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  • Les chouchous: légèreté et drôleries

    Les chouchous: légèreté et drôleries

    L’idée de faire l’écriture de ces récits, surtout en ces temps de pandémie, fut un projet tout indiqué. «Je ne peux pas voyager, je me sens étouffée, avance celle qui s’est relevé d’un cancer et qui voit son système immunitaire plus faible. Les frontières sont ouvertes, mais on voit la 5e vague arrivée en France. Cet enfermement m’a amené à me dire qu’il doit bien y en avoir d’autres comme moi. Ce que je peux faire pour avancer, c’est de me replonger dans ces moments qui ont été moins lourds, des moments drôles, et écrire des chroniques sans prétention pour faire rire et sourire». 

    Nationaliste et férue de la langue française, son 4e titre Feux de langue, qui fait part de son amour du français et du pays et qui fait l’éloge de plusieurs grands noms du Québec est sans contredit son préféré. Malgré les difficultés de lecture que peut représenter un recueil de poésie, Mme Bourgon facilite le travail de ses lecteurs. «Si tu veux passer à travers un livre de poésie, tu as la prof qui t’accompagne! Sur mon blogue des humeurs de la Mère Michèle, je donne toutes les clés de compréhension», indique-t-elle. 

    Mme Bourgon invite aussi à la lecture de Y’a pas de soucis 1 et 2, deux ouvrages fait précédemment, qui sont remplis de références culturelles et historiques. Elle planche actuellement sur son 8e livre qui s’intitulera Rendez-vous. Dans ces nouvelles littéraires, elle promet des histoires coquines mettant en vedette sa ville natale, les hommes et la mort.  Une biographie d’un homme d’affaires de la région est aussi en cours.   

    D’ici là, elle vous invite à lire son petit dernier en portant une attention particulière à «La jaquette d’hôpital», sa nouvelle préférée. 

    Le livre est en vente à la Galerie Routes des arts, 76 rue Clyde, à la librairie Loély au Premium Outlets à Mirabel et au restaurant Eatalya, 324, avenue Béthany.  Une séance de signatures aura lieu le 26 novembre à Mirabel et le 4 décembre à la Villa Mont-Joie, à Lachute. «Je suis une personne généreuse et la sincérité se retrouve dans tous mes livres. On écrit pour être lue!», de conclure cette amoureuse des mots. 

  • Test de gargarisme dans les écoles primaires

    À compter de cette semaine, si un enfant développe des symptômes à l’école, il y aura un retour à la maison et la remise d’un test d’auto-dépistage ainsi qu’une procédure à suivre aux parents. Les tests par gargarisme sont simples d’utilisation, efficaces et représentent un atout de plus dans la lutte contre la COVID-19. Ils nécessitent seulement le prélèvement d’un échantillon de salive recueillie en se gargarisant.  

    Les parents devront ensuite remplir le formulaire fourni avec la trousse et aller le déposer, avec le test, dans une clinique de dépistage.  

    Si l’enfant développe des symptômes à la maison, il n’est malheureusement pas possible de venir chercher un test de dépistage à l’école. On conseille plutôt d’appeler au 1 877 644-4545.  

  • Vaccins pour tous

    Vaccins pour tous

    Le 16 novembre dernier, on annonçait la disponibilité d’une troisième dose de vaccin pour les 80 ans et plus; le 18, c’était au tour des 75 ans de recevoir le rappel et quelques jours plus tard, le 23, on offrait la troisième dose aux 70 et plus. On recommande cette troisième dose aux personnes de 80 ans et plus, à celles qui vivent dans un CHSLD, dans une résidence privée ou dans une ressource de type familial.  

    La Santé publique considère que cette troisième dose éloigne la possibilité d’une cinquième vague et constitue une protection supplémentaire, en particulier pour les citoyens âgés et autres personnes à risque. On donne comme exemple les personnes qui doivent subir une dialyse, celles dont le système immunitaire est affaibli par une chimiothérapie et celles qui vivent avec le VIH.  

