Catégorie : Le Carillon (Hawkesbury)

  • Le défi subtil et complexe du marchand-fromager

    Le défi subtil et complexe du marchand-fromager

    Il monte une planche à servir comme un artiste crée son tableau, avec beaucoup d’aplomb, d’infini détails et un savoir qui l’a placé en tête de plusieurs jurys. «Pour conserver les petits fruits, il y a les confitures; pour conserver la viande, il y a la charcuterie et pour conserver le lait, il y le fromage», avance simplement Yannick Achim, marchand fromager émérite sur les scènes nationales et internationales.  Ces techniques, pas si simplistes, qui se transmettent de génération en génération, et qui font la renommée de chaque région d’Europe, lui ont fait parcourir du pays depuis ses premiers emplois étudiant aux Gourmandises à Lachute et à la Fromagerie du marché de Gaston Morin de Saint-Jérôme.  

    Visionnaire, il n’aura pas attendu ses 23 ans pour voir l’opportunité qui s’offrait à lui et se lancer dans sa propre affaire qui concorde avec les 1er balbutiements de la tradition fromagère qui s’installait tranquillement au Québec. C’est que Yannick Achim, professionnel vaillant qui se lève aux aurores, a multiplié ses fromageries de Saint-Jérôme à Québec, dont 3 dans le grand Montréal depuis ses débuts en 1993.   

     «Quand tu commences à t’intéresser aux produits, tu te rends compte qu’il y a des tonnes de lieux extraordinaires et de tradition fromagère, raconte cet importateur de fromages européens.  Jamais je n’aurais pu rencontrer autant de monde dans autant de pays que par ce métier!» Encouragé par celui qui le pousse à en faire sa profession, Jules Roiseux, il a parcouru les routes des villes d’Europe, comme un nomade en quête d’explications et de réponses aux maintes questions qu’il se faisait poser derrière ses comptoirs.  Depuis, par sa renommée, il réussi à mettre la main sur des fromages qui font saliver et qui sont parfois disponibles qu’en infime quantité. 

    Diplômé en économie, il allie la force de son père (conseiller pédagogie) et l’amour du terroir de sa mère (épicurienne et éleveuse de lapins) pour créer un business à son image. Discret, intègre et consciencieux, il ne prend pas le centre du plateau.  Oui, il s’investit pour en connaître davantage, mais il lui est tout aussi important de se battre pour la valeur ajoutée, qui est son équipe : autour d’une quinzaine d’employés, qui le suit quasiment depuis ses débuts et qu’il implique totalement dans le processus de fonctionnement. «Tous les gens qui travaillent avec moi sont mes bras droits» dit-il avec enthousiasme et reconnaissance.  D’ailleurs, il n’est pas peu fier de raconter qu’à sa fromagerie de Montréal, il peut passer inaperçu, les clients désirant faire affaire avec Stéphane Glantzmann, plus connu que lui. Il en rit et s’en délecte, comme les trouvailles qu’il a hâte de faire découvrir. Poires semi-déshydratées, olives de nyons, pâtes de coing, figues confites sont autant d’éléments qui peuvent accompagnés une belle composition et figurent dans le palmarès des accompagnements d’Achim.  

    Courtisé par les propriétaires montréalais de la Station 210 à Saint-André d’Argenteuil, cet entrepreneur chevronné redécouvre le patelin de son enfance voilà deux ans.  Il réalise à leur demande une première dégustation de fromage qui regroupe non moins de 75 participants! Étonné, il partage gracieusement son précieux savoir à sa communauté.  Plus que des dégustations, ces événements deviennent tradition, probablement parce qu’elles sont couronnées d’histoires riches sur les parcours non moins savoureux d’artisan fermier d’ici et d’ailleurs.  Cet engouement se poursuit depuis six mois en virtuel, le 17 juin étant la prochaine.  

