Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Un refuge pour les animaux maltraités

    Un refuge pour les animaux maltraités

    Un gros dindon en particulier, Edward, qui considère le journaliste comme une menace, se révèle un ennemi redoutable, gonflant ses plumes, donnant des coups de pied et des coups d’ailes. M. Boswell n’a pas fait attention à lui et a tranquillement demandé à la bénévole Katia Albert d’éloigner le dindon de garde autoproclamé.

    « Edward n’aime pas particulièrement les hommes », a dit Katia Albert en prenant l’oiseau massif dans ses bras et en l’emmenant dans un enclos avec des canards.

    Les efforts d’Edward ayant été frustrés, M. Boswell a poursuivi la visite du sanctuaire d’animaux de ferme de sa famille.

    Le sanctuaire agricole Penny Lane a été créé à Vars en 2010, pour sauver et réhabiliter des chevaux, selon la volonté de Karyn, la fille de Larry et Nancy Boswell. Le sanctuaire a fini par accueillir plus de 30 chevaux, puis la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal leur a demandé s’ils voulaient aussi accueillir quelques chèvres.

    « C’est à partir de là que tout s’est développé », a dit M. Boswell.

    Maintenant situé sur plus de 50 acres à Saint-Pascal-Baylon, Penny Lane s’occupe de centaines d’animaux. Des chèvres, des dindes, des cochons, des vaches, des chevaux, des canards, des ânes, un lama nommé Henry et deux rares basls jumeaux, un croisement accidentel entre une chèvre et un mouton. La plupart des animaux de Penny Lane étaient autrefois maltraités, négligés et destinés à l’abattage ou à l’euthanasie. Grâce aux relations des Boswell avec les habitants, les agriculteurs, la SPCA et un réseau d’organisations de sauvetage d’animaux, ces animaux vivent leur vie sous les soins des Boswell et d’une longue liste de plus de 30 bénévoles.

    « Le travail qu’ils font est absolument essentiel », a dit Tammy Benoit, responsable des placements spéciaux à la SPCA.

    Le coût de l’élevage d’animaux de ferme est souvent prohibitif, et les sanctuaires sont sous-financés et ont atteint ou dépassé leur capacité à accueillir davantage d’animaux, selon Mme Benoit. Penny Lane comble un vide dans le réseau de sauvetage des animaux, en prenant souvent des animaux que d’autres sanctuaires ne peuvent ou ne veulent pas héberger, comme des coqs ou des animaux souffrant de problèmes médicaux coûteux.

    « Karyn est la première personne que j’appelle lorsque j’ai un animal. La toute première personne, a dit Mme Benoit. Sans elle, nous n’aurions aucune ressource pour ces animaux. »

    Les animaux célèbres

    Parmi les animaux les plus célèbres de la ferme figurent Cowboy, un cheval torturé par ses anciens propriétaires, et un cochon nommé Mango, qui a échappé à l’abattoir en sautant d’un camion de transport. Un autre cochon, abandonné à l’angle très fréquenté de Bank Street et Heron Road alors qu’il était bébé, souffre d’agoraphobie. Il y a aussi Mac, une chèvre à trois pattes avec une patte imprimée en 3D qu’elle refuse de porter. Pour M. Boswell et l’équipe, ces animaux sont parfaits pour enseigner aux gens l’importance du bien-être animal et la valeur d’une vie.

    « La partie principale de notre mission est d’éduquer les gens », a dit M. Boswell.

    Bien qu’il ne soit normalement pas ouvert au public, le sanctuaire organise périodiquement des journées portes ouvertes, des visites et des collectes de fonds pour soutenir leur mission de compassion et de respect des animaux. Il accueille également des groupes du Collège Algonquin et de l’Université d’Ottawa qui viennent aider à la ferme.

    Pour les bénévoles, les animaux sont également thérapeutiques. Katia Albert, la manipulatrice d’Edward le dindon, en tant que militante des droits des animaux, voit souvent des animaux en détresse et exposés à certaines des pires conditions qu’ils endurent. Venir à Penny Lane et s’occuper des animaux dans un environnement dans lequel ils s’épanouissent est une note de positivité dans ce qui est normalement une période assez sombre …

    « Cela nourrit un peu mon âme », a dit Mme Albert.

