui ont commenté au sujet de l’écriture inclusive ainsi que sur le port du voile d’une participante. Ils ont utilisé des termes racistes en commentaire et ont parlé à voix haute pour dénoncer les «sales gauchistes».

    La FCFA a réagi le soir même via sa page Facebook, indiquant qu’«il s’est produit un incident cet avant-midi lors du forum citoyen de l’Ontario. La rencontre a été infiltrée par des individus qui ont délibérément proféré des propos haineux et racistes dans le clavardage et au micro. Leur objectif, clairement, était de saboter l’événement.

    Ces individus ont échoué. Les participants et les participantes n’ont pas été intimidés. Les discussions se sont poursuivies, le forum citoyen de l’Ontario s’est poursuivi jusqu’à la fin. Le respect, l’inclusion et la tolérance l’ont emporté sur la haine.

    La FCFA condamne dans les termes les plus catégoriques les propos exprimés par ces intrus. La Fédération remercie l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) d’avoir agi rapidement et fermement pour éjecter les intrus de la rencontre et rétablir un espace sécuritaire.»

    L’organisme conclut en indiquant qu’à l’instar du Regroupement étudiant franco-ontarien (REFO), il ne rendra pas la vidéo du forum citoyen disponible publiquement «afin d’éviter de donner de la visibilité à ces propos».

    Le REFO a également condamné via sa page Facebook les commentaires «à caractère haineux et racistes […] qui ne représentent en rien notre communauté francophone ou nos organisations, qui se font un devoir d’être accueillants et inclusifs [sic]».

    Une année mouvementée en Ontario

    Carol Jolin, président de l’AFO, a résumé les derniers mois vécus par les Franco-Ontariens: «Alors que l’Université de Hearst obtenait sa gouvernance [le 15 avril 2021, NDLR], un nuage sombre est apparu. Le 1er février 2021, la Laurentian University se plaçait sous la Loi avec les arrangements créanciers des [compagnies]. La Laurentian est le deuxième fournisseur de programmes universitaires de langue française en Ontario. La débâcle commençait…»

    Le 12 avril dernier, l’Université Laurentienne annonçait l’abolition de 24 programmes de premier cycle en français et 32 programmes en anglais, en plus de 11 programmes de maitrise. Plus d’une centaine de professeurs ont également été licenciés.

    Dans ces circonstances, l’ouverture des portes de l’Université de l’Ontario français (UOF) en septembre 2021 est venue souffler un vent d’espoir pour l’éducation postsecondaire francophone en Ontario. Son recteur, Pierre Ouellette, a toutefois dû rappeler l’importance de demeurer patients alors que seulement 117 étudiants y étaient inscrits à un mois de la rentrée.

    Selon le président de l’AFO, «l’éducation universitaire de langue française en Ontario est présentement dans sa phase de mutation la plus importante depuis l’établissement des universités bilingues».

    Par et pour les communautés francophones

    La présidente de la FCFA, Liane Roy, a rappelé lors du panel que «nous avons tous et toutes à l’esprit les coupes majeures dans les programmes universitaires de langue française dans le Nord de l’Ontario. [Cette crise] a relancé l’idée d’institutions gérées par et pour la communauté francophone».

    L’étudiant au programme de Droit et justice de l’Université Laurentienne Mohammed El Mendri, natif du Maroc, a souligné que «le Canada est un pays officiellement bilingue et que les minorités linguistiques [..] possèdent un certain nombre de garanties et de droits juridiques. […] Comme le disait Victor Hugo, les deux institutions capitales de l’État, c’est l’école et la famille».

    L’étudiant rappelle le poids de l’Ontario dans l’établissement d’un bilinguisme institutionnel au Canada : après le Québec, c’est la province qui accueille le plus de francophones – 744 000 d’après l’AFO –, d’où l’importance que les Franco-Ontariens gouvernent leurs propres institutions.

    «Assurer une gouvernance par et pour les francophones en contexte minoritaire, c’est participer officiellement à l’essor du Canada [et c’est] une garantie que les fonds désignés pour les francophones soient mis à leur profit», ajoute Mohammed El Mendri.

