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  • L’hiver chez nous 

    L’hiver chez nous 

    L’été avec nos bicycles à poignées mustang, siège banane et «tirer» balloune, il était commun de se blesser, mais l’hiver le danger était permanent. Nous en étions inconscients et heureux. Nous étions extrêmes avant même l’invention du mot.   

    Éric le rouge le plus dur parmi la gang avait toujours un plan. Toujours un mauvais plan à porter de main. C’est comme s’il ne dormait pas la nuit et réfléchissait durant ses nuits blanches à l’ombre de la rue Fillion. Il n’était pas méchant, mais plus tannant que nous tous réuni.   

    De mémoire d’enfant, il se sera brisé environ le même nombre d’os qu’Evel Knievel. Semble-t-il qu’il y a 206 os dans le corps humain, mon ami d’infortune Éric le Rouge aurait frôlé dans son enfance les 200 os brisés! Il avait toujours un doigt foulé, une épaule disloquée, un bras cassé, des yeux au beurre noir et même une fois une fracture du crâne. La légende dit qu’il s’est battu à l’école à coup de chaîne de bicycle. Je vous le confirme, j’étais là.   

    Nous avions plusieurs endroits pour nous casser le cou. Un peu partout. Notre terrain de jeu était Lachute au complet! Allez glisser dans les «pit» de sable sur la côte de sable; allez passer d’innombrables heures à la grotte de Brownsburg et glisser en «crazy carpet» ciré étaient commun. Chaque «Crazy carpet» de ma gang restait dans la «shed» chez nous question que je les cire le soir venu. Ça glissait sur un temps «toasté» sur les deux bords! Je n’oublie pas la traîne sauvage de Charlebois ou Larocque, je ne suis pas certain… Embarquer à plusieurs vers la catastrophe nous faisait se sentir vivant.   

    Emmitouflés dans nos certitudes et nos habits de neige; nos bottes Sorel; nos mitaines pas de doigt, nos crémones que nos mères disaient -un vieux mot québécois qui veut dire foulard-; nos tuques avec de préférence un gros pompons et nos culottes de neige, ça nous donnait l’impression de marcher sur la lune.  

    Les journées de tempêtes comme lundi dernier, alors que CJLA la radio de Lachute annonce la fermeture de l’école St-Alexandre pour la journée, sont gravées dans mes souvenirs d’enfance! L’animateur n’avait même pas fini de parler que j’étais déjà dehors en train de courir pour aller chercher mon chum d’infortune Éric le rouge.   

    J’ai dans l’idée un bonhomme de neige ou un fort. La vie était simple. Le bonheur était facile. Les jours de tempêtes, le petit Canada était comme emmitouflé dans une boule de noël qu’on brasse pour voir les flocons. Mon quartier sous 25 cm de neige et d’enfant heureux malgré le chômage, l’aide sociale, l’alcool, les taxes et la mort.  

    Lundi dernier j’ai aidé un voisin que je ne connais pas à sortir de son stationnement. Et si la neige rapprochait les humains comme dans mon quartier d’enfance?  

    Je vous souhaite un bel hiver! Surtout, laissez la neige tomber sans trop crier après!   

  • Slack la poulie, de quossé?

    Slack la poulie, de quossé?

    Le décor, c’est la Brasserie Sir John de Lachute, une aventure qui commence le 4 juillet 2019 avec quatre individus un peu fous, dont deux passionnés de bière (Maxime Hébert et Joël Dupras), un homme d’affaires à la retraite (Serge Dupras) et un fort en maths (Jean-François Nolin).    

    Maxime et Serge font des expériences dans le sous-sol de ce dernier. Ils concoctent une IPA (India Pale Ale), même si son amertume les rebute au début, parce que c’est la bière artisanale qui a le vent dans les voiles auprès des beer geeks. À force, ils finissent par l’aimer et aujourd’hui, pour eux, les bières ordinaires ne goûtent plus rien. Serge suit une formation brassicole et les deux consultent des mentors qui leur prodiguent de précieux conseils. Pendant ce temps, les deux autres préparent les installations dans l’ancien magasin de vêtements Scarlett et font des représentations pour obtenir des appuis. Finalement, après six mois, tout est prêt et La Brasserie Sir John présente fièrement ses premières créations: 16 bières en fût, IPA et stout (bières brunes) qui séduisent les aficionados les plus exigeants. L’accueil dépasse les attentes des nouveaux brasseurs.   