    Jusqu’à présent, près de 80% de la population québécoise a reçu au moins une dose de vaccin. Dans les Laurentides, le nombre de personnes vaccinées se chiffre à 948 mille et des poussières. Information importante : la dose de rappel ne peut être donnée que si la deuxième dose remonte à au moins six mois. On peut prendre rendez-vous dès maintenant en allant sur ClicSanté. Les 70 ans et plus pourront éventuellement se présenter dans un centre de vaccination sans rendez-vous, mais ce n’est pas possible pour le moment.  

    À l’autre bout du spectre, les jeunes de 5 à 11 ans.

    Voilà que depuis le 24 novembre, on peut prendre rendez-vous pour faire vacciner son enfant. Plus qu’une simple visite médicale, la vaccination prend des airs d’aventure puisque les locaux ont été spécialement aménagés pour accueillir les enfants. Le personnel du CISSS n’a rien négligé pour rendre l’expérience amusante. Déguisements, accessoires et décor ont été imaginés pour séduire les plus jeunes et leur faire oublier qu’un vaccin c’est d’abord une piqûre.  

    En milieu scolaire, la campagne devrait commencer dans Argenteuil dès la semaine prochaine. Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on souhaite vacciner le plus grand nombre d’élèves sur tout le territoire avant le congé des Fêtes afin d’éviter une résurgence de la contagion.  

    Il va de soi que le consentement des parents est indispensable; le Centre de services scolaires de la Rivière-du-Nord met donc en ligne un questionnaire permettant de connaître le profil de l’enfant. Ce questionnaire sert également d’autorisation parentale.  

    On peut le remplir en cliquant sur: https://portailparents.ca/accueil/fr/ À noter que lors de la vaccination dans les écoles, les parents ne pourront pas accompagner leur enfant.  

  • Témoins recherchés

    Témoins recherchés

    Rappelons qu’un délit de fuite est survenu le 30 octobre dernier entre 3h et 3h15 sur la route 117 nord près de la 116e avenue à Saint-Jérôme. Les enquêteurs tentent de retracer un témoin qui serait le conducteur d’un véhicule qui circulait sur le boulevard des Hauteurs vers le sud alors qu’un véhicule Audi A4 noir, tous phares éteints, se serait brusquement immobilisé devant lui. Le témoin recherché aurait poursuivi sa route tranquillement en contournant par la droite le véhicule Audi A4 noir. Le véhicule du témoin aurait alors actionné ses feux de détresse clignotants. Le témoin s’est par la suite engagé tranquillement sur le boulevard Curé-Labelle en direction sud avant d’être dépassé par le véhicule Audi A4 qui circulait toujours avec les phares éteints. Le témoin se dirigeait vers la route 117 en direction sud vers l’autoroute 15. Toute personne possédant de l’information sur cet événement est priée de communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1-800-659-4264. 

  • Nouvelles directives de santé publique aux arénas d’ici

    Nouvelles directives de santé publique aux arénas d’ici

    Le passeport vaccinal est maintenant requis pour tous les usagers, âgés de 13 ans ou plus, désirant participer aux activités ou simplement accéder aux lieux, à l’exception des accompagnateurs autorisés, officiels, employés et bénévoles. C’est donc dire que les spectateurs ou toute autre personne désirant se rendre dans la section des estrades doivent dorénavant, à chaque visite, présenter un passeport vaccinal ainsi qu’une preuve d’identité avec photo. 

    Cette nouvelle mesure de santé publique concernant l’application du passeport vaccinal dans les arénas s’accompagne de certains assouplissements pour les utilisateurs: aucune limite de participants sur la glace, aucune restriction concernant les heures d’arrivée et de départ, aucune distanciation, aucune limite de capacité et l’autorisation de demeurer debout dans les estrades.  

    Le port du couvre-visage demeure obligatoire lors des déplacements à l’intérieur, mais peut être retiré lors de la pratique d’une activité physique sur la glace ou pour consommer de la nourriture une fois assis dans les estrades.  