    «D’autre part, une université par et pour est un témoignage d’une assistance à la minorité, que ce soit au niveau linguistique ou au niveau des droits de cette minorité. C’est une université qui se retrouve enracinée dans son milieu et qui ressent directement le pouls de sa communauté dans le but de la servir», conclut l’étudiant.

    Un choix influencé par plusieurs facteurs

    Mélina Leroux, directrice générale de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), explique que certains étudiants se dirigent vers des domaines qui demandent une certaine connaissance de l’anglais, les poussant directement vers le postsecondaire anglophone.

    Elle assure toutefois que «pour plusieurs, s’ils ont l’opportunité [d’étudier] en français, c’est ce qu’ils vont faire».

    Andrew Pennant, en première année d’histoire à l’Université d’Ottawa, a choisi cet établissement pour plusieurs raisons. Il est natif de Chatham, dans le sud de la province, où l’absence d’établissement postsecondaire francophone oblige le déménagement.

    L’étudiant explique que pendant ses études secondaires, il a eu la chance de visiter Ottawa plusieurs fois, se familiarisant ainsi avec la capitale. Il note aussi que la bonne réputation de l’établissement a joué un rôle dans sa décision.

    «Je reconnais la réputation de l’Université d’Ottawa et je savais que j’allais chercher une éducation de qualité avec de bons professeurs. Je voulais [une université] qui a une bonne réputation, où je savais que je pouvais grandir dans ma francophonie», explique Andrew Pennant.

    Mohammed El Mendri explique pour sa part que «le choix d’étudier dans une université en milieu minoritaire se retrouve intimement lié à ses propres antécédents académiques et surtout à l’aspiration professionnelle. Pour ma part, j’étais désintéressé d’étudier dans un milieu parfaitement homogène – il n’était pas question d’étudier dans un pays entièrement francophone ou anglophone, autrement je serais parti aux États-Unis ou en France».

    Mélina Leroux énumère, elle, certaines des préoccupations des jeunes qui réfléchissent au postsecondaire, dont les programmes offerts et le cout de la vie. «Il ne faut jamais oublier qu’au bout de la ligne, pour eux, c’est de savoir “est-ce que je vais avoir un emploi dans ce domaine si je fais ces études?” Sinon, il y en a qui iront directement sur le marché du travail.»

    «À compétence égale, un candidat bilingue va toujours se démarquer»

    Geneviève Grenier, vice-présidente du service aux membres chez Comptables professionnels agréés du Canada (CPA Canada), assure que les travailleurs bilingues sont très recherchés sur le marché du travail. Elle insiste sur le fait qu’«à compétence égale, un candidat bilingue va toujours se démarquer».

    Native du Québec, Geneviève Grenier habite à Toronto depuis près de 20 ans et se considère aujourd’hui comme une fière Franco-Ontarienne.

    «Si on regarde la liste des meilleurs employeurs au Canada ou la liste des plus gros employeurs au Canada, on peut voir que plusieurs organisations sont bilingues par nature ou ont des places d’affaires au Québec», note la vice-présidente en ajoutant qu’«en ce moment, c’est un marché d’employés et non d’employeurs».

    Elle nuance cependant: «Oui, on apprécie les candidats bilingues, mais rappelez-vous toutefois qu’un résumé doit être bien garni. […] Il faut aussi prouver qu’on s’implique dans la communauté et qu’on est à jour avec les tendances technologiques.»

    Lorsqu’un candidat n’a pas encore d’expérience de travail, les employeurs comme Geneviève Grenier vont regarder son cheminement scolaire: «Je vais chercher des expériences au niveau de la participation à des comités étudiants et des associations parce que, comme employeur, on veut voir un peu de compétences habilitantes.»

    Le dernier forum citoyen, celui sur le Nord, aura lieu le 23 février.

  • Le réalisateur acadien Phil Comeau pourrait remporter un record Guinness

    Le réalisateur acadien Phil Comeau pourrait remporter un record Guinness

    «On m’a confirmé que je pouvais envoyer l’inscription quand je voulais, car c’est évident que j’ai gagné le record, dit M. Comeau. Mais il y a encore d’autres festivals à venir et je ne voudrais pas me faire détrôner trop vite par un autre film, alors je vais attendre à la fin février.»