    Pis? Slack la poulie ? Attendez. 

    Puis, quelque six mois après l’ouverture de la brasserie, c’est la cata. Covid 19 se montre le bout du virus; le gouvernement met le Québec sur pause. La brasserie doit fermer ses portes à sa clientèle, mais la production continue. Les quatre associés ne paniquent pas. Si les clients ne peuvent pas venir à nous, nous irons à eux. Ils mettent sur pied un service de bière à emporter et décident de développer le marché des dépanneurs spécialisés. Ça fonctionne: plusieurs établissement de la rive sud, de la couronne nord et même de Québec et de l’Estrie acceptent d’héberger leurs produits. Si bien que durant cette période difficile, non seulement ils n’ont pas perdu d’argent, ils se sont maintenus à flots et ont pu remplir leur obligation. Il faut bien qu’une pandémie serve à quelque chose.   

    Au début, Brasserie Sir John possédait une capacité de brassage de 600 litres par cuve (il y en avait neuf) avec possibilité d’effectuer deux brassins par cuve par jour. Faites le calcul.  Le succès est tel que les compères envisagent d’augmenter leur production: on rallonge l’édifice, on achète de nouveau équipements.   La capacité des cinq nouvelles cuves passe à 3000 litres chacune. Cela suppose des investissements considérables. Heureusement, Joël Dupras connaît la musique; le dédale des demandes de subventions publiques, c’est sa tasse de thé.   

    Oui, mais Slack la poulie? Minute! 

    Deux ans après sa naissance, la Brasserie se porte bien. Max Hébert calcule avoir créé et produit avec son complice Serge Dupras au moins deux cents nouvelles bières, dont plusieurs figurent encore en bonne place sur la carte comme ce smoothie Triomphe de la nature, additionné après la fermentation de pulpe de fruits (framboises et/ou/ mangue, mûres).  Ce n’est plus de la bière diront les puristes. Qu’à cela ne tienne. Le pub offre à ces clients exigeants un menu d’une vingtaine de bières qui vont de l’ale traditionnelle à la stout en passant par leur enfant chérie la sour IPA. Il propose aussi un kombucha, cette boisson sans alcool à base de thé fermenté qui est censé prolongé la vie.   

    OK. Puis, la Slack la poulie là-dedans? 

    Nous y voilà. Afin d’augmenter le nombre de résidents sur son territoire, la MRC d’Argenteuil a créé un nouvel organisme : Inspirer Respirer Argenteuil. Cet outil de marketing constitue la nouvelle image de marque de la MRC qui entreprend une grande séduction auprès des Québécois et des immigrants qui se cherchent un endroit accueillant pour installer leur pénates et y travailler.   

    Les créateurs de cette nouvelle image se sont dit qu’Argenteuil valait bien une bière. Ils ont donc demandé à la Brasserie Sir John d’en produire une qui réunirait les qualités de la région:  calme sans être plate, vive sans être fébrile et surtout différente des autres. Les brasseurs ont donc accouché d’une boisson unique à base de céréales et de houblon bien sûr, mais aussi de miel provenant de La Nature à l’état pur, une miellerie de Harrington. Elle sera lancée aujourd’hui et si le passé est garant de l’avenir, il se peut que des queues se forment sur la rue Principale comme cela s’est produit lorsqu’on a célébré le deuxième anniversaire de la Brasserie. Car, figurez-vous que cette dernière est connue par la plupart des amateurs de bières du Québec. D’ailleurs, elle figure parmi les cinq meilleures bières artisanales dans le palmarès UNTAPPD, un site d’information sur les brasseries artisanales canadiennes.   

    En somme, la brasserie Sir John mérite de figurer parmi les belles histoires du pays presque d’en haut.    

