Catégorie : Autres – Others

  • Voir avec calme et recul la situation en Ukraine

    Voir avec calme et recul la situation en Ukraine

    L’histoire de cette région est d’une grande complexité étant donné sa position centrale sur l’échiquier eurasiatique. Il faut néanmoins en rappeler quelques éléments.

    Tout d’abord, la Russie actuelle est l’émanation de la Rus’ kiévienne, une fédération de principautés au rôle commercial prépondérant qui a existé du 9e au 13e siècle. Le territoire ukrainien actuel est donc le berceau de la Russie et cela constitue une pierre angulaire de l’imaginaire russe.

    L’Ukraine actuelle a connu une construction étatique erratique. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, il y a eu la formation d’une République populaire ukrainienne (qui ne recouvrait pas les territoires séparatistes du Donbass d’aujourd’hui), qui disparait de la carte en 1921.

    Le gros du territoire forme alors la République soviétique d’Ukraine, unité fédérée à l’URSS. Un territoire assez large à l’Ouest est rattaché à la Pologne, de plus petits territoires sont donnés à la Roumanie et à la Tchécoslovaquie.

    Tout cela est important dans la mesure où cela explique les pratiques linguistiques variées des Ukrainiens, de même que leurs aspirations démocratiques et leur ancrage dans une identité plus ou moins européenne.

    Dernier élément historique essentiel à la compréhension des évènements actuels: l’OTAN.

    Après la chute de l’URSS en 1991, les Américains, contre l’avis de nombreux Européens, ont décidé d’un élargissement toujours plus poussé vers l’est en intégrant les trois ex-républiques soviétiques baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie), de même que les pays d’Europe centrale et orientale. Cela s’est fait au détriment du sentiment de sécurité des Russes.

    Le point de vue de Moscou quant à l’OTAN

    Les élargissements successifs de l’OTAN font que l’Alliance atlantique et ses forces se trouvent désormais aux portes de la Russie. La zone entre la mer Noire et la mer Baltique n’est plus la zone tampon historique qu’elle fut, ce qui représente un problème de sécurité légitime pour Moscou.

    Certains d’entre vous se rappelleront peut-être la crise des missiles de Cuba en 1962 : les États-Unis ne voulaient pas de missiles soviétiques dans leur arrière-cour et étaient prêts à déclencher une troisième guerre mondiale.

    Et bien, il en va exactement de même aujourd’hui de la Russie. C’est la raison pour laquelle Moscou demande une assurance, sous forme de traité, stipulant que l’Ukraine ne deviendra pas membre de l’OTAN.

    Moscou exige donc un statuquo et non un retour en arrière. Le gouvernement russe ne demande pas, par exemple, que l’on retire le statut de membre de l’OTAN aux pays baltes.

    Bien entendu, le problème avec cette exigence, c’est qu’elle enfreint le droit souverain de l’Ukraine d’entrer dans les traités de son choix. C’est un fait juridique. Dans les faits politiques, les grandes puissances ont de tout temps limité ce droit à certains pays.

    Pour Kyiv, abandonner son droit souverain à contracter un traité n’est peut-être pas cher payé pour maintenir l’intégrité territoriale qui lui reste, voire se mettre en meilleure position de négocier le retrait du soutien russe aux séparatistes des régions de Donetsk et de Louhansk.

    Une bonne occasion de s’interroger sur la pertinence de l’OTAN

    L’OTAN est un héritage de la Guerre froide qui a pris fin en 1989.

    Dans les années 1990, il y a eu des discussions sérieuses sur l’avenir de l’Alliance atlantique. Alors que les Russes, les Français et les Allemands voyaient là une chance d’unifier le continent, de bâtir une «maison commune» en intégrant les anciens pays communistes et la Russie à l’OTAN, les précurseurs du néoconservatisme américain craignaient cet axe continental France-Allemagne-Russie.

    Un des penseurs les plus influents de l’époque, Zbigniew Brzezinski, dans son livre Le grand échiquier : l’Amérique et le reste du monde (1997) — devenu la source première d’inspiration de la politique étrangère américaine depuis — voyait l’Ukraine comme un pivot géopolitique.

    Autrement dit, si l’Ukraine est dans le giron américain, la Russie perd automatiquement son statut de grande puissance, alors que si l’Ukraine est sous l’influence de Moscou, la Russie s’assure son statut de superpuissance.

    On comprend mieux dès lors le ton guerrier employé par Washington. Il apparait également que l’administration Biden ne s’intéresse pas tant au sort de l’Ukraine, à son indépendance ou son intégrité territoriale, qu’aux intérêts mêmes des États-Unis et à leur domination sur le continent européen.

    D’ailleurs, les Américains ne s’en cachent pas puisque Joe Biden a déclaré qu’il n’entrerait pas en guerre si l’Ukraine était attaquée. Le message est on ne peut plus clair et il serait temps que tous les Européens l’entendent.