    Préparer le dossier officiel demandera une grosse semaine de travail au réalisateur. «C’est plus compliqué que pour faire inscrire la plus longue guédille au homard, dit-il en riant. Le dossier doit comprendre une liste complète des dates des prix gagnés aux différents festivals, les lettres et les autres preuves de confirmation. Je suis prêt à faire ça parce que ça en vaut la peine et qu’il est important de se taper sur les épaules pour nos réussites». 

    L’organisation va ensuite analyser le dossier puis rendre son verdict, une étape qui pourrait prendre du temps puisque les Guinness World Records reçoivent beaucoup de demandes.

    Faire reconnaitre l’Acadie

    Phil Comeau se dit déjà bien content de ce succès à venir et il espère que cela encouragera d’autres Acadiens et Acadiennes à réaliser des films.

    «C’est quand même un phénomène qui s’est produit avec Belle-Île en Acadie, ajoute-t-il. J’en ai fait la promotion moi-même afin qu’il soit présenté dans des festivals. Plus l’œuvre gagnait des prix, plus de festivals le voulaient dans leur programmation ; ça a eu tout un effet domino».

    Radio-Canada et TV5 ont ensuite acheté le film, qui a ainsi pu être visionné dans 200 pays.

    «Je savais que j’avais le nez bien aligné. Je savais que ça allait rouler. Deux prix par jour, des demandes de festivals à qui je ne pouvais dire non, ce fut une belle aventure!» se remémore Phil Comeau, qui a donné de nombreuses entrevues pour présenter le film ou pour en parler.

    «Je n’aurais jamais pensé que l’un de mes films pourrait intéresser autant le public et remporter un tel succès», renchérit-il, tout en soulignant qu’il n’a pas été facile de le réaliser. 

    N’ayant pu obtenir l’aide financière demandée, il a décidé de faire appel au sociofinancement. Il a recueilli plus de 30 000 $ de 135 donateurs, institutions et compagnies.

    S’est ensuivie l’organisation des deux semaines de tournage dans les trois provinces maritimes pendant le Congrès mondial acadien 2019.

    «Ça aurait pu être un autre genre de film, un film d’horreur ou sur une histoire quelconque n’ayant rien à faire avec les Acadiens, mais c’est un film qui parle de la culture acadienne. Des gens de la planète ont pu découvrir l’Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick et j’en suis doublement fier. Pour moi, c’est très important que les Acadiennes et les Acadiens soient reconnus», souligne Phil Comeau.

    Retour aux origines

    Belle-Île en Acadie est la suite de son film Belle-Île-en-Mer: île bretonne et acadienne, réalisé en 2016 dans le cadre du 250e anniversaire de Belle-Île-en-Mer. On y suit un groupe d’Acadiens d’ici qui partent à la découverte de cette région en France et des Bellilois acadiens. Le film a reçu 34 prix.

    Dans Belle-Île en Acadie, M. Comeau rencontre et suit le même groupe d’Acadiens venus de Belle-Île-en-Mer pour rencontrer leurs cousins, puis explorer les lieux d’origine de leurs ancêtres déportés. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais mis les pieds dans la région.  

    M. Comeau met actuellement la touche finale à son film sur l’Ordre de Jacques-Cartier (la Patente). C’est un long métrage qu’il réalise pour l’Office national du film (ONF).

    Une carrière prolifique

    Réalisateur et scénariste acadien prolifique, Phil Comeau, originaire de Saulnierville en Nouvelle-Écosse a réalisé plus d’une centaine de films et d’émissions de télévision en fiction et en documentaire et a aussi scénarisé les deux tiers de ses œuvres. 

    En documentaire, le cinéaste a réalisé une cinquantaine de productions dont quatre longs métrages : Zachary Richard, toujours batailleur, Ron Turcotte jockey légendaire, Vague d’Acadie et Frédéric Back grandeur nature.

    En fiction, il a réalisé une cinquantaine de productions, dont trois longs métrages: Le secret de Jérôme, Le crash du siècle et Teen Knight.