    Une partie de la communauté

    En tant que végétalien engagé depuis plus de 50 ans, converti après avoir travaillé dans un abattoir pendant seulement deux semaines, M. Boswell sait qu’il doit travailler avec des agriculteurs et des non-végétaliens, parce que faire partie de la communauté est important pour ce qu’ils font.

    « Notre foin provient d’un éleveur de bovins, a dit M. Boswell. L’idée que les végétaliens peuvent vivre dans un monde non végétalien et devenir un petit culte séparé ne fonctionne pas vraiment. Nous ne pourrions pas nous en sortir ici si nous ne traitions qu’avec des végétaliens. »

    Beaucoup des animaux du sanctuaire leur ont été apportés par des agriculteurs et des membres de la communauté qui s’inquiétaient de leur bien-être ou ne pouvaient plus s’en occuper.

    Cela dit, étant entouré d’agriculteurs dans les régions rurales de l’Ontario, il sait que ce qu’ils font est souvent perçu comme une curiosité.

    « Ils secouent la tête comme si nous étions fous, a dit M. Boswell. »

    Penny Lane fonctionne aussi entièrement grâce aux dons et à la force humaine de ses bénévoles, une autre raison de garder des liens étroits avec sa communauté. En tant que société familiale à but non lucratif, M. Boswell affirme fièrement que personne ne touche de salaire, pas même lui, et que tous les dons monétaires servent à prendre soin des animaux sauvés.

    Une journée portes ouvertes, initialement prévue en août mais reportée en raison de l’inquiétude suscitée par l’augmentation du nombre de cas de COVID, est prévue pour le début du mois d’octobre. Penny Lane se réjouit de reprendre les visites de groupes les weekends de l’automne.

  • Les candidats pour Argenteuil

    Les candidats pour Argenteuil

    Agnès Grondin, la députée dans la circonscription d’Argenteuil depuis 2018, se représente à nouveau pour la CAQ. Avant d’entrer en politique, la biologiste de formation était conseillère en environnement pour la MRC d’Argenteuil. Elle tentera d’aider le premier ministre François Legault à remporter une seconde élection majoritaire.

    Le Dr Karim Elayoubi est le candidat du Parti conservateur québécois. Originaire du Saguenay, il exerce au Centre médical Argenteuil et est urgentiste à l’Hôpital de Lachute. Il est aussi conseiller principal en matière de santé au sein de l’équipe nationale du comité santé formé par le chef du Parti conservateur Éric Duhaime. Il veut maintenant se lancer en politique pour tenter d’améliorer le système de santé du Québec.

    Philippe Lebel est le candidat du Parti libéral du Québec. Le natif des Laurentides a été président de l’Union étudiante du Québec de 2019 à 2020 et a agi comme recherchiste et analyste politique pour l’Alliance canadienne des associations étudiantes. Le candidat libéral a à cœur la protection de l’environnement et la lutte aux changements climatiques.

    Marcel Lachaine est le candidat de Québec solidaire. Il est vice-président de Solidarité Laurentides Amérique centrale, titulaire d’une maitrise en science politique et a œuvré pendant plusieurs années au sein d’Emploi Québec. Il veut maintenant lutter pour la lutte aux changements climatiques et l’élargissement de l’accès aux soins de santé et à l’éducation.

    Luis Alvarez est le candidat du Parti vert. Originaire du Mexique, il s’est établi au Québec avec sa mère à l’âge de 9 ans, à titre de réfugié. Il possède un baccalauréat en développement international de McGill et complète présentement sa maîtrise en science politique. Il aimerait faire sa part pour se diriger rapidement vers une transition écologique et mettre en œuvre des solutions plus soutenables à long terme pour notre société.

    En date du 29 aout, le Parti québécois n’a pas nommé de candidat dans la circoncription d’Argenteuil.

    La circonscription d’Argenteuil a une population de 58 865 habitants dont 47 351 électeurs. La circonscription regroupe notamment les villes de Lachute, Brownsburg-Chatham, Saint-Colomban Morin-Heights ainsi qui Grenville et Grenville-sur-la-Rouge. Pour vérifier si votre nom est sur la liste électorale, vous pouvez visiter le https://www.electionsquebec.qc.ca/voter/verifier-son-inscription-a-la-liste-electorale/ ou contactez le (418) -518-9422.

  • Colacem soumet une demande de plan d’implantation

    Colacem soumet une demande de plan d’implantation

    Conformément au paragraphe 41 (3.6) de la Loi sur l’aménagement du territoire, le plan et les dessins ainsi que les renseignements et les documents fournis à l’appui de la demande de réglementation du plan d’implantation ont été examinés et la demande a été jugée complète le 26 juillet 2022.