    Premier canadien et québécois à obtenir une 4e place au Caseus Award dans le cadre des concours Bocuse d’or à Lyon en 2005, Yannick Achim a été depuis propulsé sur les meilleurs jurys.  Ses connaissances sur les fromages, loin d’une chasse gardée, lui ont permis d’élaborer une formation à l’ITHQ et un livre qu’il a fait paraitre en 2019 aux éditions Marcel Broquet. «Je voulais montrer qu’on fait partie de la gang», ajoute celui dont le précieux ouvrage, fruit d’un travail sur 3 ans, vient tout juste d’être réédité.  C’est en fait la 1ere fois que les fromages du Québec côtoient les fromages du monde entier dans un même livre. Il y valorise le travail de chacun et démontre à quel point le Québec jouit d’une belle place au sein de l’échiquier fromager. Bien qu’à la base ce ne soit que du lait qui coagule, dit-il à la blague, c’est un savoir-faire issu des apprentissages transmis par l’immigration et qui est tellement important à souligner. «Les immigrants voulaient retrouver le fromage qu’ils mangeaient dans leur pays», soutient-il. Contrairement à l’Europe, le Québec n’est pas pris dans ses origines et peut diversifier son offre dans toutes ses régions, ce qui fait sa force de caractère unique. 

    D’ailleurs, il caresse l’idée de faire l’éloge des meilleurs fromagers du Québec en expliquant les origines de la transmission de ce savoir rendu jusqu’ici.  D’ici là, il continue de contribuer à assouvir les gourmands d’ici et à valoriser les fromages chez Yannick Fromagerie. 

  • Pagayons ensemble présenté au cours du mois de juin

    Pagayons ensemble présenté au cours du mois de juin

    Les initiateurs de ce projet sont le directeur artistique de L’Écho d’un peuple Félix Saint-Denis et sa complice au travail comme dans la vie, la Métisse Franco-ontarienne Geneviève Ethier. Ils sont tous deux animateurs culturel au CSDCEO, le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien. «Nous avons travaillé très fort, mais en mode virtuel durant la pandémie pour initier les élèves aux gros rassemblements qui portent sur la francophonie, raconte Félix Saint-Denis. Puis à un moment donné, nous avons soumis cette idée aux huit conseils scolaires catholiques et quatre publiques francophones de faire quelque chose ensemble pour célébrer les liens qui nous unissent aux cultures autochtones en Ontario. C’est comme ça que Pagayons ensemble a vu le jour.» Le Métis Christian Pilon ainsi que William Burton de l’équipe du Réveil franco se sont joint à Félix et Geneviève pour réaliser la web-série.  

    Mais quel est l’intérêt pour les franco-ontariens de célébrer les cultures amérindiennes? Félix Saint-Denis répond: «Ça fait 400 ans que notre culture canadienne française est en quelque sorte définie par l’influence des cultures autochtones. Prenez par exemple les coopératives, les corvées organisées dans nos communautés jadis et, encore de nos jours, pour reconstruire des granges. Ce sont là des concepts des cultures autochtones comme le partage par le groupe dont nos ancêtres se sont inspirés. Et le respect pour l’environnement, ça aussi nous vient des autochtones. Ces concepts-là étaient complètement étrangers aux premiers colons venus d’Europe.» 

    Lancée la semaine dernière, à l’intention des élèves des programmes de français, d’histoire et d’études sociales de tous les conseils scolaires francophones, Pagayons ensemble comporte trois épisodes de 30 minutes réalisées dans huit régions de la province où l’on rencontre des personnages inspirants, des passeurs de cultures. S’ajoutent à cela des contes et des chants traditionnels à l’intention des jeunes enfants. 

    Épisode 1: 

    La rencontre de trois personnalités inspirantes partout en Ontario : la Franco-Algonquine Makhena Rankin-Guérin à Orléans, les Ojibwés Julie et Donald Michano au lac Supérieur et le duo Twin Flames qui nous transportent jusqu’au Nunavik. L’Anishinabée Page Chartrand parle de sa relation avec la Terre et de sa marche de l’eau. 

    Épisode 2: 

    Une rencontre avec la Franco-Ojibwé Zoé McLeod à la Première Nation Nipissing, le Franco-Anishinabé Connor Lafortune de la Première Nation Dokis, ainsi que l’animateur Mohawk TJ Point à la Première Nation Akwesasne. L’Inuk Émilie Stantom-Bursey d’Ottawa parle de sa fierté inuite et de son engagement comme leader du changement.