     

  • Près de 4,5 M$ pour l’amélioration du réseau routier local

    Près de 4,5 M$ pour l’amélioration du réseau routier local

    Cette somme permettra de soutenir la réalisation des projets suivants: Arundel, rue White 276 854$ et chemin de la Montagne 336 696$; Grenville-sur-la-Rouge, chemin Kilmar 1 072 550$, chemin Harrington 346 127$ et chemin de la Rivière-Rouge 175 326$; Harrington, chemin de la Rivière-Maskinongé 32 103$, chemin de la Rivière-Rouge 155 832$, chemin Lakeshore, chemin Christieville, rue Groulx et rue Bélisle, 1 630 964$ ainsi que Saint-André-d’Argenteuil, chemin de l’Île-aux-Chats, 422 327$. 

    Soucieux de mieux répondre aux besoins spécifiques des différentes régions, le gouvernement du Québec propose une gamme complète d’outils, dont le Programme d’aide à la voirie locale (PAVL), qui permet aux administrations municipales de revitaliser leurs infrastructures locales. «L’effet sur la qualité de vie des citoyennes et citoyens du comté d’Argenteuil sera majeur. Je remercie les élus municipaux pour leur précieuse collaboration dans l’élaboration de ces travaux d’envergure pour notre belle région», a félicité Agnès Grondin, députée d’Argenteuil. 

    Au cours de l’année 2021, ce sont plus de 16,7 M$ que le gouvernement a octroyés aux municipalités de la circonscription d’Argenteuil pour leur assurer un réseau routier efficace et sécuritaire, au bénéfice de leurs citoyennes et citoyens, et en vue d’assurer leur croissance économique.  

  •  Fibre Argenteuil inc. fête son 1000e client

     Fibre Argenteuil inc. fête son 1000e client

    Gustavo Labbé et Esther Guérard, un couple retraité qui s’est installé à temps plein dans leur chalet au Black Lake, se réjouissent de l’arrivée de la fibre dans le Canton de Wentworth. «C’est beaucoup plus agréable.  Même la connexion téléphonique s’est améliorée et les films ne font plus de pause», a réalisé en moins de 3 semaines M. Labbé, qui n’avait que de bons mots pour les services rendus autant par les techniciens que l’équipe à l’administration.  Fini les appels à Tombouctou avec Bell, de ricaner le couple.  Le réseau est plus efficace et performant : ils sont passés de 3 à 50 mégabits, selon leur choix d’un service considéré comme standard. Leurs 3 grands enfants, qui viennent avec la marmaille, apprécieront ce service haute vitesse pour faire du télétravail.  

    «C’est un projet 100% fibre locale.  Tout le monde qui œuvre ici est du coin!, de se réjouir le président de l’organisme Benoit St-Jacques, de la firme comptable FBL, qui a été l’un des premiers clients de ce nouveau service à haut rendement. Pour nous, l’innovation passe par la connexion, tant humaine que technologique.»  

    Depuis un peu plus de dix ans, cette réussite argenteuilloise d’envergure constitue un chantier majeur mené par la MRC d’Argenteuil. La détermination, l’audace et le leadership de la MRC ont permis l’obtention d’aides financières fort importantes auprès des gouvernements du Québec et du Canada, totalisant 26 M$ sur un projet global évalué à 34,6 M$. Ainsi, à l’automne 2022, l’ensemble de la communauté sera propriétaires d’un vaste réseau de fibre optique de près de 1 000 kilomètres qui fournira l’accès à Internet haute vitesse à près de 8 000 foyers, qui n’étaient pas desservis par les compagnies privées.  La vaste étendue du territoire est moins alléchante pour les entreprises, mais n’en demeure pas moins que les citoyens, surtout dans cette période pandémique, ont besoin de ces services, pour l’école ou le travail. «Malgré tous les problèmes reliés à la pandémie, un projet de 18 mois qui n’affiche qu’un retard d’un mois est louable. Je crois que nous sommes face à une belle réussite!», souligne le directeur général Denis Huberdeau. Il précise que tous les achats pour compléter le réseau d’ici 2022, grâce à une dernière subvention du provincial, ont été faits afin de s’assurer d’aucune une pénurie. L’objectif initial quant à l’échéancier demeure, soit de brancher l’ensemble des foyers visés d’ici le 30 septembre 2022.  