    Les documents fournis comprennent le formulaire de demande dûment rempli et le paiement des frais, un registre des parcelles, un rapport de gestion des eaux pluviales, les plans d’arpentage, le plan du site, le plan de nivellement, le plan d’approvisionnement, le plan d’aménagement paysager, une étude sur les impacts de la lumière, une étude sur le bruit et les vibrations et le plan des élévations architecturales.

    Loi 109

    En juin, le canton de Champlain a mis en place les mesures nécessaires pour accélérer les changements de zonages, les demandes de plan de subdivision et les demandes de plan d’implantation en accord avec la loi 109 du gouvernement ontarien pour plus de logement pour tous.

    La loi 109 vise à accélérer le processus décisionnel dans les questions de zonage et de planification et expédier les projets prioritaires. Les décisions pour les soumissions de plan d’implantation sont maintenant rendues par la greffière, Alison Collard, au lieu du conseil municipal, depuis le 1er juillet. Les décisions sont rendues après les recommandations des différents départements.

    D’après la loi 109, la municipalité avait 30 jours pour déterminer si la demande était complète. Elle a 60 jours pour en faire l’analyse et rendre sa réponse. Le conseil du canton de Champlain n’a donc pas de pouvoir exécutif quant à la décision pour le plan d’implantation de Colacem.

    Réaction du conseil

    Bien que le conseil n’ait plus de mot à dire dans la décision du plan d’implantation, les membres cherchent à trouver des solutions pour défendre les intérêts de la population. « Personnellement, je pense qu’on ne peut pas faire confiance à Colacem, a affirmé M. André Roy. Ils ne nous remettront pas toutes les informations. On n’aura pas les résultats de cette année en ce qui a trait à l’environnement, les sols, l’eau et la pollution atmosphérique. Malheureusement je pense qu’on ne peut pas non plus faire confiance au ministère. Je ne suis pas convaincu que ces gens-là vont protéger les meilleurs intérêts de la communauté. »

    Le conseil doute d’ailleurs de la fiabilité de Colacem quant à l’obtention des permis nécessaires de la part de Pêches et Océans Canada. « Selon ce qui a été envoyé, ils n’ont pas eu les permis nécessaires de la part du Ministère des Pêches et Océans du Canada (MPO). Ils ont fait les demandes il y a longtemps et elles n’avaient pas étés approuvées. Il n’y a jamais eu de suivis par la suite », a affirmé M. Roy. En date, du 25 aout, Colacem n’avait pas obtenu de permis du MPO, et n’avait pas soumis de nouvelles demandes.

    M Gerry Miner, membre du conseil depuis près de 20 ans, a exprimé ses craintes en comparant la future usine de Colacem avec la cimenterie de Port-Daniel en Gaspésie. « On sait que dernièrement, dans le journal de Montréal, il y a plusieurs choses qui se sont dit à propos du plan de ciment à Port Daniel en Gaspésie, à propos du fait que c’est un des plus gros pollueurs au Québec présentement, a dit Gerry Miner. Ils ont des gros problèmes de poussière et disent que cette poussière-là n’est pas nocive pour la santé. Je ne suis pas pour m’obstiner là-dessus, je ne suis pas un chimiste, mais ils disent que vivre autour de ça, tes vitres ne sont jamais nettes et tu ne peux pas étendre ton linge dehors. »

    Action Champlain

    Les membres d’Action Champlain sont toujours optimistes et continuent le combat. « C’est juste une autre étape. Ce n’est pas fini, a affirmé Mme Elaine Demers. »

    Mme Demers fait confiance au conseil du canton de Champlain, qui était aussi opposé à la cimenterie en 2017. « On sait que Champlain va quand même faire son ouvrage et toutes les vérifications nécessaires. »

    M Konstatine Malakos avec l’aide d’Action Champlain a soumis une pétition au député de Rosemont – La Petite-Patrie Alexandre Boulerice, demandant d’arrêter la construction de toutes les nouvelles installations utilisées par les industries hautement polluantes, telles que les cimenteries, les installations de déchets nucléaires, les usines, etc., jusqu’à ce qu’il y ait une consultation approfondie avec les communautés autochtones dont l’environnement naturel sera affecté par le projet, que le ministère des Pêches et des Océans procède à un examen complet des impacts sur la faune si le projet de construction touche les eaux interprovinciales ou internationales, qu’un examen soit effectué par une tierce partie neutre et non par des entreprises embauchées par les sociétés qui tentent de construire les projets et que les coûts de ces examens soient payés par ces sociétés. La pétition devrait être discutée en chambre des communes en septembre.