    Phil Comeau a été finaliste 14 fois aux Prix Gémeaux. Globetrotteur, il a réalisé des films dans neuf provinces canadiennes et dans 23 pays. 

    Il est membre de l’Ordre du Canada, l’Ordre du Nouveau-Brunswick, l’Ordre des francophones d’Amérique, l’Ordre des arts et des lettres de la France, et l’Ordre de la Pléiade de l’Organisation internationale de la Francophonie. Il a aussi reçu le Prix Acadie-Québec, le Prix littéraire France-Acadie et des doctorats honorifiques de deux universités acadiennes.

  • Le feuilleton de la Colline: semaine du 7 février 2022

    Le feuilleton de la Colline: semaine du 7 février 2022

    Plus sur la francophonie

    • Reprises des travaux en comités aux Langues officielles et à l’Immigration

    Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles, a comparu devant le Sénat et le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des Communes, cette semaine.

    Devant le Comité en Chambre, le 9 février, il a notamment réitéré les modifications à insérer plus d’outils dans la Loi sur les langues officielles afin de lui permettre une meilleure surveillance de son application et une possibilité de sanctionner les entreprises privées à charte fédérale.

    • Des boulets rouges sur IRCC

    Ce début d’année 2022 est compliqué pour le ministère d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), pour deux raisons :

    • Le taux de refus des étudiants internationaux, notamment africains francophones, et surtout, la justification faite par IRCC pour les refuser. L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) a notamment expliqué la semaine dernière que le parcours de certains étudiants qui poursuivaient leurs études à l’extérieur du Québec étaient moins bien considérés par IRCC.
    • À noter que le ministre Sean Fraser ne maitrise pas bien le français, même si des sources proches de lui confirment qu’il suit des cours. Les fonctionnaires de son ministère sembleraient aussi ne pas émettre de réponses en français, ou elles sont mal écrites, lorsque la population francophone communique avec eux.

    La crise des camionneurs s’enlise, un député fédéral s’écarte des lignes du parti

    • Un débat d’urgence sur le convoi des camionneurs initié par le NDP et une situation qui s’enlise pour Justin Trudeau

    C’est Jagmeet Singh, chef du Nouveau parti démocratique (NPD) qui a demandé la tenue d’un débat d’urgence le lundi 7 février en soirée, pour prendre en main l’occupation des camionneurs dans la capitale fédérale. La situation de crise s’enlise, notamment au pont Ambassador, à Windsor, le point de passage frontalier le plus achalandé au pays.

    Le camp conservateur a changé de ton : après avoir apporté son soutien aux camionneurs, la cheffe intérimaire Candice Bergen leur demande de se retirer et de démanteler les barricades. «Votre message a été entendu», a-t-elle assuré.

    Ce vendredi11 février, le premier ministre de l’Ontario Doug Ford, a déclaré l’état d’urgence de la province. «Ce n’est pas une manifestation, c’est un siège», a-t-il martelé en conférence de presse, urgeant les personnes qui bloquent Ottawa de se retirer. Cette décision intervient cinq jour après que le maire d’Ottawa Jim Watson, déclare l’état d’urgence de la ville.

    • Joël Lightbound, député libéral de Louis-Hébert au Québec, s’est démarqué de la ligne du gouvernement sur les mesures sanitaires le 8 février. 

    Tout en condamnant «sans réserve» les actes «dégoutants» d’agressions et d’intimidations de certains camionneurs, «je ressens un profond malaise avec la direction prise par le gouvernement». Le député évoque notamment un pays «divisé» entre vaccinés et non-vaccinés. Il a proposé quelques pistes pour éviter «la violence des confinements» dans le futur et retourner à une vie plus «normale».

    Il a par ailleurs réitéré son respect pour Justin Trudeau. Quelques heures après cette sortie devant les médias, il a démissionné de son poste de président du caucus libéral. Aucune réaction notable de Justin Trudeau n’a suivi.

    TWEET

    Citation de la semaine

    «Je ne suis pas le seul à éprouver ce malaise au sein de mon parti. D’autres députés partagent mes pensées, mais je suis seul à sortir devant vous.»