    L’OTAN est effectivement en état «de mort cérébrale» comme l’a crument, mais honnêtement dit le président français, Emmanuel Macron. L’OTAN, dirigée par les Américains, n’est pas faite pour assurer la sécurité et la stabilité des États européens, mais pour maintenir la puissance américaine.

    Donner une chance à la diplomatie

    Le président ukrainien, Volodymir Zelensky, est un modéré qui s’est fait élire sur une volonté affirmée de régler la question du Donbass en établissant un dialogue avec le Kremlin.

    Les Français et les Allemands sont sur la même longueur d’onde et ont favorisé le maintien des canaux de communication, notamment sous le format Normandie (des pourparlers diplomatiques entre l’Ukraine, la Russie, l’Allemagne et la France), dont les discussions sont ancrées non seulement dans la réalité du terrain, mais aussi et surtout les Accords de Minsk, qui ont permis une cessation des hostilités dans le Donbass.

    Soit, les accords ne sont pas toujours respectés, mais pour dialoguer et espérer trouver une solution, il vaut mieux partir d’un mauvais accord que de s’attarder sur les chimères de grandeur et de toute-puissance des Américains.

    On critique souvent l’Allemagne, si dépendante du gaz russe, et la France, si russophile, mais on oublie que Vladimir Poutine a aussi besoin d’exporter son gaz et que toute sa politique étrangère vise à restaurer la place de la Russie dans le monde et à se refaire du capital politique dans son pays.

    Autrement dit, du point de vue des Européens, y compris des Ukrainiens et des Russes, personne ne veut d’une guerre à grande échelle. En revanche, l’attitude belliqueuse de Washington et de ses inféodés risque bien de mettre le feu aux poudres, d’où les appels répétés du gouvernement de Kyiv à ne pas paniquer.

    Aurélie Lacassagne est politologue de formation et professeure invitée à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales (ÉSAPI) de l’Université d’Ottawa.

  • Élus municipaux et médias sociaux: pour le meilleur et pour le pire

    Élus municipaux et médias sociaux: pour le meilleur et pour le pire

    Historien de formation et vétéran de la politique, le maire de Caraquet au Nouveau-Brunswick, Bernard Thériault, arrive pourtant à se servir de Facebook à son avantage depuis son élection.

    Il y multiplie les interventions personnelles pour saluer le travail des employés de la Ville, pour vanter divers projets locaux ou encore pour contester ouvertement certaines décisions.

    Récemment, il a profité de cette tribune pour déplorer la fermeture du palais de justice de la municipalité ou encore pour souhaiter une belle collaboration avec le village de Bas-Caraquet dans le projet de fusion des deux municipalités.

    Il y a quelques jours, le maire a même expliqué dans le détail un projet majeur d’une trentaine de logements à proximité du centre-ville.

    Pour l’instant, l’exercice lui réussit. Il a obtenu l’appui unanime de son conseil en décembre pour utiliser cette méthode de communication. Les commentaires sur sa page Facebook sont majoritairement favorables.

    «Je n’avais pas de compte Facebook il y a deux ans, avoue Bernard Thériault. Je l’ai créé afin de nourrir une réflexion dans le cadre d’une campagne électorale. Mon défi était de savoir si un vieux politicien libéral était capable de se renouveler et de s’actualiser. Les médias sociaux m’ont permis de croire que oui.»

    Le maire de Caraquet estime aussi que la grande ouverture d’esprit des conseillers et de la population lui facilite grandement la tâche.

    «Les gens adorent. J’ai peur parfois de manquer de gaz et d’être redondant, mais je ne crains pas que ça devienne comme Denis Losier [le maire de Tracadie]. Denis est entré dans une polémique alors que moi, j’ai commencé un mandat avec beaucoup d’humilité avec 32 % des voix. Deux personnes sur trois n’ont pas voté pour moi!»

    «Je constate aussi que le milieu municipal est le plus agréable en politique. La politique provinciale est dure et agressive. Ici, c’est respectueux», remarque Bernard Thériault, qui entend bien continuer sur sa lancée en misant sur sa grande expérience d’historien et sur sa «couenne dure», il le dit en riant.

    Faire le choix de se retirer des médias sociaux

    À l’inverse de Bernard Thériault, Denis Losier, lui, s’est totalement retiré des réseaux sociaux après quelques années très difficiles. Le maire de Tracadie y a en effet essuyé plus que sa part de critiques, notamment durant son dernier mandat.

    De son propre aveu, il pouvait passer de deux à trois heures par jour à répondre à ses détracteurs. Ce temps précieux et gaspillé aurait dû être consacré à faire avancer les dossiers de la ville fusionnée, regrette-t-il.