    Épisode 3:

     La rencontre des Métis Alexandre et Janique Labelle de la région de Peterborough, du Métis André Bernier de Smooth Rock Falls jusqu’aux chutes New Post et de la Franco-Abénakise Suzy Kies de Toronto au Niagara. Le Métis Christian Pilon originaire d’Azilda parle de sa relation avec la Terre qu’il transmet aux jeunes par la construction de canots d’écorces traditionnels. 

    L’heure du dodo pour les petits 

    Une série de quatre contes, de chants traditionnels et de productions artistiques spécialement conçus pour les tout-petits. La lune de l’ours par Mélanie Smit, Au clair de la lune et nissa par Michel Payment, Tambours et chants traditionnels par Janique Labelle et La partie de baggatoué par Daniel Richer. 

    Et L’Écho d’un peuple, qu’en reste-il? 

    Les représentations de ces fresques historiques à grand déploiement dans les écoles françaises de la région ont pris fin au printemps 2020, dès l’arrivée de la pandémie de la Covid-19. «Nous étions alors en pleine tournée scolaire au déclenchement de la pandémie l’année passée. En 2008 à la fin du grand méga-spectacle en plein air dans une ferme des Contés-Unis de Prescott-Russell, nous étions rendus à 104 000 spectateurs. Si on ajoute les tournées en régions dans les écoles, on a dépassé 350 000 spectateurs. Et mieux encore, 35 000 acteurs bénévoles ont joué dans L’Écho d’un peuple depuis le tout début en 2003. Un record national! Ça va se poursuivre l’an prochain, c’est certain», assure Félix Saint-Denis qui a l’air d’avoir hâte d’en finir avec le mode virtuel. 

     

     

  • Le Parc Voyageur enfin ouvert aux campeurs

    Le Parc Voyageur enfin ouvert aux campeurs

    Cet accueil des campeurs arrive presqu’un mois et demi après l’ouverture début-mai des parcs et des terrains de camping du côté du Québec. ‘ »Bienvenue aux campeurs du Parc provincial Voyageur! » lance fièrement Jason Bernique, le surintendant du parc. L’année dernière a été difficile pour nous tous avec la pandémie de la Covid-19. Après une saison d’hiver occupée aux travaux d’entretien et d’amélioration des lieux, nous sommes fins prêts à accueillir campeurs et visiteurs de jour pour un été agréable et relaxant. » 

     

    Durant la pandémie, ils ont effectué des travaux de rénovation générale de l’intérieur du magasin du parc, amélioré le bureau de service de l’entrée principale et balisé le sentier de randonnée de l’Outaouais avec de nouveaux panneaux afin de permettre aux usagers de profiter d’une alternative au sentier du Coureur des Bois. Ce ne sont là que quelques exemples. 

     

    « Nous voilà enfin en train de nous installer pour quelques jours, une belle façon de commencer notre été », déclarent Francine et Robert Vallières d’Orléans parmi les premiers campeurs arrivés vendredi dernier. 

    Le parc Voyageur a trois terrains de camping, le Portage, l’Iroquois et le Champlain qui comptent en tout 415 emplacements dont près de la moitié ont accès à l’électricité. Chacun des trois terrains disposent d’un bloc sanitaire avec toilettes, douches et laverie. Une vérification effectuée en fin de journée samedi indiquait que plus de 225 campeurs ont profité de cette première fin de semaine de la saison. 

    Notons que les campeurs, tout comme les visiteurs qui viennent pratiquer des activités de jour comme la marche et les randonnées pédestres dans les sentiers, doivent se conformer aux mesures sanitaires habituelles relatives à la Covid-19. Qu’il s’agisse de la distanciation physique de deux mètres ou le port d’un couvre visage si c’est impossible, un maximum de deux personnes à la fois dans les installations sanitaires et, bien sûr, bien se laver les mains souvent. Le Parc Voyageur compte aussi quatre plages qui ne sont ouvertes que depuis lundi. Le magasin et le petit restaurant demeurent fermés jusqu’à nouvel ordre. 

    Une soixantaine d’employés saisonniers travaillent dans le parc durant la belle saison, dont la plupart sont des étudiants des niveaux secondaires et post-secondaires. Le surintendant Jason Bernique affirme qu’il veut en engager cinq de plus pour compléter son équipe. 