    Pour plus d’informations concernant les mesures sanitaires à respecter dans les arénas, la population est invitée à communiquer avec la MRC d’Argenteuil au 450 562-2474, poste 2307, ou à consulter le site Internet Québec.ca.  

  • La grève persiste dans les CPE

    La grève persiste dans les CPE

    Chantal Harrison, présidente du syndicat dénonce que le gouvernement refuse d’offrir un rattrapage salarial pour l’ensemble des salariés. «C’est très décevant. Nous reconnaissons que le gouvernement a fait un effort pour améliorer le salaire des éducatrices qualifiées, mais pour plusieurs autres titres d’emploi, il n’offre rien de plus que ce qu’il a donné à l’ensemble de la fonction publique. Ce n’est pas ça, un rattrapage», explique-t-elle.  Le débraillage est pour défendre les intérêts des employés à la cuisine, à l’administration et à l’entretien. 

    De son côté, le gouvernement explique que beaucoup a été fait et qu’il ne peut octroyer davantage que ce qui a offert aux autres dans les négociations précédentes. Sonia Lebel, présidente du Conseil du trésor, a commencé à soulever la menace d’une loi spéciale précisant que les syndiqués ne peuvent continuer de prendre les parents en otage. 

    Les quatre journées de grève sont les dernières d’un mandat de dix jours qui a été adopté par les travailleuses et les travailleurs au début de l’automne. Les syndicats organiseront donc des scrutins cette semaine en vue de se doter d’un mandat de grève générale illimitée. «Malheureusement, on se doit de constater qu’il faut encore une fois accroître la pression pour faire bouger le gouvernement, se désole Chantal Maillé présidente du conseil central des Laurentides. Nous n’accepterons pas de laisser pour compte des milliers de travailleuses et de travailleurs essentiels au fonctionnement des CPE. Nos membres sont toujours aussi solidaires et déterminés qu’au début des négociations.»  

    En plus d’augmentations salariales équitables pour tous les titres d’emploi, les travailleuses et travailleurs revendiquent davantage de soutien pour les enfants à besoins particuliers, le respect des ratios d’enfants par éducateur ou éducatrice, ainsi que des solutions concrètes pour lutter contre la surcharge de travail.  

     

  • Lettres de mandat: faire preuve de leadeurship à l’égard des langues officielles

    Lettres de mandat: faire preuve de leadeurship à l’égard des langues officielles

    Les lettres de mandat contiennent des éléments propres à chaque portefeuille ministériel, mais aussi un préambule commun à l’ensemble des ministres précisant certains objectifs généraux et des principes à respecter.

    Un survol des lettres de mandat de 2019 permet de constater que l’on retrouvait dans l’ensemble d’entre elles, à juste titre, une mention de l’importance de veiller à accélérer et à renforcer les efforts de réconciliation avec les peuples autochtones, d’appliquer l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) aux processus décisionnels, d’appuyer la classe moyenne, de faire preuve de transparence, etc.

    Toutefois, outre la lettre adressée à la ministre Joly, à l’époque responsable du dossier des langues officielles, le sujet était quasi absent de celles de ses collègues. Généralement, la seule mention de l’enjeu du bilinguisme était de veiller à ce que les consultations gouvernementales se fassent dans les deux langues officielles.

    Responsabiliser l’ensemble des ministres 

    Cette année, le premier ministre devra ajuster le tir et veiller à responsabiliser l’ensemble de son Cabinet à l’égard de cet enjeu transversal que sont les langues officielles.

    Un ajout au préambule des lettres pourrait ressembler à quelque chose comme suit : «Il est de votre responsabilité d’assurer le respect de la Loi sur les langues officielles dans le cadre de votre portefeuille et de veiller à ce que soient prises des mesures positives pour mettre en œuvre l’engagement du gouvernement fédéral à favoriser le développement et l’épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada.»

    Un tel passage témoignerait du sérieux du premier ministre Trudeau à l’égard des langues officielles.