    «Ç’a été une aventure particulière. C’est très facile de te contester à travers les médias sociaux. Les gens peuvent y dire ce qu’ils pensent et t’attaquer. Il y a des hauts et des bas. Même si la majorité des commentaires sont positifs, il y a ce faible pourcentage d’interventions qui sont difficiles à gérer», avoue-t-il au sujet de ses deux mandats à la mairie.

    M. Losier a appris un peu à ses dépens qu’il n’incombait pas au maire de gérer ce qui se dit dans les réseaux sociaux, au point où il a craint un temps pour sa santé mentale. Maintenant, Tracadie a embauché un agent des communications qui s’occupe de toutes les interventions.

    «Ces commentaires négatifs affectent une vie personnelle, confie Denis Losier. Moi, ça me dérangeait. On est sorti d’une campagne électorale où les propos étaient virulents avec des attaques pointues. Des gens s’en sont donné à cœur joie pour me dénigrer. Après cinq ans sur les réseaux sociaux, je n’avais plus l’énergie de continuer par rapport aux bénéfices que cela a pu apporter. J’ai payé le prix fort et j’ai assez donné.»

    «Il faut vivre avec son temps»

    Pour l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB), il n’est pas question de gérer ce que les élus publient sur les réseaux sociaux. De toute façon, elle n’a pas le pouvoir de réprimander quelqu’un qui serait jugé fautif.

    Cependant, l’analyse de ce qui s’est passé à Tracadie et la réforme de la gouvernance locale du ministre néobrunswickois Daniel Allain ont fait ressortir la pertinence de créer des postes d’agent des communications.

    «La réforme va nous amener à nous pencher sur le côté des communications et la manière de publier nos bons coups, intervient le directeur général de l’AFMNB, Pascal Reboul. Les réseaux sociaux sont un outil de conscientisation citoyenne important. Il faut vivre avec son temps et les utiliser à bon escient.»

    Selon lui, l’important est de trouver un sain équilibre entre ce qui est publiable et ce qui ne l’est pas. Il est conscient qu’un élu qui exprime ses pensées sur ces plateformes publiques court des risques. Ces propos peuvent enflammer certains citoyens mécontents ou encore devenir de la propagande politique pure.

    «Tout se gère par les réseaux sociaux aujourd’hui, peu importe la réforme municipale ou encore la COVID-19. Ça ne changera pas même si une municipalité devient plus grosse, mais ça accorde des responsabilités plus grandes, d’où la présence d’une personne qui va gérer les communications», avance M. Reboul.

    «Un bon réseau de communications est un grand avantage pour une municipalité. Ça donne de bons outils, de bons angles d’approche et de bonnes stratégies. On ne peut plus se passer des réseaux sociaux», conclut-il.

    «Un mal nécessaire»

    Les médias sociaux sont un mal nécessaire d’après l’ancien maire de Bathurst Paolo Fongemie. Mais pour que le mal soit moins aigu, ça prend plus que deux comprimés de Tylenol ; ça prend une stratégie, estime-t-il.

    Fort présent sur les réseaux sociaux pendant ses mandats, M. Fongemie a en quelque sorte ouvert le bal avec son homologue Cyrille Simard, ancien maire d’Edmundston. La Ville de Bathurst a d’ailleurs confié à son directeur des communications le mandat de s’occuper précisément de ce qui allait être publié sur ses plateformes sociales.

    «On se met à nu et on devient une cible. On a eu notre part de commentaires négatifs avec le dossier des motards, le conflit de travail avec les employés municipaux ou encore les éoliennes à Anse-Bleue [Bathurst avait appuyé un promoteur, NDLR]. Mais on n’a jamais eu besoin de réévaluer notre politique, même si ça peut être difficile à lire parfois», soutient-il.

    Mais selon lui, il ne fait aucun doute que Bathurst a utilisé les médias sociaux de manière stratégique.

    «C’est une façon de communiquer, de prendre position et d’être stratégique pour sonder l’opinion publique et pour nourrir l’opinion publique. En autant qu’il n’y ait rien d’émotionnel, on peut adopter une approche posée et atteindre nos objectifs», avance Paolo Fongemie.

    «Nous n’avons jamais bloqué des gens, même si parfois cela a pu déborder en carnaval d’insultes dans le conflit de travail ou de menaces avec les motards. Ces opinions, parfois maladroites, démontrent aussi l’envers de la médaille», poursuit-il.

    Si les élus comme lui arrivent souvent à se faire une carapace, il en va autrement pour leurs proches. La conjointe ou encore la famille immédiate peuvent être blessées par ces interventions, précise-t-il. À son avis, la solution consiste à toujours garder une certaine retenue par rapport aux propos exprimés.

    «Ce n’est pas évident pour un élu de naviguer dans ça. C’est parfois très émotionnel, surtout avec la pandémie. On doit faire attention de ne pas contribuer à la polarisation du discours. Aujourd’hui, les médias sociaux sont un mal nécessaire. On n’a pas le choix. On doit composer avec et y gérer sa propre santé mentale», pense Paolo Fongemie.