    La saison de camping dans tous les parcs provinciaux de l’Ontario prend fin le weekend de l’Action de grâce à la mi-octobre. D’autre part le feu vert du gouvernement ontarien pour le camping à partir du 11 juin s’applique dans tous les terrains de camping de la province qu’ils soient publics ou privés. 

                                                                                             

  • Projet de gaz naturel pour Hawkesbury-Est

    Projet de gaz naturel pour Hawkesbury-Est

    «Je travaille sur ce projet depuis un certain temps, a déclaré M. Kirby lors d’une entrevue téléphonique jeudi. C’est très satisfaisant. Je tiens à remercier le gouvernement provincial d’avoir reconnu notre besoin.» 

    Bill Walker, ministre associé de l’Énergie, a téléphoné à M. Kirby mercredi pour lui dire que le canton était confirmé comme faisant partie de la phase 2 du Programme d’expansion du gaz naturel de l’Ontario. Le village de Chute-à-Blondeau est l’une des 43 collectivités qui verront des prolongements de lignes principales construits pour fournir aux maisons et aux entreprises de la région du gaz naturel comme combustible de chauffage de remplacement. 

    Enbridge Gas Inc. est responsable du prolongement de Chute-à-Blondeau et recevra une aide provinciale de 4,4 millions de dollars pour le projet. La construction du prolongement pourrait commencer en 2023, après que les ingénieurs de la société auront examiné les détails du tracé du prolongement ayant le moins d’impact sur l’environnement local et les quartiers du village. 

    Le maire Kirby a fait remarquer que le canton de Hawkesbury-Est était la seule municipalité de la région de Prescott-Russell à ne pas disposer de gaz naturel. Il a fait remarquer que l’absence de service de gaz naturel a peut-être incité certains promoteurs potentiels à éviter la municipalité comme site possible pour des projets. 

    «Maintenant, j’espère qu’à l’avenir, nous aurons (plus) de place pour nous développer, a déclaré le maire Kirby. Il (le gaz naturel) est un début important pour nous.» 

    Les responsables d’Enbridge ont confirmé dans un courriel adressé à la Tribune Express que l’entreprise organisera des réunions d’information publique pour fournir aux résidents des détails sur l’expansion prévue de la canalisation principale. 

  • La plage de L’Orignal réservée aux résidents

    La plage de L’Orignal réservée aux résidents

    La fréquentation de la plage est devenue un problème pour le canton l’année dernière, alors qu’un nombre sans précédent de visiteurs est arrivé dans la région, l’une des rares zones de loisirs disponibles pendant l’été 2020. Le conseil a donc voté pour limiter l’accès à la plage aux résidents du canton de Champlain, par crainte d’une surpopulation et pour faciliter l’application des exigences de distanciation sociale du COVID-19.  

    Dans une note de service présentée aux conseillers lors de la réunion de jeudi dernier, la directrice des parcs et loisirs, Lisa Burroughs, a présenté une «matrice d’admission» à la plage, en fonction de chaque étape du plan de réouverture de la province. Au cours de l’étape 1, qui a débuté vendredi, la fréquentation de la plage est limitée aux résidents et aux contribuables de Champlain. Au cours de la deuxième étape, qui devrait commencer le 5 juillet, tous les résidents des municipalités de l’Est de l’Ontario, y compris ceux de Prescott-Russell, de Cornwall ainsi que Stormont, Dundas et Glengarry, seront autorisés à visiter la plage.  

    Au cours de la troisième étape de la réouverture, qui devrait commencer le 26 juillet, tous les visiteurs de la région seront autorisés à utiliser la plage. Cependant, si une région revenait en état d’alerte, l’accès sera interdit. La capacité de la plage sera aussi limitée par le nombre de véhicules pouvant remplir le stationnement. Une fois que 80 véhicules auront rempli le parking, la plage sera considérée comme étant à pleine capacité et fermée aux autres visiteurs.  Le canton a estimé que la capacité du stationnement permettrait d’accueillir environ 200 personnes.  

    Mme Burroughs a déclaré que les usagers de la plage devront fournir une preuve de résidence, comme un permis de conduire, pour avoir accès à la plage. Au cours de la première étape, les personnes qui possèdent une propriété à Champlain, mais dont la résidence principale se trouve à l’extérieur du canton devront fournir une pièce d’identité et une preuve de propriété, comme une facture d’électricité. Un employé sera posté pour vérifier les pièces d’identité tous les jours, de 9h à 18h, pendant toute la saison. Des panneaux ont été installés, détaillant les règles et règlements du parc, ainsi que ses heures d’ouverture.  