    Plusieurs organismes sont déjà à l’œuvre pour faire connaitre les enjeux d’importance pour les communautés francophones en situation minoritaire aux titulaires de nouvelles fonctions ministérielles. Toutefois, ces efforts auraient encore plus de portée si le sujet était explicitement signalé à l’attention des ministres dans le mandat que leur confie leur patron, le premier ministre!

    Du pain sur la planche pour la ministre Petitpas-Taylor

    Évidemment, la lettre qui nous en apprendra davantage sur les priorités gouvernementales en matière de langues officielles sera celle adressée à la nouvelle ministre responsable du dossier, l’Acadienne Ginette Petitpas-Taylor.

    Le projet de loi pour moderniser la Loi sur les langues officielles devra être réintroduit aux Communes d’ici la première semaine de février pour respecter l’échéancier de 100 jours suivant l’assermentation du nouveau Cabinet.

    D’ici là, la ministre Petitpas-Taylor aura un travail de persuasion à faire à l’interne pour veiller à ce que la nouvelle monture du projet de loi ne soit pas diluée. Certaines mesures, dont celle du bilinguisme à la Cour suprême, pourraient moins faire l’unanimité parmi ses collègues qu’elle devra rallier derrière le projet.

    Un autre dossier qui devrait tenir occupée Mme Petitpas-Taylor sera l’élaboration du prochain plan d’action quinquennal pour les langues officielles, le plan actuel arrivant à échéance en 2023. Les consultations à ce sujet devront être lancées plus tôt que tard pour éviter d’éventuels retards.

    Dans ce contexte, il ne faudra pas oublier l’ensemble des propositions administratives décrites dans le document de réforme déposé en février dernier, qui ouvre la voie à de multiples investissements et que les libéraux se sont engagés à mettre en œuvre en totalité durant la campagne.

    En collaboration avec son collègue de Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, la ministre des Langues officielles devra aussi veiller à la mise en œuvre des mesures pour appuyer les établissements postsecondaires francophones en contexte minoritaire à la hauteur de 80 millions $ par année.

    Pour plusieurs de ces établissements, la situation est critique et il y a urgence d’agir. Des questions quant à cet appui restent cependant à éclaircir, notamment celle de savoir quoi faire lorsqu’une contrepartie provinciale au financement fédéral est difficile à obtenir.

    Plusieurs autres enjeux d’importance

    Il va de soi que la responsabilité de favoriser le développement et l’épanouissement des minorités francophones ne doit pas seulement reposer sur les épaules de la ministre Petitpas-Taylor. Des mentions spécifiques à leur portefeuille devront aussi être incluses dans le mandat accordé à plusieurs de ses collègues.

    Il y a deux ans, aucune mention n’était faite dans la lettre de mandat du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC) quant à l’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire.

    Cette omission était difficilement justifiable compte tenu de l’importance de l’enjeu pour les communautés et des efforts investis pour favoriser le recrutement, l’accueil et l’établissement d’immigrants francophones.

    Le nouveau ministre d’IRCC, Sean Fraser — nouveau venu au Cabinet — arrive en poste à un moment charnière, alors que la cible de 4,4 % en matière d’immigration d’expression française à l’extérieur du Québec arrive à échéance en 2023 et qu’elle est toujours loin d’être atteinte. Il devra aussi poursuivre les efforts visant à consolider le parcours d’intégration francophone d’un bout à l’autre du pays.

    Une autre lettre à surveiller sera celle adressée à la ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Karina Gould, qui verra à la mise en œuvre du programme national de garderies.

    Il serait souhaitable qu’elle se voie confier le mandat d’inclure des clauses linguistiques dans les accords conclus avec les provinces et les territoires pour veiller à ce que les francophones ne soient pas laissés pour compte, comme c’est trop souvent le cas dans ce type d’ententes. 

    Enfin, les différents ministres qui ont la responsabilité de dossiers à vocation économique pourraient se voir confier la responsabilité d’adopter une lentille francophone aux mesures qui seront mises en place pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre.