    Le maire de Shippagan, Kassim Doumbia, croit pour sa part que les médias sociaux sont devenus un incontournable de la politique municipale, mais qu’il y a toujours moyen de contrôler efficacement le message.

    La Ville de Shippagan a aussi eu sa part d’ennuis à cause de propos tenus en ligne par un conseiller mécontent, ce qui a mené à l’élaboration d’une politique d’utilisation des médias sociaux comme source d’informations et non comme outil de débats publics.

    «Ce ne sont pas tous les maires qui ont l’approche du maire de Caraquet. Il est actif, car il a le temps de le faire puisqu’il est à la retraite. Les médias sociaux peuvent rejoindre une certaine tranche de la population qui n’a pas le loisir d’assister aux réunions publiques. C’est un bon outil, sauf que ça ne doit pas devenir un outil de division et de négativisme sur la place publique», observe Kassim Doumbia.

    Un outil pour joindre les citoyens et incarner la municipalité

    Cyrille Simard juge quant à lui que sa présence sur les réseaux sociaux lorsqu’il était maire d’Edmundston n’était qu’une continuité de ce qu’il avait toujours fait dans sa vie professionnelle et personnelle.

    Il avoue que sa maitrise de Twitter et de Facebook l’a aidé à faire passer ses messages de façon efficace. Mais cela n’explique pas tout du virage numérique qu’a fait Edmundston pendant son mandat.

    «J’ai compris assez tôt que, dans la fonction de maire et de représentant d’un gouvernement municipal, l’aspect de la communication était un élément central. C’était particulièrement important, dans le genre de fonctions que j’avais, d’être le raconteur d’histoires en chef. Celui qui allait incarner la municipalité, la promouvoir et, en même temps, qui allait avoir une conversation authentique et directe avec les citoyens.»

    M. Simard s’est aussi rendu compte que chaque plateforme avait son utilité. Si Facebook a été jugé comme l’outil de choix pour communiquer avec les citoyens, Twitter a été désigné pour transmettre des messages à l’extérieur de la région d’Edmundston et du comté de Madawaska.

    À cela s’est ajouté un blogue, la diffusion des réunions publiques sur Facebook et une amélioration du site Web de la Ville d’Edmundston pour véritablement faire entrer la municipalité dans l’ère du numérique et susciter une participation citoyenne accrue.

    «Plus ça avançait, plus on voyait ces opportunités. Dans le cas des réunions du conseil, quand tu te rends compte qu’il n’y a pas grand monde qui y participe en personne, ça devient plate pour les élus […] J’ai finalement proposé l’idée de Facebook Live et ç’a fait ses preuves, car on a souvent eu une quarantaine de personnes par réunion et parfois même plus.»

    Les incidences de ce changement des façons de faire ont été considérables, avance Cyrille Simard : «Je me rappelle un moment où Mychèle Poitras [coordonnatrice des communications à la Ville d’Edmundston] me montrait un document qui parlait des villes les plus actives sur les réseaux au Québec, et on était, toutes proportions gardées, en avance sur bien des villes à bien des niveaux.»

    Selon M. Simard, la transparence accrue qu’offrent les réseaux sociaux est parvenue à convaincre certaines personnes que les élus municipaux ne prennent toutes leurs décisions dans l’ombre, à l’abri du regard du citoyen ordinaire.

    Contrairement à d’autres élus qui ont été attaqués de façon virulente et qui ont dû prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux, M. Simard estime qu’il a été chanceux de ne pas avoir subi le même sort.

    Comprendre les règles du jeu

    Selon Cyrille Simard, «si tu es sur les réseaux sociaux, il faut que tu t’attendes qu’il y ait une réaction et qu’elle ne soit pas toujours positive. Il faut apprendre à être diplomate ou tout simplement se taire si on n’apporte rien au débat».

    «Quand je me mets dans les souliers des élus qui ont reçu des attaques très personnelles et qui ont été victime de bassesses incroyables, je pourrais comprendre qu’ils voudraient se retirer de cet environnement qui peut devenir toxique.»

    M. Simard admet néanmoins qu’il a connu des moments difficiles, notamment lors des quelques mois supplémentaires durant lesquels son mandat de maire a été prolongé à cause de l’annulation des élections municipales au printemps de 2020.

    «La pandémie m’a forcé à prendre un certain recul, car je me suis aperçu que je m’autorisais à aller plus loin que ce je faisais normalement dans certaines interactions. Sans vouloir me justifier, toute la campagne de désinformation et les regroupements obscurs qui avaient des gens de la région comme partisans sont venus me chercher. Dans ces circonstances et avec la fatigue de la COVID, je suis allé assez loin dans certains cas», observe l’ancien maire d’Edmundston.

    «Je reconnais que ç’a été contreproductif quand je l’ai fait», conclut-il.