    Le 30 août, Action Champlain a aussi soumis une demande de désignation du projet de cimenterie à L’Orignal en tant que Projet désigné en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation d’impact (LEI) à l’honorable Steven Guilbeault, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique du gouvernement fédéral.

  • Colacem n’a pas l’autorisation de Pêches et Océans

    Colacem n’a pas l’autorisation de Pêches et Océans

    Une demande de révision produite par Golder Associates avait été soumise au Programme de protection des pêches du MPO en juin 2016 à savoir si le remblaiement de 3911m2 du drain principal et 650m2 de canaux de drainage intermittents pourraient endommager la population de poisson, ce qui est interdit sous la section 35(1) de la loi sur les pêches et s’ils pourraient y avoir un impact néfaste sur les espèces en péril.

    Pêches et Océans avait déterminé qu’il n’y avait pas d’espèces de poissons ou d’autres espèces aquatiques en péril dans les environs du projet mais avait refusé la proposition en stipulant que le remblaiement des canaux de drainage pourrait résulter dans la destruction d’habitats de poissons, ce qui est interdit sous la section 35(1) de la loi sur les pêches.

    Pêches et océans avait ajouté dans un message envoyé à Colacem, en date de septembre 2017: « Souvent, la relocalisation et la nouvelle conception d’un projet peuvent éviter et atténuer les impacts et le potentiel de dommages graves pour les poissons. Si vous décidez de déplacer ou de revoir la conception de votre projet, cela pourrait réduire les impacts de votre proposition à un niveau tel qu’une autorisation n’est pas requise. »

    Fichier Fermé

    Le fichier Colacem a été fermé par Pêches et Océans en 2019 à cause de l’inactivité. Cependant, Abigail Theano-Pudwill, conseillère en communication chez Pêches et Océans a affirmé qu’ « après des discussions plus récentes avec les consultants de tenants, Pêches et Océans a été informé qu’une demande d’examen révisée sera soumise. »

    Pêches et Océans

    Le programme de protection du poisson et de son habitat est chargé d’examiner les travaux dans et autour de l’eau pour leurs impacts physiques sur le poisson et son habitat. L’exploitation de l’usine et de la carrière, y compris les émissions, les effluents, le bruit, etc., dépasse la portée du mandat de Pêches et Océans et l’examen de ces aspects relèverait d’autres organismes provinciaux ou fédéraux.

    Plan d’implantation

    Colacem a soumis, à la fin juillet, une demande de réglementation du plan d’implantation à la municipalité de Champlain pour le développement de la cimenterie. À la suite de la demande, le comité de révision composés des différents chefs de départements, dont le surintendant de l’eau, dressera une liste d’études et d’approbations à fournir avec l’application. Cette liste peut inclure une approbation de Pêches et Océans Canada. Une fois ces études et approbations reçues, le comité de révision évaluera les différents documents.

  • Simon Rozon veut renommer Hawkesbury Est

    Simon Rozon veut renommer Hawkesbury Est

    «Une chose que j’ai dans mon cœur depuis un certain temps, c’est d’avoir un nouveau nom pour Hawkesbury-Est, a déclaré M. Rozon, lors d’une entrevue téléphonique le 26 août. Lors des réunions provinciales, on nous confond parfois avec Hawkesbury. Nous devons avoir un nom qui soit utilisable en français et en anglais.»  

    M. Rozon a déjà une idée de nouveau nom pour le canton, un nom qui mettrait également en valeur le patrimoine historique de la région. L’explorateur Samuel de Champlain a traversé la région lors de son voyage sur la rivière des Outaouais en 1613. M. Rozon a fait remarquer que le canton de Champlain porte le nom de l’explorateur et il propose donc un nouveau nom pour Hawkesbury-Est afin de compléter son voisin municipal.  

    «Pourquoi ne pas l’appeler le canton de Samuel, a déclaré M. Rozon. Ce serait un bon nom, à mon avis.»  