  • Magoo

    Magoo

    Un hiver neigeux et très froid. Je m’en souviens très bien car en 1980 je passais mon temps dehors. Cette journée-là, j’étais à mal patiner sur la rivière du Nord de mon enfance en arrière de chez nous. Entre deux coups de patins su’a bottine, j’ai aperçu un chaton bleu agonisant de froid sous une roche à la hauteur de Ming Plumbing, une shop à coté de chez nous. Le chaton n’avait pas 2 mois et il miaulait à mort, miaulait à en déchirer ses cordes vocales de pauvre petit minou. Ce jour-là j’ai entendu le désespoir, le vrai, pour la première fois. Ce jour-là précisément, ce chaton n’allait plus jamais vivre le désespoir durant le reste de ses 9 vies. J’ai ramassé le minou et l’ai amené chez mes parents. J’ai amené la petite boule de poil dans ma chambre. Ma mère n’a rien dit car elle est un peu beaucoup comme Dr. Doolitle. On avait déjà dans notre logement 4 chats et 2 chiens d’une laideur sans nom. À l’époque, le logis de mes parents était un nique à feu. Les deux fumaient comme les anciennes cheminées Miron, et quand je vous dis fumaient, je vous dis fumaient à raison de 3 paquets de cigarettes chaque par jour! Toutes des cigarettes roulées, monsieur! Oui madame des rouleuses! Du tabac, des filtres et une maudite machine qui fait clac à chaque fois que le filtre est rempli de tabac! C’est donc pas un petit chaton crasseux de fond de cour qui va déranger le chaos de ce logis de la rue Fillion! Il a bu du lait chaud. Il a mangé comme si c’était la dernière fois de sa vie de chat qu’il mangeait. J’ai déposé le chat au bout de mon lit. Il a dormi en foetus pendant quatre jours non-stop! Il était mort de fatigue comme dans l’expression mais pour le vrai! Au cinquième jour, il a perdu sa queue. Elle est littéralement tombée quand il s’est levé! J’imagine qu’elle était gelée. Vous pouvez, lectrices et lecteurs, penser que je mens plein ma yeule et mon clavier mais la maudite queue de Monsieur Magoo avec le temps a repoussé. Le miracle n’était pas sur la 34e rue en 1947 mais sur la Fillion à Lachute en 1980! Un chaton magané, sans nom à l’époque, avec un enfant aussi magané par la vie que lui. 

    C’était un duo parfait. Nous étions des Siamois. Les années ont passé et le petit minou bleu s’est transformé en bandit de grand chemin et il est devenu Monsieur Magoo, oui comme le vieux bonhomme dans les « cartoons » du samedi matin à Télé-Métropole ou à Bagatelle sur les ondes de Radio-Canada! Il a eu ce surnom car il fonçait partout sans jamais regarder. À l’époque, je n’avais pas encore Google pour me dire que mon félin était en fait un bleu russe. Un gros pacha. Le boss du quartier. La terreur du coin. Sur les abords de la rivière du Nord, un chat développe des techniques de chasse. Monsieur Magoo alias Le bandit du p’tit Canada passait ses journées dehors de mai à octobre. Du printemps à l’automne, le gros plein de marde ne rentrait pas une fois dans la maison. Mais aussitôt que les outardes avaient compris qu’elles n’avaient pu rien à faire icitte et qu’elles seraient mieux au sud du sud, Monsieur Magoo venait miauler à ma porte et ne bougeait pas d’un centimètre de novembre à mai! Le pacha dans ses 9 vies n’a jamais plus remis les pattes dehors l’hiver,  »JAMAS »! 