    Une arme à double tranchant

    Les réseaux sociaux et la politique municipale ne font pas toujours bon ménage, précise le chercheur universitaire Gilbert McLaughlin.

    D’un côté, les médias sociaux ont l’avantage d’offrir un outil de communication très large qui surpasse les moyens traditionnels et qui touche directement les citoyens, constate-t-il. Mais ses recherches ont montré que, de l’autre, ils peuvent devenir une bombe à retardement à cause de la prolifération et de la polarisation des commentaires haineux.

    «Il faut avoir une carapace épaisse. Ici, on est encore chanceux, car les sujets qui mettent le feu se limitent aux attaques verbales de la part de minigroupes qui font des dommages. Ce sont les minorités qui font l’histoire, qui sont les plus bruyantes, alors que la majorité silencieuse est assise dans son sofa. Mais en France ou en Angleterre, par exemple, ça va jusqu’à des attaques physiques», explique le chercheur.

    Gilbert McLaughlin a récemment livré une conférence rapportant que deux candidats sur trois avaient été la cible de propos injurieux dans les réseaux sociaux pendant la campagne électorale provinciale de 2020 au Nouveau-Brunswick.

    «Les gens semblent plus en confiance de dire ce qu’ils veulent en ligne, même si ce n’est pas anonyme. Ils ne sont pas en face de la personne. On remarque aussi que plusieurs commentaires ne viennent pas de leur circonscription, de leur quartier ou même de leur ville. Il n’y a pas de frontière sur Internet», signale le chercheur, selon qui la situation réelle est probablement pire parce que plusieurs élus éliminent rapidement ces commentaires ou refusent carrément de s’afficher sur les réseaux sociaux.

    M. McLaughlin félicite le gouvernement Trudeau de vouloir légiférer en matière d’utilisation des réseaux sociaux afin de contrer la haine et les menaces en ligne. Il se demande cependant comment sera tracée la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas en ligne et comment s’appliquera cette éventuelle mesure législative.

    Avec la collaboration du journaliste Bobby Therrien.

  • Revitaliser le centre-ville de Casselman

    Revitaliser le centre-ville de Casselman

    Le conseil municipal appuie le CRCVC dans sa demande pour une subvention de 246 000$ pour revitaliser le centre-ville de Casselman.  

    Le projet présenté par la municipalité aurait pour but de convertir le stationnement au 750 Principale en un site permanent au centre-ville pour y installer un marché public où les producteurs maraîchers et les artisans de la région pourront vendre leurs produits. Le projet comporte trois dimensions : l’aménagement du marché, la mise en place d’une programmation culturelle et une campagne de promotion. 

    Le site sera clôturé et protégé par un système de sécurité en plus d’être éclairé et alimenté en eau courante afin d’accueillir les marchands et les artisans. Le site sera également ré-asphalté, une scène sera construite et des bancs seront installés. Des poteaux lumineux seront également installés à partir du centre-ville jusqu’au marché pour attirer les touristes vers la nouvelle destination culturelle. 

    En plus d’assurer la sécurité des lieux, la clôture offrira un espace de création aux jeunes artistes de la région, qui seront invités à peindre des murales de graffitis sur les panneaux de la clôture. Un artiste sera embauché pour offrir des ateliers aux jeunes afin de les initier à l’art urbain et de les accompagner dans leurs réalisations artistiques. 

    Actuellement, la municipalité de Casselman n’a pas de centre dédié à la diffusion de la culture locale. La mise en place du marché permettrait de mettre en valeur les talents des artistes locaux et de favoriser la cohésion sociale. 

  • Les Nats de retour sur la glace

    Les Nats de retour sur la glace

    Les Wolves ont été les premiers à s’inscrire au pointage vendredi quand Charlie Johnson a marqué son 17e but de la saison pour donner l’avance aux siens, aidé par Owen Miley et Tyson Phare. L’attaquant des Nats William Pilon a créé l’égalité quelques minutes plus tard sur passes de Nick White et de Tucker Shields. Mais les Wolves ont rajouté deux buts avant la fin du premier vingt pour reprendre contrôle du match. 

    Cependant, les Nationals n’avaient pas dit leur dernier mot. L’équipe locale est parvenue à imposer son rythme aux visiteurs en deuxième période pour inscrire trois buts sans riposte. Manny Cabral a fait vibrer les cordages dès la première minute de jeu du deuxième engagement pour réduire l’écart à un but. Gabriel Filion a ensuite créé l’égalité à nouveau en inscrivant son 6e but de la saison sur des passes de Yanic Crête et de Joshua Reid. Quelques minutes plus tard, John Mulvihill donnait l’avance à Rockland pour la première fois du match, aidé par William Collins et Giovanni Morneau. 