    «Cet été, un plus grand nombre de commerces et d’installations seront ouverts par rapport à l’été dernier, ce qui, nous l’espérons, permettra d’atténuer la surpopulation de la plage de L’Orignal, a-t-elle déclaré. L’administration fait preuve de diligence raisonnable pour assurer la santé et la sécurité de notre communauté. Au fur et à mesure que les restrictions s’assoupliront dans la province, elles s’assoupliront également chez nous, ce qui permettra à un plus grand nombre de personnes de profiter de la plage.» 

  • Une entreprise d’Alfred reçoit des fonds d’investissement fédéraux

    Une entreprise d’Alfred reçoit des fonds d’investissement fédéraux

    Muskoka Cabinet Company Inc. recevra 625 000 $ par l’entremise de Développement fédéral Ontario (FedDev Ontario) pour l’aider à moderniser certains de ses équipements et à demeurer concurrentielle dans l’économie post-pandémique. Marie-France Lalonde, secrétaire parlementaire de Mélanie Joly, ministre du Développement économique et des Langues officielles, et Francis Drouin, député de Glengarry-Prescott-Russell, ont annoncé ce financement le 10 juin.

  • Cinq personnes inculpées à la frontière pour des armes à feu

    Cinq personnes inculpées à la frontière pour des armes à feu

    Selon la Police provinciale de l’Ontario (OPP), un véhicule du Québec a été arrêté au poste de contrôle de Hawkesbury vers 22 h 30 le 26 mai. Selon la police, du cannabis, une arme de poing de 9 mm chargée et un revolver à blanc chargé ont été trouvés à l’intérieur de la voiture. 

  • Que la littérature classique soit!

    Que la littérature classique soit!

    Classiques de la littérature universelle, dont la couverture sobre dévoile les fameux bateaux d’Ulysse, est le fruit d’une année sabbatique en 2019 et devient le premier manuel de littérature publié par la filiale canadienne en français.  Sorti en mai, il donne suite à six autres de ses manuels publiés chez Beauchemin (Chenelière), dont un essai sur les Liaisons dangereuses. 

    On la qualifie de «workaholic», elle se définit plutôt passionnée.  Ses choix de textes et d’images, fait méticuleusement un à un pour un total de 184 pages vendues 28$ ne la rendra pas millionnaire, mais un brin fière. «C’est un fond culturel commun présentant des auteurs et des personnages qui étaient avant-gardistes», présente Mme Ouellette, qui précise que ce n’est pas un échantillonnage mondial, mais plutôt des amuse-gueules, donnant ainsi un gout en bouche pour faire naitre le désir d’en connaitre davantage sur les oeuvres intégrales marquantes de l’Amérique, de la Russie et du Moyen-Orient. De Homère à Ernest Hemingway, en passant par les frasques de Oscar Wilde, elle présente des parcelles du travail de chacun avec un souci du détail et de beauté. 

    Enseignante au département de français du Cégep de Saint-Jérôme dès ses 26 ans, elle parle de la jeunesse québécoise pour qui elle veut transmettre ses passions avec ferveur et intelligence.  Son amour du métier est palpable et elle est reconnaissante de son lieu de travail où elle a trouvé l’amour, un prof de cinéma, pour qui elle a eu le coup de foudre, «non loin d’une table, près des sandwichs, comme un classique de littérature libertine».  

    Bachelière en études françaises de l’Université de Montréal, Annik-Corona est un esprit libre qui prône le développement des talents de chacun.  L’enseignement passerait selon elle dans le ton, étant un spectacle en soit: «C’est tellement important d’être pédagogue.  Je ne suis pas exubérante, mais je veux captiver mon auditoire et les faire participer», insiste celle qui aime bien prendre part aux embauches de ses compairs de travail.  D’ailleurs, elle se souvient de la présence d’une certaine Michèle Bourgon lors de son entrevue il y a un peu moins de 20 ans.  Pour elle, être un bon prof, c’est donner l’envie, la soif d’apprendre et de se cultiver. «Les créateurs d’aujourd’hui se plaisent souvent à parodier et à user de références dites classiques.  Encore faut-il savoir les repérer pour que l’interprétation qu’on fait de leur oeuvre en soit judicieuse», avertit-elle d’entrée de jeu dans sa préface.  Elle propose avec ce manuel un regard sur la vie des auteurs, des extraits de texte agrémenté d’iconographies et de nombreuses notes et espère aider les enseignants francophones à transmettre cet amour de l’analyse d’oeuvres littéraires. 