    — Joël Lightbound, député libéral de Louis-Hébert, devant les médias, le mardi 8 février 2022.

  • New multi-use trail opens in Alfred

    New multi-use trail opens in Alfred

    Alfred-Plantagenet Township officials announced the opening February 14 of Boisés Larocque Trail in the Larocque Woods. Located behind the Alfred village water tower, the new outdoor recreation site offers more than three kilometres of trails for cross-country skiing, two kilometres of trails dedicated to snowshoeing, and a two-kilometre walking loop trail for winter and summer hiking.

    The township acquired the Larocque Woods site in 2021 and began developing it for winter and summer recreational trail use with the help of the Larocque Woods Advisory Committee. Now the committee and the Club Optimiste d’Alfred will host an official welcome event for the new recreation trail February 21, noon to 3 p.m. The nearby skating chalet will be open for anyone who needs to warm up before going out on the trail or upon returning. Participants are reminded to follow public health distancing guidelines while on the trails. There will also be a prize draw at 2:45 p.m.

  • L’ouverture d’un nouveau sentier multi-usages à Alfred

    L’ouverture d’un nouveau sentier multi-usages à Alfred

    Les représentants du canton d’Alfred-Plantagenet ont annoncé l’ouverture, le 14 février, du sentier des Boisés Larocque dans le boisé Larocque. Situé derrière le château d’eau du village d’Alfred, le nouveau site de loisirs de plein air offre plus de trois kilomètres de sentiers pour le ski de fond, deux kilomètres de sentiers dédiés à la raquette et un sentier en boucle de deux kilomètres pour la randonnée pédestre d’hiver et d’été. 

    Le canton a acquis le site du Bois Larocque en 2021 et a commencé à l’aménager pour l’utilisation des sentiers récréatifs d’hiver et d’été avec l’aide du Comité consultatif du Bois Larocque. Le comité et le Club Optimiste d’Alfred organisent maintenant un événement d’accueil officiel pour le nouveau sentier récréatif le 21 février, de midi à 15 h. Le chalet de patinage situé à proximité sera ouvert à tous ceux qui ont besoin de se réchauffer avant de partir sur le sentier ou à leur retour. Nous rappelons aux participants qu’ils doivent respecter les directives de santé publique en matière de distance à parcourir sur les sentiers. Il y aura également un tirage au sort à 14 h 45. 

  • L’auteure-compositrice franco-ontarienne sort un nouvel album

    L’auteure-compositrice franco-ontarienne sort un nouvel album

    L’auteure-compositrice-interprète franco-ontarienne Janie Renée lancera son nouvel album, Inesperado le 25 mars. En collaboration avec plusieurs artistes brésiliens bien connus de Rio de Janeiro, ainsi qu’avec plusieurs artistes brésiliens-canadiens d’ici même au Canada, Renée apportera aux auditeurs un goût de la culture et de la convivialité brésiliennes. La chanson titre de l’album, Je t’aime en Majuscules, est déjà sortie en avant-première. 

    L’album est né lors d’une résidence artistique à laquelle Janie Renée a participé et qui lui a permis de voyager au Brésil pendant un mois. Elle rencontrait des artistes autour de ses cours de maitre, et lors d’une session avec Leandro Braga, elle a laissé une montre qui lui avait été offerte par son père. Après s’être battue pour trouver un moment où elle pourrait se rendre chez Braga pour la récupérer, un ami lui a proposé de faire un tour sur sa moto et elle a finalement récupéré sa montre. Après la lui avoir remise, Braga lui a dit qu’il avait écrit une pièce de musique pour elle. 

    « Je me suis assise, j’ai écouté et j’ai pleuré comme une madeleine », a dit Janie Renée. « C’était tellement beau, tellement intense. J’ai ressenti à la fois la joie et la perte de retrouver quelque chose qui me restait. Alors, Michel m’a dit : « Pourquoi n’enregistres-tu pas ces chansons sur lesquelles tu travailles depuis que tu es arrivé ici? » 

    Trois jours après avoir récupéré sa montre, Janie Renée était dans un studio avec Léandro Braga et une foule de musiciens, pour enregistrer les cinq premières chansons de l’album. Une fois rentrée au Canada, elle a contacté des artistes brésiliens-canadiens tels que Paulo Ramos et Rodrigo Simoes pour coécrire et enregistrer encore plus de chansons avec eux. La nature inattendue de l’album a conduit au nom Inesperado, qui signifie inattendu. 