    Gabriel Filion a inscrit le but victorieux pour les Nats au milieu du troisième vingt, aidé par Reid et le gardien Jack McGovern. Charlie Johnson a ensuite réussi à réduire l’écart à un seul but, mais c’était trop peu, trop tard, et les Nats ont réussi à conserver leur avance pour l’emporter par la marque de 5-4. 

    Défaite contre Smiths Falls

    Les Nationals recevaient les Bears de Smiths Falls à Rockland le lendemain. L’équipe locale a ouvert le pointage quand John Mulvihill a inscrit son 7e bit de la saison en avantage numérique, aidé par Tucker Shields et Manny Cabral. 

    Les Bears ont réussi à créer l’égalité en deuxième période quand Colton Chipman a marqué le premier but des visiteurs sur des passes de Jacob Lesser et de Lleyton McLean. Les Nats ont ensuite repris contrôle du match quand William Collins a redonné les devants aux siens en marquant son 5e but de la saison sur des passes de Dean Taylor et de Mulvihill. 

    Cependant, les visiteurs ont inscrit deux buts sans riposte en troisième période pour se sauver avec la victoire. 

    Les Nats occupent présentement le 4e rang de la division Yzerman dans la CCHL, douze points derrière les Grads de Navan et deux points devant les Colts de Cornwall. L’équipe de Rockland sera sur la route la semaine prochaine pour affronter les Braves à Brockville vendredi avant de faire face aux Canadians à Carleton Place dimanche. 

     

  • OPP promotes snowmobile safety

    OPP promotes snowmobile safety

    Between February 4 and 6, the Hawkesbury Ontario Provincial Police (OPP) snowmobile patrol unit verified 330 snowmobiles, gave 27 warnings for a variety of offences, and issued 13 tickets for offences ranging from speeding, no trail pass, unlawful muffler, and Fish and Wildlife Conservation infractions. 

    The OPP would like to remind snowmobilers to carry all required documentation, use proper safety equipment, and operate their snowmobile in a safe manner. Remember the proper licence, insurance, ownership, and trail permit whenever going out, always wear a helmet and proper winter gear, and never drive under the influence. Take a charged cellphone in case of a breakdown, as well as a safety kit with waterproof matches, a pocket knife, a compass, and a whistle.  

    Never go out alone and always tell someone where you’re going and when you expect to be back. Avoid unfamiliar areas at night, regularly inspect snowmobiles to ensure they are in good condition, and make sure to obey all speed and stop signs. 

    Above all, the OPP says, use caution when crossing frozen bodies of water and remember that No Ice is Safe Ice. 

  • SNC celebrates World Wetlands Day

    SNC celebrates World Wetlands Day

    The South Nation Conservation Authority (SNC) celebrated World Wetlands Day on February 2, a day to remind everyone of the value wetlands have to global ecology and that they need protection. Wetlands, also known as swamps, bogs, fens, or marshes, contribute to quality of life and survival in several key ways, and not just as picturesque settings for hikes. 

    Wetlands absorb and store excess water in the environment, which reduces the chance of flooding and minimizes the impact of drought. They trap sediments and phosphorous, which cause harmful algae blooms, and they reinforce soil to help prevent erosion. They also provide a home to thousands of species of plants and animals, providing them with food, water, and shelter. 

    Wetlands are vital to the 4,500 square-kilometre watershed the SNC oversees, and it’s their job to look after them. To that end, the SNC is partnering with Ducks Unlimited Canada (DUC), Canada’s wetland conservation leader, to restore and create wetlands across Eastern Ontario. 

    “Wetlands contribute to our quality of life and survival by playing a number of important roles in the environment,” said Michelle Cavanagh, SNC Stewardship Lead. “With support from DUC, we are able to enhance and protect wetlands throughout our watershed that are so vital to our wellbeing – improved water quality and quantity and valuable wildlife habitat.” 

    “Ducks Unlimited Canada is inviting everyone to celebrate World Wetlands Day by putting on their boots and jacket and taking a stroll in nature. Wetlands are one of Ontario’s best kept winter secrets. These incredible ecosystems are the hardest-working habitats in every season, and we’re proud to partner with the Government of Canada and South Nation Conservation to restore more wetland habitat in Eastern Ontario,” said Lynette Mader, DUC’s manager of provincial operations for Ontario. 

    The new partnership is already planning to convert a failed spruce plantation into a 10-acre wetland, create headwater wetland features to re-wet the landscape, and help landowners create or restore wetlands on their properties. DUC is also helping the SNC acquire ecologically significant land, like wetlands. SNC owns 13,000 acres of land in Eastern Ontario through partial purchases and donations through SNC’s Land Securement Program. 

  • Local man arrested in North Stormont

    Local man arrested in North Stormont

    Ontario Provincial Police (OPP) officers responded on January 23 to a call about domestic abuse in North Stormont Township. Police allege that a 33-year-old Clarence-Rockland man struck his common-law partner and confined her to an area of the residence, the latest in a history of domestic abuse incidents. 