    Visionnaire, la MRC d’Argenteuil a créé l’organisme à but non lucratif (OBNL) Fibre Argenteuil inc. en 2018, à qui elle a confié la gestion et l’entretien du réseau, les opérations et le service à la clientèle. Fibre Argenteuil inc., a pour mission de faciliter et de fournir des services de télécommunications au plus grand nombre de citoyens en offrant les services d’Internet, de téléphonie et de télévision. L’OBNL propose des forfaits avantageux à des tarifs compétitifs. Ses valeurs d’autonomie, de fierté et d’innovation teintent son approche, qui se veut humaine et axée sur la proximité et l’accessibilité. «Il y a quelque chose de fort symbolique dans le branchement de ce 1 000e client. Au-delà de ce chiffre impressionnant, nous pouvons nous réjouir tous ensemble de ce succès régional et collectif. Notre population dispose d’un remarquable levier de développement économique et social au bénéfice du bien commun et c’est l’occasion de souligner le chemin parcouru», de mentionner le préfet de la MRC d’Argenteuil, Scott Pearce.  

    Pour obtenir plus de renseignements sur les services de Fibre Argenteuil ou pour s’abonner, la population peut visiter le fibreargenteuil.ca. 

  • Un marché festif et une communauté fière  

    Un marché festif et une communauté fière  

    Rien n’a été laissé au hasard par les employés de la Ville de Brownsburg-Chatham. Tout était organisé au quart de tour. Même la Sûreté du Québec a sorti ses grands chevaux noirs pour l’occasion. Une soixantaine d’exposants, réchauffés par des feux de camp ici et là, vendaient leurs produits à la lumière des guirlandes, dont plusieurs distilleries et producteurs sur un sentier féérique. La ferme Desrosiers de Mirabel, qui propose du bœuf Angus AAA, le nouveau maire de Saint-André d’Argenteuil et son miel, les artisans d’ici de Bol d’air pur et leurs produits de l’érable ainsi que plusieurs autres se réchauffaient au gré des histoires racontées et des nombreuses ventes réalisées dans cette période où les entreprises ont plus que jamais besoin du support de la communauté. 

    «J’aimerais vraiment souligner le travail de l’équipe de loisir qui a réalisé ce projet en moins de 3 mois.  Une petite équipe qui fait de grandes réalisations pour la communauté, a souligné le nouveau maire de Brownsburg-Chatham, Kévin Maurice, qui après avoir récolté des denrées pour la guignolée avec deux bénévoles dévoués, Martin Charron et Denis Brosseau, a participé à l’événement avec sa famille. Depuis 2 ans, nous n’avons investi dans aucun événement. Nous voulions entamer les fêtes de façon spéciale. On a vu les sourires des enfants, des gens qui dansaient. Cette énergie-là faisait du bien à voir; les gens avaient le cœur à la fête.» 

    Les petits n’étaient pas en reste déposant leurs souhaits dans une magnifique boite aux lettres illuminées, avant d’émettre leurs vœux à père et mère Noël, qui avaient revêtu leurs plus beaux atours. La branche culturelle proposait quant à elle un théâtre d’ombres.  

    Le groupe «Les bas de laine», juché sur un autobus transformé en scène, a bravé le froid pour offrir une prestation endiablée. Le spectacle pyrotechnique réalisé par Pyro PM, un résident du coin, a sans aucun doute été le clou de l’événement.   

    Bienvenue le sentiment d’appartenance à cette belle communauté qui prend sa place dans l’échiquier des villes où il fait bon vivre.  La tenue d’un 2e événement en 2022 a déjà été confirmée. 