    Entre-temps, M. Rozon travaille à ce qui pourrait être sa dernière campagne électorale municipale. Il a servi le canton en tant que conseiller pendant 17 ans, d’abord pendant une période de neuf ans il y a deux décennies, puis à nouveau pendant les huit dernières années, après que plusieurs amis et partisans l’aient convaincu de refaire campagne en 2014.  

    Maintenant, avec Richard Sauvé qui a décidé de ne pas se représenter pour le poste de maire adjoint, M. Rozon aimerait remporter le siège en octobre pour terminer son temps au conseil du canton.  

    «Ce serait mon dernier mandat», a-t-il déclaré.  

    M. Rozon a fait remarquer qu’avec l’ancien maire d’Alfred-Plantagenet, Stéphane Sarrazin, comme nouveau député provincial de Glengarry-Prescott-Russell au sein du gouvernement progressiste-conservateur, la circonscription a un représentant qui connaît bien les enjeux et les besoins locaux. Il pense également que la circonscription a une meilleure chance d’obtenir une attention et une aide financière pour ses besoins, avec un député qui fait partie du parti au pouvoir.  

    M. Rozon a une priorité principale parmi sa liste d’enjeux de campagne.  

    «Tout d’abord, maintenir nos impôts à un niveau bas, comme c’est le cas actuellement», a-t-il confié.  

    La deuxième priorité est de continuer à faire pression sur les gouvernements provincial et fédéral au sujet de tout programme de subvention pour les routes municipales et autres infrastructures. Il a fait remarquer que le canton doit gérer ses plans d’infrastructure et avoir des propositions de projets prêtes pour le moment où l’aide financière des gouvernements sera disponible.

  • Un ancien conseiller souhaite devenir maire adjoint

    Un ancien conseiller souhaite devenir maire adjoint

    M. Tranchemontagne, âgé de 73 ans, a rempli trois mandats au conseil, de 1991 à 2000. Retraité de sa carrière d’instructeur en conduite d’équipement lourd, M. Tranchemontagne pense qu’il est temps qu’il reprenne une participation active à la politique locale.  

    «Je suis à la retraite, j’ai beaucoup de temps à consacrer à la politique, et j’aime la politique municipale, a-t-il déclaré, lors d’un entretien téléphonique le 28 août. Je veux aider à la réalisation de tous les nouveaux projets. Je pense aussi que nous avons besoin de nouveaux visages au conseil municipal».  

    La remise en état et le réaménagement futurs du site de décharge illégale situé sur la route de comté 14, juste à l’extérieur du village de Saint-Eugène, sont l’une de ses préoccupations. Le terrain a fait l’objet d’un projet de recyclage qui n’a jamais été approuvé par le ministère provincial de l’Environnement. Le canton a depuis pris possession de la propriété pour non-paiement de taxes et a maintenant conclu une entente avec PraxEco Network Inc, une entreprise québécoise spécialisée dans les projets environnementaux, pour nettoyer les monticules de débris laissés sur le site et y aménager une serre commerciale et une petite entreprise de fabrication.  

    M. Tranchemontagne s’inquiète de savoir si le canton aura ou non une responsabilité financière future pour le site. Il s’intéresse également aux plans d’aménagement d’un nouveau centre communautaire pour le village de Saiint-Eugène.

  • Paul Émile Duval veut faire un retour au conseil

    Paul Émile Duval veut faire un retour au conseil

    L’ancien conseiller de Vankleek Hill a été conseiller pour la municipalité de Vankleek Hill puis de Champlain après sa la formation du nouveau Canton. En tout, il a passé près de 39 ans au conseil municipal. En 2018, M Duval s’est incliné dans la course à la mairie face au maire actuel, M Normand Riopel.

    M Duval dit être toujours à jour sur les évènements dans la municipalité. « J’ai toujours suivi ce qui se passait dans les derniers quatres ans » affirme-t’il.

    Bien qu’il fait campagne dans le quartier de Vankleek Hill, il veut représenter tout le canton au conseil. « J’ai de l’expérience, dit M Duval. Je ne suis pas là pour représenter juste Vankleek Hill, je suis là pour représenter tout le Canton de Champlain. »

    Pour M Duval, un des projets les plus importants est de coopérer avec la ville de Hawkesbury pour faire traverser l’eau du côté Nord de la route 17 appartenant à Hawkesbury au côté sud de la route appartenant à Champlain. « Ça fait des années qu’ils en parlent de ça, explique-t’il. Hawkesbury change de maire, nous on a changé de maire, ils en parlent encore mais ce n’est pas fait. C’est une des choses qui seraient bonnes, pas juste pour Champlain mais Hawkesbury aussi. »

  • La passion des fruits

    La passion des fruits

    Depuis 2008, Robert Poirier est le propriétaire des Fruits du Poirier à Saint-Eugène, une permaculture de fruits sans pesticide ni insecticide chimique.