    The man was arrested on January 26 and is charged with three counts of assault, mischief under $5000 value, forcible confinement, criminal harassment, and uttering threats of death or bodily harm. His name will not be released to protect the identity of the victim, and he was scheduled to appear in Cornwall court on January 31. 

  • Une passion de longue date pour la fourrure

    Une passion de longue date pour la fourrure

    «J’aime ce que je fais», a déclaré M. Levaque. 

    Certains des clients qu’il a servis au fil des ans sont émus lorsqu’ils reçoivent les résultats des efforts de Jean-Yves Levaque et de son personnel pour créer un nouvel article de fourrure prêt-à-porter ou pour donner une nouvelle vie à une ancienne pièce de fourrure précieuse pour une femme qui avait juste besoin de quelques pièces supplémentaires pour la rendre comme neuve. 

    «Elle (la cliente) vous fait un câlin, dit M. Levaque en souriant. Elle est tellement heureuse avec ce manteau qu’elle adore». 

    La fourrure, une affaire de famille

    Levaque a hérité sa passion pour le métier de fourreur de ses parents, Raoul et Marie-Claude Levque. 

    Ce qui est devenu l’une des plus anciennes entreprises familiales de Hawkesbury a commencé il y a plus de 70 ans à Montréal, où vivait Raoul Levaque, un jeune homme d’une vingtaine d’années. À l’époque, il travaillait dans un lave-auto lorsqu’un voisin lui a proposé de le prendre comme apprenti dans le métier de fourreur. 

    «Il (le voisin) a dit à mon père : «Tu mérites mieux que de travailler dans un lave-auto», raconte Levaque. Il lui a proposé de lui apprendre tout ce qui concerne le métier, et mon père a prouvé qu’il avait le talent pour travailler la fourrure». 

    Pendant que le jeune Raoul Levaque apprenait tout ce qu’il pouvait sur le métier de fourreur, il courtisait également Marie-Claude Durocher, qui vivait avec sa famille à Hawkesbury à l’époque. Raoul Levaque a mis autant d’efforts dans cette romance à distance que dans l’apprentissage du métier de fourreur. 

    «Il allait la voir les fins de semaine, a dit Jean-Paul Levaque, se rappelant les histoires que ses parents avaient racontées sur leurs fréquentations. Il devait pédaler sur son vélo pendant huit heures (aller-retour) pour la voir». 

    Lorsque le jeune Levaque a décidé de déménager à Hawkesbury pour être avec la femme qu’il aimait, l’homme qui l’a fait entrer dans l’industrie de la fourrure l’a aidé à s’installer pour créer sa propre entreprise dans le métier. Raoul Levaque a reçu une machine à fourrure, un type de machine à coudre conçue pour le travail de la fourrure, un mannequin de présentation, ainsi qu’un chapeau, une étole et un manteau en vison pour les exposer. 

    Boutique Levaque

    Raoul et Marie-Claude Levaque ont ouvert les portes de la Boutique Levaque en 1945. L’emplacement original de Hawkesbury était sur la rue Main, là où se trouve maintenant le Restaurant Carole. 

    Ils travaillaient ensemble, sans autre personnel, au début de leur nouvelle entreprise. Plus tard, ils ont déménagé leur entreprise sur un autre site, avec l’ajout d’une section de tissus et de vêtements de laine et de vêtements pour femmes que Marie-Claude gérait tandis que Raoul continuait à travailler dans le domaine de la fourrure. 

    Au milieu des années 1950, la Boutique Levaque s’est installée à son emplacement actuel sur la rue Main, à quelques pas de l’église. L’entreprise a continué de croître, tout comme la ville de Hawkesbury, tant en taille qu’en réputation. 

    «Maintenant, nous avons des gens de Montréal à Ottawa et à Gatineau, dit Jean-Yves Levaque, en parlant de sa clientèle. J’ai même vendu des trucs à un gars en Australie, une fois »». 

    Jean-Yves Levaque, aujourd’hui âgé de 63 ans, a commencé à travailler à temps plein dans l’entreprise familiale à l’âge de 17 ans, après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires. Son frère aîné, Jean-François, avait également suivi les traces de leur père et fait partie du métier de fourreur à la Boutique Levaque. 

    Au cours de son propre apprentissage sous la supervision de son père, Jean-Yves a tout appris sur le travail de la fourrure. Les dix premières années dans l’entreprise familiale, il a passé son temps à apprendre à coudre, en travaillant avec trois tailleurs différents spécialisés dans le travail de la fourrure. Plus tard, il a appris le «blocage», c’est-à-dire la façon d’assembler une pièce de fourrure, auprès d’un homme qui travaillait comme bloqueur dans l’une des plus grandes entreprises de fourrure de Montréal. 