    L’album a « beaucoup de thèmes différents », selon Janie Renée, car toutes les chansons, sauf une, ont été coécrites. Si elle devait définir l’album en une phrase, elle dirait qu’il s’agit du « côté plus léger de la vie ». C’est être capable de reconnaître la beauté ». 

    « Vous savez comment cette pandémie a apporté cette obscurité ? Tout le monde est fatigué et de mauvaise humeur ? Je voulais mettre du soleil dans tout ça », a déclaré Renée. « Je voulais que les gens se souviennent de la joie dans leur vie. Des choses qui sont intrinsèquement si belles qu’on ne peut les oublier. Dire à quelqu’un, par exemple, qu’on l’aime en lettres capitales. Est-ce important de le dire en majuscules ? Eh bien oui ! Aujourd’hui, si tu écris en majuscules, les gens pensent que tu es en colère, que tu cries. Mais que se passe-t-il si je crie mon amour ? Est-ce que ça pourrait être beau ? » 

    Janie Renée est née à St Eugène et a été scolarisée à Vankleek Hill. Elle a été entourée par la musique et les arts toute sa vie, commençant sa carrière professionnelle à 11 ans dans une troupe artistique créée par son professeur de piano d’enfance. Elle a été la première artiste franco-ontarienne à remporter l’émission Ontario Pop de Radio Canada, diffusée en direct du parc de la Confédération, et s’implique fortement dans des projets communautaires impliquant les arts, notamment pour les élèves du secondaire. 

    Inesperado sort au Canada le 25 mars. La chanson titre, Je t’aime en Majuscules, est disponible dès maintenant sur YouTube. 

    L’auteure-compositrice-interprète franco-ontarienne Janie Renée lancera son nouvel album, Inesperado le 25 mars. En collaboration avec plusieurs artistes brésiliens bien connus de Rio de Janeiro, ainsi qu’avec plusieurs artistes brésiliens-canadiens d’ici même au Canada, Renée apportera aux auditeurs un goût de la culture et de la convivialité brésiliennes. La chanson titre de l’album, Je t’aime en Majuscules, est déjà sortie en avant-première. 

    L’album est né lors d’une résidence artistique à laquelle Janie Renée a participé et qui lui a permis de voyager au Brésil pendant un mois. Elle rencontrait des artistes autour de ses cours de maitre, et lors d’une session avec Leandro Braga, elle a laissé une montre qui lui avait été offerte par son père. Après s’être battue pour trouver un moment où elle pourrait se rendre chez Braga pour la récupérer, un ami lui a proposé de faire un tour sur sa moto et elle a finalement récupéré sa montre. Après la lui avoir remise, Braga lui a dit qu’il avait écrit une pièce de musique pour elle. 

    « Je me suis assise, j’ai écouté et j’ai pleuré comme une madeleine », a dit Janie Renée. « C’était tellement beau, tellement intense. J’ai ressenti à la fois la joie et la perte de retrouver quelque chose qui me restait. Alors, Michel m’a dit : « Pourquoi n’enregistres-tu pas ces chansons sur lesquelles tu travailles depuis que tu es arrivé ici? » 

    Trois jours après avoir récupéré sa montre, Janie Renée était dans un studio avec Léandro Braga et une foule de musiciens, pour enregistrer les cinq premières chansons de l’album. Une fois rentrée au Canada, elle a contacté des artistes brésiliens-canadiens tels que Paulo Ramos et Rodrigo Simoes pour coécrire et enregistrer encore plus de chansons avec eux. La nature inattendue de l’album a conduit au nom Inesperado, qui signifie inattendu. 

    L’album a « beaucoup de thèmes différents », selon Janie Renée, car toutes les chansons, sauf une, ont été coécrites. Si elle devait définir l’album en une phrase, elle dirait qu’il s’agit du « côté plus léger de la vie ». C’est être capable de reconnaître la beauté ». 