    «C’est un défi de rendre accessibles les classiques, mais ils nous donnent souvent les clés pour mieux vivre aujourd’hui, philosophe la femme native de Saint-Philippe (Brownsburg-Chatham).  Les œuvres de fiction et leurs personnages de papier en révèlent pourtant beaucoup sur notre propre condition humaine par les drames qu’ils affrontent et qu’ils surmontent.»  Chose certaine, c’est que Annick-Corona, Corona prénom de sa grand-mère, possède une mémoire de feu nourrissant son dialogue.  Elle peut vous entretenir sur sa généalogie jusqu’aux années 1500 (ce qui lui a permis de tenir à travers le temps perdu de la dernière pandémie), se remémorer ses souvenirs d’adolescence sur les bancs de Mgr Lacourse et de la polyvalente Lavigne en dictant les noms et faits étranges de ses enseignants ou vous présenter son père, homme de la vieille-garde, autodidacte, qui veillait aux grains sur les affaires municipales.  Celle qui aidait à vêler aux petits matins sur la ferme familiale de la montée La Branche, avant d’enseigner Rimbeault trois heures plus tard, n’a pas terminé de nous étonner. D’ailleurs, son conjoint, Alain Vézina, qui nourrit ce désir de créer comme elle avec plusieurs projets cinéphiles à son actif notamment certain tourné dans Argenteuil, pourra la soutenir dans tous ses projets en branle. 

    Qu’elle soit invitée aux Francs-tireurs pour souligner le bicentenaire de l’oeuvre de Mary Shelly, Frankestein, ou qu’on parle d’elle dans Le Devoir, on est toujours face à la même Annik, celle qui a la littérature dans le coeur et une avidité de connaissances dans les veines. Annik-Corona Ouellette souhaite avec le départ de ses deux enfants se projeter elle aussi dans l’écriture romanesque.  «Produire une oeuvre de fiction, ça demande de la concentration, travaillée seule dans sa bulle.  Les enfants sont grands, je vais y arriver!»   

  • L’eau est déjà à de faibles niveaux en juin

    L’eau est déjà à de faibles niveaux en juin

    La Conservation de la Nation Sud (CNS) et la Conservation de la rivière Raisin (CRR) ont toutes deux émis des avertissements de niveau 1 de bas niveau d’eau pour leurs bassins versants dans la région de l’est de l’Ontario. La rivière Nation Sud est l’un des affluents de la rivière des Outaouais, tandis que les eaux de la rivière Raisin aboutissent dans le Saint-Laurent. 

    Un printemps sec a entrainé des précipitations inférieures à la moyenne pour les deux bassins versants et les niveaux d’eau des deux rivières et de leurs affluents sont inférieurs à la normale pour cette période de l’année. Une situation d’étiage de niveau 1 signifie qu’il existe un risque de problèmes d’approvisionnement en eau pour les systèmes de puits municipaux et privés, si les mesures de conservation de l’eau ne sont pas suivies et que l’étiage se poursuit. Un étiage de niveau 2 ou 3 nécessite des mesures de contrôle encore plus importantes. 

    Pendant le niveau 1, tous les résidents et les entreprises de la région des cinq comtés sont invités à réduire leur consommation d’eau d’au moins 10 % afin de réduire la pression sur les systèmes d’approvisionnement en eau des puits municipaux et privés. On demande de limiter toute utilisation non essentielle de l’eau, notamment en arrosant seulement les pelouses et les jardins tôt le matin et tôt le soir.  Le sol a ainsi de meilleures chances d’absorber l’eau avant qu’elle ne s’évapore au soleil. On recommande aussi d’utiliser l’eau d’un baril de pluie, si possible, pour arroser les plantes à l’aide d’un arrosoir. On peut aussi utiliser de l’eau utilisée pour cuisiner, en la laissant refroidir dans une casserole et ainsi arroser les plantes. 