    J’ai souvenir de mon premier appartement à 17 ans sur l’avenue Argenteuil. Une rue très achalandée comme peut l’être une rue dans une petite ville de 11 000 habitants! Heureusement, en arrière de chez-nous, il y avait encore la rivière du Nord pour Magoo! Il y avait aussi près de mon petit logis, Price Wilson, la shop qui a fait et fait vivre encore beaucoup de monde à Lachute. Un matin de la mi-août, j’ai entendu miauler et gratter à ma porte. Je pourrais reconnaître le miaulement de mon gros tas parmi un milliard de chats. Août, c’est pas normal ça que je me dis. Ça fait déjà 7 ans que Magoo dort au pied de mon lit et jamais en 7 ans, jamais il n’est venu me voir pendant l’été! J’ouvre la porte… Saint-ciboire de tabarnak. Mon chat est là devant moi et attend mon approbation. Il a dans sa yeule un corbeau mort. Wézo noir, wézo noir… WÉZO NOIR! Le gros innocent pensait venir manger son lunch tranquille sur le tapis de mon salon. Une autre fois, j’avais déménagé dans un autre logis mais toujours sur l’avenue d’Argenteuil, toujours non loin de la rivière du Nord de mon enfance! Ici je vous confirme une chose, tous les chemins mènent à la rivière du Nord! Donc je suis dans mon loft à 125$ par mois chauffé, éclairé et câblé par-dessus le marché. Tout à coup j’entends miauler! Une fois de plus c’est mon pacha bleu qui est assis devant moi avec une barbotte d’au moins 10 lbs dans la gueule. Le poisson est encore vivant. Il gigote. Je prends le poisson et Magoo me suit même si ce n’est que le mois de juin. Je sors ma planche à découper et fais des filets pour mon bandit de grand chemin. Je dépose l’assiette par terre et Magoo mange sa barbotte comme un roi. Après avoir mangé, il est venu se frotter sur moi un peu, pas trop longtemps, à redemander la porte et je l’ai revu par la suite au début novembre. 

    Il y a aussi cette fois sur la rue Princesse dans le secteur SaintJulien, toujours aux abords de la rivière du Nord, un secteur plutôt tranquille si je compare avec l’avenue Argenteuil. J’ai vu de mes yeux vu Magoo se faire assommer carrément par un Cadillac. Vous vous rappelez le genre de char qui ressemblait plus à un bateau que d’autres choses avec un coffre arrière qui rendait jaloux tous les mafiosos de la terre? Le mastodonte a frappé Magoo sur la tête et Magoo a fait de la haute voltige jusque sur le terrain avant de mon voisin. On parle ici d’un vol d’au moins 20 pieds dans les airs! Quand il est arrivé au sol, il était déjà « knocké ». J’ai ramassé ce qui me restait de chat et je suis parti directement chez mon vétérinaire. Je sais pas comment ni pourquoi mais Magoo est sorti vivant de cette aventure et la vétérinaire de la rue Principale ne pourrait pas vous l’expliquer non plus. Magoo n’a pas gaspillé une vie, il aura utilisé les 9! Au retour à la maison, après trois jours le gros innocent miaulait pour aller dehors. Comme j’avais une confiance aveugle en Magoo ainsi qu’à ses 9 vies, j’ai ouvert la porte les deux yeux fermés et il est revenu pour le début du mois de novembre comme d’habitude! Il y a eu cette fois où mon voisin anglais Hillbrand, d’une débilité sans nom, faisait l’élevage de pitbulls américains pour le combat. Une fois il a échappé l’un de ses monstres. J’étais assis sur ma galerie à siroter un café avec mon gros pacha quand tout à coup, j’entends l’anglais Hillbrand crier comme un fou. Évidemment, il avait peur que son chien attaque n’importe qui sur la rue car son chien, c’est une machine à tuer, il a été élevé de cette façon. Ledit chien se dirigeait vers votre humble barbu. Le squelette dans le barbu était en train de chier dans ses culottes. Mon chat n’avait pas le poil retroussé ni rien d’autre. Il s’est levé et je vous jure sur ce que vous voulez, lectrices et lecteurs, il s’est dirigé vers le chien! À la dernière seconde, Magoo a sauté si haut, comme au ralenti, comme s’il sortait tout droit de la matrice. Et ses griffes d’en avant se sont englouties dans l’œil droit de Spike, le pauvre pitbull américain. Spike est reparti la queue entre les jambes un œil en moins. Mon pacha lui a crevé un œil littéralement. Hillbrand, en guise de remerciement, a redonné une claque à son chien pour le chicaner! Là j’ai commencé à penser sérieusement que comme mon chat j’avais 9 vies! Parce que si j’avais été seul sur ma galerie, j’aurais été complètement déchiqueté. Mon chat voulait-il me protéger? J’aime le penser mais je ne pourrais pas mettre ma main au feu! Dans mon cœur, j’ai sauvé Magoo et Magoo m’a sauvé 1-1! 