    Après avoir été ingénieur spécialisé dans la réduction des gaz à effets de serre, Robert Poirier s’est lancé dans une carrière de cultivateur à 54 ans : « Je voulais quelque chose de différent. Dans mon autre job, j’étais toujours dans des grosses industries, des usines, des fonderies… Des environnements pas très agréables. Là je suis à l’air frais et je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. J’ai acheté la ferme à 54 ans. On a pas commencé à récolté des fruits dès le départ. Au début, mon garçon a commencé avec des légumes, pis c’est par après qu’on a commencé à planter des fruits. »

    Les Fruits du Poirier sont spécialisés dans la production de superfruits, des aliments particulièrement riches en antioxydants qui sont censés avoir un effet bénéfique sur la santé. Robert Poirier cultive la camerise, la groseille à maquereau, l’amélanche, la casseille, le cassis, la gadelle, l’aronia, le kiwi rustique et l’argousier, en plus de fruits mieux connus comme les mûres, les framboises, les pommes, les poires et les prunes.

    « On s’est vraiment spécialisé dans les fruits qu’on ne retrouve pas en épicerie » raconte Robert Poirier, « Tous les fruits un peu bizarres, je voulais les avoir pour me démarquer des autres. On a commencé par planter des camerisiers, après ça des kiwis, pis ça a grandi petit à petit. »

    Les Fruits du Poirier font également leur propre miel sur place, de même que du jus de camerise, des cuirs de camerise et des tartes aux camerises. Jusqu’à tout récemment, les visiteurs pouvaient même faire leurs propres confitures, mais cette partie de l’entreprise a dû être mise sur pause pour l’instant.

    Certains clients reviennent cueillir des fruits à chaque semaine. La ferme compte même une quarantaine de membres abonnés qui ont droit à certains privilèges comme la cueillette prioritaire et des réductions de prix lors des événements spéciaux.

    « Nous ce qu’on offre, c’est une expérience dégustative aux gens. On les invite à venir découvrir des produits, à les cueillir, à les goûter sur place, en nature. Ça ne se compare pas vraiment avec aller à l’épicerie. »

    Un des défis pour les producteurs locaux est de rendre leurs produits accessibles au public, c’est pourquoi les Fruits du Poirier se sont affiliés à d’autres producteurs de la région afin de multiplier les points de vente des entreprises locales : « On essaie de s’entraider entre petits producteurs, avec la ferme Mariposa, les Matantes, le Domaine du Roi… on essaie de faire ça comme un petit marché. Comme ça si quelqu’un va à Mariposa, il peut acheter mon jus de camerise, et si il vient ici, il peut acheter des produits des Matantes ou du Domaine du Roi. »

  • Danser pour la gloire nationale

    Danser pour la gloire nationale

    Plus de 8 000 danseurs de 27 pays ont participé à ce tournoi de danse, dont 29 élèves, âgés de 7 à 25 ans, qui constituaient les quatre équipes sélectionnées pour y prendre part. Trois des équipes se sont classées premières et la quatrième est arrivée deuxième dans leur groupe respectif, ce qui témoigne de la qualité des danseurs du studio.

    « Lorsque nous participons à des compétitions, nous sommes souvent très minoritaires, a affirmé Bonnie West, directrice de la danse et propriétaire de Remix Dance. Nous venons d’une si petite ville que nous n’avons pas beaucoup de gens parmi lesquels choisir. C’est donc un accomplissement incroyable pour nous de pouvoir envoyer autant d’équipes. »

    Le succès des équipes est une source de fierté pour Mme West. La plupart des années, une seule équipe est invitée à participer à la Coupe du monde de danse. Le fait que quatre équipes se soient classées parmi les trois premières est quelque chose de spécial pour elle.

    « Les élèves ont tous travaillé très dur et nos professeurs ont tous été très dévoués, également. Tout le monde s’est efforcé de faire une très bonne année, a dit Mme West. »

    Ayant enseigné la danse pendant 25 ans, dont 20 à Remix, Mme West constate une augmentation de la popularité de la danse dans la région et lors des compétitions. Selon elle, le talent des danseurs et le nombre de concurrents sont en nette augmentation.