  • Station 210: plus que charmante

    Station 210: plus que charmante

    Station 210, ayant pignon sur rue dans le pittoresque village de Saint-André d’Argenteuil, peut faire pâlir d’envie les plus belles boutiques de Montréal et Ottawa.  On y retrouve des objets choisis avec attention, une gamme inusitée d’importations de choix, des trouvailles ludiques qui peuvent se transmettre de génération en génération, loin du concept du consommer-jeter. La section santé, avec des produits naturels et écologiques souvent faits à la main, est diversifiée et embaume la boutique. La mise en valeur de ce qui se fait de mieux ici et ailleurs dans la section du prêt-à-manger est d’une qualité exceptionnelle, comme les épices de cru qu’on retrouve au marché Jean-Talon à Montréal ou des fruits de mer en conserve provenant de l’Espagne et du Canada. «On veut être la niche dans la région pour ce qui est d’une qualité, d’une durabilité et d’objets au design de choix», de décrire Karen Feiertag, avec son charmant accent anglophone.  

    Déjà trois printemps à apprendre et à développer des contacts dans le milieu, mais un scénario qui aurait pu faire fuir le premier citadin venu s’établir le long de la rivière du Nord.  Dès leur arrivée de Montréal, le couple, qui changeait de vie, a été très solidaire avec les villageois éprouvés par une deuxième inondation en autant d’années. Plusieurs se souviennent de leur chili et leur café livrés à leur porte. Frappés -comme tous- par la Covid 19 lors des deux années suivantes, ces obstacles ont plutôt permis de se réinventer, de grandir et d’apprivoiser cette communauté qui leur est très chère aujourd’hui. «On n’a pas fait juste installer un commerce parce qu’il y avait là un local. On y met de nous et ça se reflète dans la manière dont on contribue aux activités en trouvant les moyens de redonner», exprime Louis-Robert Frigault, ancien gestionnaire à la santé publique.  Ils s’impliquent dans la fondation de l’hôpital, avec les lutins de Saint-André d’Argenteuil et à l’école primaire de quartier, entre autres. En moins de 3 ans, alors qu’ils ne connaissaient personne à leur arrivée, ils se sont intégrés et ont développé plusieurs nouvelles amitiés. 

    Pressé par le gouvernement pour diminuer leurs heures d’ouverture et voulant suivre les exigences de la santé publique en tant que boutique, le couple a dû repenser souvent son fonctionnement. «Ça a vraiment fait réfléchir. La covid nous a fait un très beau cadeau parce qu’on n’aurait pas pu continuer comme on le faisait! Ça nous a amenés dans une nouvelle direction et la nature de l’être humain ne veut pas retourner en arrière», philosophe cette ancienne gestionnaire à l’Office national du film. C’est ainsi que les délicieux cafés et sandwiches préparés par le conjoint barista, les fromages de Yannick Achim ou les soupes vedettes mettant en valeur les meilleurs restaurants des alentours doivent maintenant être consommés à l’extérieur du bâtiment.  Les habitués, les sportifs -des cyclistes ou des fondeurs- et les touristes sont heureux de s’attabler à une table de pique-nique près de la rivière ou ailleurs dans le village. «Notre clientèle est tellement magnifique!», s’enthousiasme Mme Feiertag. 

    Depuis 3 ans, ils sont les seuls à accueillir ces fameux clients.  Pas d’employés. La boutique, c’est eux.  Ils connaissent leur inventaire, dont une grande place est faite aux produits locaux, et n’hésitent pas à entreprendre des recherches pour satisfaire les demandes. Ils savent parler des artisans qu’ils mettent en valeur et partagent leurs histoires en donnant une attention particulière à chacune des personnes qui passent le pas de la porte. Une relation intime et un plaisir partagé qu’on ne retrouvera pas dans les «big box», tel qu’elle l’exprime. 

    Toute cette quête semble leur convenir à merveille. «La vie est courte, mais la vie est longue aussi.  Si tu n’es pas en train de faire quelque chose de bon de ton quotidien, tu le fais pourquoi?» dit-elle. On a plein d’idées. On pourrait travailler jour et nuit. Mais on veut aussi apprécier la vie.»  

    Le dimanche après-midi, un verre de martini à la main, ces foodies sont les premiers à consommer ce qu’ils offrent.  Ils sont fiers de réaliser ce projet. «C’est très touchant d’être ici, de voir les enfants grandir. Il n’y a rien d’abstrait. C’est vraiment la vraie vie, you know?» 