    « Vous savez comment cette pandémie a apporté cette obscurité ? Tout le monde est fatigué et de mauvaise humeur ? Je voulais mettre du soleil dans tout ça », a déclaré Renée. « Je voulais que les gens se souviennent de la joie dans leur vie. Des choses qui sont intrinsèquement si belles qu’on ne peut les oublier. Dire à quelqu’un, par exemple, qu’on l’aime en lettres capitales. Est-ce important de le dire en majuscules ? Eh bien oui ! Aujourd’hui, si tu écris en majuscules, les gens pensent que tu es en colère, que tu cries. Mais que se passe-t-il si je crie mon amour ? Est-ce que ça pourrait être beau ? » 

    Janie Renée est née à St Eugène et a été scolarisée à Vankleek Hill. Elle a été entourée par la musique et les arts toute sa vie, commençant sa carrière professionnelle à 11 ans dans une troupe artistique créée par son professeur de piano d’enfance. Elle a été la première artiste franco-ontarienne à remporter l’émission Ontario Pop de Radio Canada, diffusée en direct du parc de la Confédération, et s’implique fortement dans des projets communautaires impliquant les arts, notamment pour les élèves du secondaire. 

    Inesperado sort au Canada le 25 mars. La chanson titre, Je t’aime en Majuscules, est disponible dès maintenant sur YouTube. 

  • Le hibou de glace aux ailes déployées à la Place des Pionniers de Hawkesbury

    Le hibou de glace aux ailes déployées à la Place des Pionniers de Hawkesbury

    Chris Dainty a créé des sculptures sur glace représentant des hiboux, symboles de la ville de Hawkesbury. La sculpture d’un hibou aux ailes déployées attire de nombreux curieux à la Place des Pionniers, rue Principale. Il y en a d’autres à l’entrée du complexe sportif Robert Hartley et dans le parc Larocque   

    Chris Dainty gagne sa vie à la tête de Dainty Productions, un studio d’animation pour des jeux vidéos, diverses applications en ligne, des émissions de télévision ainsi que des films. Mais la sculpture sur glace demeure sa passion coup de coeur.   

    Il est membre de la Société canadienne des sculpteurs sur glace et c’est à ce titre qu’en compagnie de Mowafak Alrasam, de Gatineau, Chris Dainty pratique son art depuis déjà bon nombre d’années au festival d’hiver Bal de Neige à Ottawa. «À l’exception du Bal de Neige des deux dernières années à cause des restrictions de la Covid, j’ai réalisé de nombreuses sculptures sur glace à Ottawa. Mais au début, j’étais là seulement pour aider les sculpteurs inscrits aux concours, jusqu’à ce que je participe moi-même à des concours internationaux pendant deux ans.» Lors d’une année, il a gagné deux prix. Son but maintenant serait de gagner un championnat parmi une dizaine de participants durant un prochain Bal de Neige.   

    Ce n’est pas d’hier que Chris Dainty s’adonne à la sculpture. Ça remonte à l’époque où il fréquentait l’école secondaire Vankleek Hill Collegiate Institute. «À VCI on faisait de la sculpture sur de la stéatite, communément appelée pierre de savon. Puis un jour, j’ai découvert la sculpture sur glace. Il y a neuf ans, j’ai rencontré un maitre sculpteur qui m’a pris sous son aile pour m’enseigner comment sculpter des blocs de glace.»   

    Au cours du Bal de Neige en mode réduit, à cause de la pandémie l’an dernier et cette année, Chris Dainty s’est retrouvé avec beaucoup de temps libre. C’est alors que le service des Loisirs de Hawkesbury est entré en communication avec lui pour lui proposer, moyennant un cachet de moins de 5 000 dollars, de créer ici des sculptures de glace inspirées par le hibou, mascotte de la ville de Hawkesbury. Pour la mairesse de Hawkesbury, Paula Assaly c’est une belle initiative du service municipal des loisirs, du tourisme et des installations municipales. «J’espère que les citoyens prendront le temps en grand nombre d’aller voir ces magnifiques oeuvres d’art.»   