    Toutes ces compétences, M. Levaque aime encore les utiliser lui-même, même s’il a maintenant des employés qui s’y connaissent aussi en fourrure. 

    «Je sais coudre, dit-il. Je sais comment couper. Je sais comment bloquer. Je pourrais faire moi-même un manteau sur commande en quelques semaines.» 

    Une nouvelle vie pour une vieille fourrure

    Comme ses parents avant lui, Jean-Yves travaille en partenariat avec sa femme, Sylvie Leduc, à la Boutique Levaque. Elle est une «finisseuse» talentueuse, habile dans la couture fine nécessaire pour fixer la doublure, les cols et autres pièces d’embellissement d’un manteau de fourrure, d’un chapeau, d’une étole, de gants ou d’autres articles. 

    Au fil des ans, la Boutique Levaque s’est adaptée à toutes les tendances de l’industrie de la fourrure. La boutique a acquis une réputation d’excellence en matière de fourrure recyclée, notamment avec une ligne d’ours en peluche en fourrure recyclée. 

    Le recyclage de la fourrure consiste à donner une nouvelle vie à un article en fourrure existant qui est encore en bon état mais que le propriétaire ne peut plus porter pour diverses raisons. Le processus de recyclage d’un article en fourrure commence par la prise des mesures de son propriétaire et des informations sur ce qu’il faut faire. 

    Parfois, il s’agit simplement d’apporter quelques ajustements à l’article pour qu’il soit mieux adapté. Ou le propriétaire peut vouloir ajouter un ou deux ornements à la pièce originale. 

    L’étape suivante consiste à démonter l’article en ses différents éléments. Ensuite, il faut parcourir le stock de fourrures d’approvisionnement pour trouver des pièces dont le type, la couleur et l’aspect général correspondent à ceux des pièces originales. Il s’agit ensuite de mesurer, de couper et de rebloquer toutes les pièces, originales et nouvelles, pour en faire un vêtement fini. 

    Le processus de recyclage de la fourrure est l’une des trois vidéos YouTube réalisées par Levaque et présentées sur le site Web de la Boutique Levaque. Les autres vidéos fournissent des détails sur le bon entretien des pièces en fourrure et d’autres informations utiles. 

    La fin d’une époque

    Les portes de la Boutique Levaque fermeront définitivement le 31 mai, mettant fin à l’une des plus anciennes entreprises familiales du centre-ville de Hawkesbury. M. Levaque prendra sa retraite après des décennies de dévouement et de passion pour le commerce de la fourrure. Ses enfants poursuivent tous leur propre choix de carrière avec le même dévouement et la même passion qu’ils ont héritée de lui. 

    «Maintenant, il est temps de prendre soin de mon corps et de mon esprit», a déclaré M. Levaque, souriant en parlant de passer du temps au chalet familial pour faire un peu de chasse et de pêche, et peut-être aussi un voyage au sud vers le Costa Rica ensoleillé. 

    Mais rester assis à ne rien faire ne fait pas partie de son plan de retraite. 

    «J’ai toujours quelque chose à faire, dit-il en souriant. Je peux être électricien, plombier ou mécanicien. Tout ce qui se casse, je peux le réparer». 

  • The boys are back!

    The boys are back!

    The Cougars were celebrating their 30th anniversary during the game against the Rockets on Saturday, and founders Ian MacRae, Charlie Bernique, Garry Barton and Joe Kelly were in attendance. As a part of the Champlain Township Winter Carnival festivities, the first 50 fans were admitted to the game for free and also received free popcorn. 

    The teams seemed pretty evenly matched early on, until the Rockets exploded at the end of the first period, scoring three goals in under two minutes. The visiting team then added another four goals in the second period and another in the third to finally beat the Cougars 8-3. 

    Vankleek Hill did manage to rally and score three goals in the third period to avoid getting shut out. Justin Chaumont scored two goals and Zachary Bigras scored one for the home team, while Brenden Easterbrook, Jérémy Marcotte, Joshua Renaud and Maxim Rozon each scored an assist in the loss. 

    According to Cougars’ Head Coach Franky Dopelhamer, the team built upon their scoring outburst at the end of the game to carry that momentum into the game against the St-Isidore Eagles on the following day: “That was a tough game for us. We kept making unforced errors and allowing odd-man rushes that often lead to scores. But we had a little more success offensively in the third period, and we were able to build on that success to carry the momentum into the game against the Eagles.” 

    Vankleek Hill played a perfect game against St-Isidore, scoring two goals and shutting out the home team to secure the win. Nicholas Campbell and Joshua Renaud each scored a goal for the Cougars, with Justin Chaumont, and Nathan Sauvé notching assists in the victory. 

    The Cougars are playing for .500 this season and currently sit in 5th place in the NCJHL general standings, tied with the Eagles three points behind the Gatineau-Hull Volant. They will face off against the Eagles and the Rockets once again this week, and the result of those games will determine the standings for the playoffs.