  • Des personnes pas tout à fait comme tout le monde

    Des personnes pas tout à fait comme tout le monde

    Le monde est fait pour les gens bien portants, qui disposent de tous leurs morceaux et qui peuvent «performer». Autrefois, on appelait ceux qui ne correspondaient pas à la norme des infirmes. Aujourd’hui, on préfère parler de personnes handicapées. Mais quelque nom qu’on leur donne, il reste que plusieurs demeurent en marge de la société. 

    C’est pourquoi, en 1992, l’ONU décrétait le 3 décembre Journée mondiale des personnes handicapées. Le but visé était et reste l’intégration des handicapés dans toutes les sphères de l’activité humaine, de faire respecter leurs droits et de promouvoir le Design pour tous, une approche à la création d’objets centrée sur les besoins de la personne. C’est ainsi que petit à petit, on vit apparaître des normes pour faciliter la vie des handicapés: rampes d’accès aux édifices publics, élargissement des portes pour accommoder les fauteuils roulants, mise en place de transport adapté pour faciliter les déplacements, etc.  

    Mais les handicapés n’ont pas attendu le décret onusien pour agir. Au siècle dernier, ils se sont regroupés un peu partout en association afin de se faire respecter et de parler d’égal à égal avec tous les niveaux de gouvernements. Puis ces associations se sont à leur tour réunies afin d’amplifier leur voix.  

    Chez nous, au Québec, cela a donné naissance au Regroupement pour la concertation des associations de personnes handicapées des Laurentides (RCPHL). Il rassemble 31 organismes qui offrent des services de toute nature et favorisent l’intégration des handicapés au travail. Dominique Laroche, autrefois gestionnaire au CISSS de Lachute puis travailleuse sociale à la Clinique de pédiatrie sociale, en est la nouvelle directrice.  

    Le rôle du RCPHL est multiple: il assure d’abord la défense collective des droits, la circulation de l’information entre les nombreux groupes de services aux handicapés, favorise ensuite la mobilisation sociale par l’éducation populaire et enfin offre du soutien aux associations dans leurs interactions avec leurs interlocuteurs. Le RCPHL relève du Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales (SACAIS) alors que la plupart de ses membres sont du ressort du ministère de la Santé et des Services sociaux. 

    Les organismes communautaires pour personnes handicapées (handicaps moteur, visuel, auditif, intellectuel, etc.) font également partie de plusieurs autres regroupements comme par exemple la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) ou le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ) pour ne nommer que ces deux-là. Cela fait beaucoup de monde et Mme Laroche laisse entendre qu’il y en a peut-être un peu trop. Mais du même souffle, si elle constate une abondance d’organismes au Québec, elle déplore la situation particulière dans Argenteuil. Notamment en ce qui concerne le transport adapté qui ne va pas au-delà des limites de la MRC alors qu’ailleurs, à Saint-Jérôme par exemple, on peut l’emprunter pour se rendre à Laval ou à Montréal. Elle donne pour exemple le triste cas de ce jeune Lachutois handicapé qui a dû renoncer à un emploi à Mirabel faute de pouvoir se rendre à son travail.  

    Pourtant, le transport adapté a été un des chevaux de bataille d’un organisme local fondé il y a près de quarante ans par Mme Cécile Wojas, dont la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord a reconnu en 2018 l’engagement communautaire en donnant son nom à la Salle de spectacle de la polyvalente Lavigne (on soulignait aussi son apport à l’enseignement des sciences). Présidente pendant vingt ans de Rond-Point loisirs d’Argenteuil (RPLA), un organisme d’animation et de défense des droits des handicapés d’Argenteuil dont certains niaient l’existence. «Ils y en avaient, dit Mme Wojas, mais on ne les voyait pas parce qu’ils ne pouvaient pas sortir de chez eux!» Assez tôt, le RPLA s’intéresse au transport adapté. Il obtient une subvention et en 1993, on assiste au premier voyage d’un véhicule adapté.  