    « La danse offre aux jeunes la possibilité de s’exprimer tout en faisant partie d’une équipe, a confié Mme West. C’est une structure qui favorise une forte estime de soi et le dévouement. »

    Même si la participation à Remix a été affectée par la pandémie, réduisant les danseurs du studio à environ 100 contre environ 300 avant la pandémie, les auditions en cours pour leurs équipes de compétition prouvent que l’intérêt pour la danse hip-hop est toujours là.

    « Nous avons plus de personnes qui se présentent que l’année dernière, a informé Mme West. Nous allons donc ajouter quelques équipes supplémentaires cette année. Nous allons lentement faire remonter nos chiffres. »

  • Pénurie de chauffeurs d’autobus à l’approche de l’année scolaire

    Pénurie de chauffeurs d’autobus à l’approche de l’année scolaire

    Le STEO et le CTSE sont chargés d’assurer le transport d’environ 40 000 élèves de l’Upper Canada District School Board (UCDSB) et du Catholic District School Board of Eastern Ontario (CSDBEO), ainsi que du Conseil scolaire de district de l’Est de l’Ontario (CSDCEO) et du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), respectivement.

    Pour la prochaine année scolaire, le STEO prévoit 30 itinéraires sans parcours dans sa zone de service. Toutefois, Janet Murray, chef de l’administration du STEO, est convaincue que les mesures d’urgence mises en place permettront de couvrir ces itinéraires s’ils ne sont pas comblés d’ici septembre.

    « Nous sommes dans la situation fortuite d’avoir des opérateurs avec des conducteurs de réserve qui peuvent combler les lacunes, a dit Mme. Murray. Souvent, une grande partie du personnel des compagnies de bus est titulaire d’un permis de conduire. Ils ont donc des mécaniciens, du personnel de bureau ou les propriétaires eux-mêmes qui peuvent assurer la couverture. »

    Selon Mme. Murray, le pire scénario pour les parents est qu’un chauffeur soit tenu de couvrir plus d’un itinéraire, ce qui fait que les élèves sont en retard à l’école le matin ou attendent plus longtemps pour être ramassés à la fin de la journée.

    Pour la CTSE, la pénurie a été beaucoup moins préoccupante. Selon le directeur des transports, Yan St. Louis, les opérateurs avec lesquels ils travaillent ont été en mesure de pourvoir les postes.

    « À l’heure actuelle, 99 % de nos itinéraires sont couverts, a annoncé M. St. Louis. Nous avons eu la chance de ne pas connaître les mêmes pénuries que les autres. »

    Les préoccupations concernant la disponibilité des chauffeurs de bus datent d’avant la pandémie, selon Mme Murray. Elle pense que les défis auxquels sont confrontés les chauffeurs et les opérateurs de bus ont été exacerbés par les conditions engendrées par le COVID, soulignant les exigences du travail. Afin de réduire la pression sur les chauffeurs et de combler les lacunes, la STEO joue un rôle plus actif en aidant les exploitants de bus à embaucher davantage de chauffeurs.

    « Nous les aidons à recruter, retenir et engager des chauffeurs, a ajouté Mme. Murray. Nous faisons des efforts et travaillons avec les opérateurs comme nous ne l’avons pas fait par le passé. Je tiens à assurer les parents que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour compenser l’impact sur les familles. »

    Cependant, les parents doivent être conscients qu’il s’agira d’une autre année où la couverture du service sera limitée, et qu’il faut donc prévoir un plan d’urgence pour amener les enfants à l’école si le service d’autobus est annulé.

    « Avoir un plan B en place permet toujours à la famille de se sentir mieux les matins où le service risque de ne pas être assuré, a confié Mme. Murray. Nous savons que ce n’est pas idéal, mais nous voulons être transparents et honnêtes avec les conseils scolaires et les parents. »

    Pour l’année scolaire 2020-2021, le CTSE était responsable du transport de 9 203 élèves, selon leur rapport annuel, pour un coût de plus de 4 000 000 $ pour le CEPEO et de 11 000 000 $ pour le CSDCEO. Le STEO a déclaré plus de 47 000 000 $ de recettes réelles pour son année fiscale 2019, l’année la plus récente pour laquelle ses rapports financiers sont disponibles.