    Dans la mesure du possible, on doit éviter de laver les véhicules, sinon d’utiliser un seau d’eau savonneuse pour un nettoyage rapide, suivi d’un rinçage rapide avec un tuyau. 

    Les résidents doivent également consulter le site web de leur municipalité pour connaitre les avis sur les restrictions d’utilisation de l’eau. 

  • Longue vie à l’industrie de l’oeuf, des poules et du dindon

    Longue vie à l’industrie de l’oeuf, des poules et du dindon

    C’est d’ailleurs avec satisfaction que ces derniers viennent tout juste de recevoir les détails forts attendus de deux nouveaux programmes destinés à leur industrie que la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, leur avait annoncés le 13 avril dernier. 

    Il s’agit du Programme d’investissement à la ferme pour la volaille et les œufs (PIFVO) et du Programme de développement des marchés du dindon et du poulet qui visent  à stimuler l’innovation et le développement des marchés pour les 4 800 producteurs canadiens de poulet, de dindon et d’œufs soumis à la gestion de l’offre et contraints à s’adapter aux changements du marché.  

    Rappelons tout d’abord que ces programmes résultent principalement de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Cet accord, entré en vigueur en décembre 2018 et englobant 11 pays, régit 14% de l’économie mondiale, qui s’est soldé par la perte d’une partie importante du marché intérieur de nos producteurs canadiens. 

    Pour Marcel Laviolette, propriétaire de la ferme avicole Laviolette à Saint-Isidore, le Programme d’investissement à la ferme pour la volaille et les œufs contribuera à atténuer les répercussions de l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ce dernier affirme: «Le nouveau programme d’investissement n’est pas une subvention. Il va nous donner la chance de récupérer un certain manque  à gagner qu’on s’est fait enlever. En plus, nos investissements vont profiter à l’économie de toute la région!»  

    Marcel Laviolette est un homme de progrès.  Il est fier de son industrie qu’il a vu se transformer de façon considérable au cours des 20 dernières années. Il affirme que les avancées de la science et de la technologie ont contribué à augmenter la productivité des poules en réduisant le nombre d’animaux requis pour produire une même quantité d’oeufs. Il explique que cela a des répercussion positives sur l’environnement en produisant moins de déchets. Il avoue également que le possibilité de gérer ses installations à partir de son cellulaire a grandement amélioré sa qualité de vie. Les agriculteurs peuvent maintenant se permettent des sorties autrefois risquées, voir qui étaient carrément impossible. 

    Les producteurs de volaille et d’œufs de l’Est ontarien, qui représentent approximativement 18% de l’industrie en Ontario, sont donc invités à se prévaloir de la part des fonds d’indemnisation à laquelle ils ont droit. Ils peuvent le faire à l’aide du guide de l’utilisateur et du système en ligne du Programme d’investissement à la ferme pour la volaille et les oeufs (SLPIFVO).  Ils ont jusqu’au 31 mars 2030 pour s’en prévaloir.  

    Il est à noter que ce programme est rétroactif.  «Je suis fier que nous ayons pu obtenir que les subventions soient rétroactives et que les demandeurs aient la  possibilité d’obtenir un financement pour les activités admissibles qui ont commencé le 19 mars 2019», de confier Francis Drouin, député fédéral de Glengarry-Prescott-Russell, d’un ton plutôt satisfait. Il ajoute certaines précisions à l’effet que le gouvernement fédéral versera aux agriculteurs admissibles une contribution pouvant atteindre 70% des coûts du projet, et jusqu’à 85% pour les jeunes agriculteurs. 

    Les progrès qui seront rendus possibles grâce aux nouveaux programmes mentionnés ci-haut, contribueront inévitablement à assurer un développement durable pour cette part de marché afin d’assurer la pérennité de ces précieuses industries qui nourrissent nos localités. 

    Cela devient encore plus pertinent en ces temps de pandémie ou, comme M. Drouin le souligne, les œufs de taille moyenne qui étaient destinés au secteur de la restauration ont été généreusement redirigés vers les banques alimentaires pour soutenir les besoins des  familles de la région, une initiative remarquable.