    Une sculpture représentant une famille des hiboux créé par Chris Dainty siège dans toute sa splendeur depuis plus d’une semaine à la Place des Pionniers, rue Principale. Mais le redoux de la semaine dernière a fait fondre certaines parties du hibou aux ailes déployées. Le sculpteur originaire de Hawkesbury a passé quelques heures samedi après-midi à rafraichir son oeuvre en y ajoutant d’autres éléments. «C’est normal que ça fonde après un bout de temps, a-t-il dit, mais ce n’est pas difficile d’y faire certaines modifications pour rétablir son apparence.» Pesant plus de 136 kilos chacun, les blocs de glace transparents, la matière première de ce genre de sculpture, sont fabriqués à Ottawa dans un atelier spécialisé de la Société canadienne des sculpteurs sur glace. Un processus qui prend trois jours.   

    Tout compte fait, Chris Dainty se dit heureux et fier de pouvoir s’exécuter dans sa ville natale. «J’espère que cette forme d’art prendra de l’importance à Hawkesbury au cours des prochains hivers.» Et c’est ce qu’espère également le directeur du service des loisirs de la ville de Hawkesbury, Samuel Cardarelli. «Nous voulions profiter de cette période de restrictions sanitaires, qui limite les activités intérieures, pour voir ce que nous pourrions faire de rassembleur à l’extérieur. C’est ça qui nous a donné l’idée de recruter Chris Dainty pour qu’il puisse venir créer quelque chose d’intéressant à Hawkesbury. Nous voulions voir s’il y a assez d’intérêt dans la communauté pour envisager l’organisation d’un véritable festival d’hiver au cours des prochaines années.» 

  • La mairesse aimerait que du « sang neuf » se présente au conseil de Hawkesbury

    La mairesse aimerait que du « sang neuf » se présente au conseil de Hawkesbury

    «J’aimerais que les candidats soient plus jeunes et plus diversifiés», a déclaré Mme Assaly lors d’un entretien téléphonique le 11 février, pour savoir si elle avait déjà décidé de se représenter aux élections.  

    «Je suis encline à le faire, a-t-elle déclaré. J’attends simplement de voir qui va se présenter (au conseil municipal)».  

    Mme Assaly souligne qu’elle a apprécié son mandat de mairesse, mais qu’elle s’inquiète d’un éventuel ralentissement de la croissance de Hawkesbury. Elle a cité un mémoire que la Société de développement communautaire de Prescott-Russell (SDCPRCD) a récemment présenté aux maires des comtés-unis sur les changements démographiques dans la région de Prescott-Russell, selon les chiffres du recensement de Statistique Canada.  

    Le mémoire indique que Hawkesbury et le canton de Champlain sont les deux seules municipalités qui ont connu une légère baisse de leur population. Les six autres municipalités ont toutes connu une croissance démographique, le canton de Russell et Casselman ayant enregistré les plus fortes augmentations en pourcentage.  

    Mme Assaly a cité le rapport sur les changements démographiques comme l’une des raisons pour lesquelles elle souhaite que davantage de personnes décident de se présenter au conseil cette année et offrent plus de choix aux électeurs lors du scrutin d’octobre. Elle pense qu’un conseil plus jeune et plus diversifié porterait plus d’attention et d’efforts sur les moyens de stimuler le développement résidentiel et économique de Hawkesbury.  

    «Je crois qu’on accorde trop d’importance (au conseil) à des questions qui ne sont pas prioritaires», a-t-elle déclaré.  

    Mme Assaly fait remarquer que le conseil n’utilise pas au mieux le plan stratégique actuel pour guider la prise de décision en matière de développement local, ce qui explique en partie le déclin de la population de Hawkesbury.  

    «Nous devons renverser la situation, a-t-elle déclaré. Moins il y a de gens à Hawkesbury, moins il y a de gens pour payer des taxes et moins il y a de gens pour aider à stimuler l’économie locale. Si Hawkesbury veut changer, le conseil doit changer. Les citoyens de Hawkesbury doivent prendre des décisions sérieuses».