    Aujourd’hui, la gestion du transport adapté relève de la MRC et assure la liaison entre divers points du territoire. Mais cela ne suffit pas soutient Dominique Laroche. Il faut développer davantage le service afin d’atteindre des destinations plus éloignées. Les handicapés donc ont marqué des points remarquables depuis la Révolution tranquille. Mais il reste beaucoup de travail à faire. Le monde du travail ne se montre pas toujours convivial pour qui affiche une déficience physique ou intellectuelle. Les promoteurs immobiliers non plus qui construisent encore des projets sans tenir compte des besoins spécifiques des personnes handicapées. C’est pourquoi, durant une semaine à partir du 3 décembre, on entendra beaucoup parler de ces personnes pas tout à fait comme tout le monde qui sont pourtant des citoyens à part entière…  

  • Les recettes ont bondi à la foire

    Les recettes ont bondi à la foire

    Se déroulant le week-end dernier dans le hall d’accueil de l’École polyvalente Lavigne et de l’École secondaire régionale Laurentian, cet événement festif a attiré près de 1 850 visiteurs et a enregistré d’importantes recettes de ventes d’un peu plus de 80 000$. Malgré une baisse du nombre de visiteurs par rapport à la dernière édition, tenue en 2019, la moyenne d’achat par visiteur a augmenté. La moyenne des recettes de ventes par exposant a ainsi connu un bond important, démontrant l’appui de la population envers ses artistes et artisans.  

    Roger Jacob et sa conjointe, d’Art à la cuillère (Spoon Art recycled), des artisans recycleur de Lachute, étaient heureux de renouer avec leur clientèle en présentant leurs dernières créations.  En affaire depuis plus de 30 ans, il transforme de l’argenterie d’antan en bracelet, bagues, montres et autres objets fabriqués.  Les foires de Noël sont pour eux une grande occasion de se faire voir et valoir.  Ainsi avec l’annulation de l’an dernier, ils ont espoir d’une meilleure saison.  Ils invitent la population à visiter le Souk des fêtes, où ils seront présents du 1er au 23 décembre à la Galerie de la Route des Arts (76, rue Clyde), tout comme plusieurs autres artisans.   

    La MRC d’Argenteuil remercie chaleureusement le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec pour son soutien financier dans le cadre du Programme d’appui au développement de l’agriculture et de l’Agroalimentaire en région, la Caisse Desjardins d’Argenteuil ainsi que la députée d’Argenteuil, Agnès Grondin.  

    La Foire de Noël répond aussi à l’une des trois grandes orientations du Plan de développement de la zone agricole de la MRC qui consiste à soutenir, promouvoir et encourager la diversification à la ferme et les productions agricoles de créneaux.  Dans la 2e section de la Foire, les odeurs de pain et de tartes diverses embaumaient les lieux.  Dimanche en fin de journée, plusieurs des kiosques étaient dévalisés comme Piperade, qui avait épuisé leur réserve de tartes salées, de bûches et de gâteaux basques!  

    Si vous avez raté cette occasion, n’oubliez pas la première édition du Marché festif de Brownsburg-Chatham, ce week-end, où plus d’une cinquantaine de kiosques de marchands, artisans, camions de bouffe de rue, microbrasseries et distilleries seront présents au cœur des sentiers illuminés du camping municipal (457, route des Outaouais).  

  • Entente hors cours entérinée à Lachute

    Cette entente entérinée vient renoncer à une servitude d’utilité publique en faveur de la Ville de Lachute. «Je voudrais mentionner qu’il n’y a pas d’admission de responsabilité de la part de la ville et nos assureurs paieront les frais pour le montant de l’entente. Donc, il n’y a pas de charge pour le citoyen», a déclaré le nouveau maire Bernard Bigras-Denis, avant d’adopter la résolution. Le directeur général, Benoit Gravel, a mentionné que l’entente est confidentielle et qu’on ne peut connaître les montants qui seront versés par les assureurs. Ainsi, la Ville de Lachute n’aura plus à se défendre en cour telle qu’il l’était prévu en décembre. 

    Deuxième point ajouté 

    Un renouvellement de l’entente bonifiée au montant de 15 655,58$ avec le Club de golf Lachute a aussi été adoptée afin d’y pratiquer la marche, la raquette et le vélo surdimensionné. De plus, une aire de glissade sera aménagée.  Il ne sera toutefois plus permis d’y faire marcher des chiens, selon les exigences du propriétaire des lieux.