    Mai 2001… 

    Votre humble serviteur a 27 ans et habite sur la rue Isabella avec son vieux chum bleu qui a maintenant l’âge vénérable de 20 ans. Je suis à 27 ans un vieux célibataire endurci. À l’époque, je ne voulais pas de perruche dans ma vie, j’étais heureux ainsi! L’hiver, j’étais un rat d’aréna. L’été, j’avais une deuxième résidence ou presque au stade Olympique, j’étais un furieux partisan des Expos. Et entre ça, j’étais un rat de bibliothèque. En mai 2001, Monsieur Magoo n’est pas sorti dehors. Malgré le printemps, les premiers bourgeons, Monsieur Magoo n’avait aucun intérêt. Mon vieux chum de toujours était fatigué et moi je ne voulais pas voir qu’il était fatigué. À chaque jour ce printemps-là, je lui montrais la porte comme un maudit innocent. Magoo n’avait plus aucun intérêt pour l’extérieur! Je savais que c’était le début de la fin. Mon vieux chum… Mon vieux chum qui est avec moi depuis que j’ai 7 ans. Il aura connu mon premier appartement, mes premières blondes, mes peines, mes peurs. Mon vieux chum… Et le matin du 6 juin 2001, au pied de mon lit, au bout de mes pieds était mort de sa belle mort Monsieur Magoo, mon ami, mon frère. J’ai pris une pelle et un sac! J’ai été aux abords de la rivière du Nord de mon enfance près de Ming Plombing, une shop au bout de la rue Fillion dans le p’tit Canada et j’ai enterré mon ami, mon frère, là où je l’avais trouvé.  

  • Les saveurs locales ont meilleur goût!

    Les saveurs locales ont meilleur goût!

    Tous ces petits et grands entrepreneurs des villages de chez nous essaient par leur créativité, leur savoir-faire et leur ingéniosité de proposer des idées cadeaux qui sortent de l’ordinaire. Pour les visiteurs, c’est aussi poser un geste concret et solidaire en faveur de l’achat local, un geste responsable qui génère de multiples retombées économiques, sociales et environnementales. 

    Mis en lumière par les années passées, plusieurs exposants tels Le troupeau bénit et Les viandes du Grand Duc sont des incontournables, mais de nombreux nouveaux venus, autant en production alimentaire qu’en produits de soins naturels, en métiers d’arts et design de mode rehaussent le niveau.  Non moins de 15 nouvelles entreprises se sont taillées une place dans le hall de l’École polyvalente Lavigne et l’École secondaire régionale Laurentian; Bébé vert, une entreprise qui propose des vêtements et accessoires pour enfant, Le fil de Simone, avec des punchos originaux, Les entreprises Oleagineus inc., avec des bagues en bois, Champ floral, avec la production et la transformation de fleurs comestibles et de verdure sauront charmer ceux que vous désirez gâter. Cinq auteurs seront également présents pour présenter leur nouveau livre. 

    La Foire de Noël ouvrira ses portes au public le vendredi 26 novembre, de 16 h à 21 h. Les visiteurs pourront également se présenter le samedi entre 9 h et 17 h, puis le dimanche entre 10 h et 16 h. Le passeport vaccinal sera exigé pour les visiteurs âgés de 13 ans ou plus, ainsi que pour les exposants présents. La MRC d’Argenteuil est fière d’organiser cet événement qui contribue à faire connaître ses spécialités agroalimentaires, le savoir-faire de ses artistes et artisans, en plus de stimuler l’économie locale et la fierté d’appartenir à la magnifique région d’Argenteuil. 

    Quelques exposants disposent du service de paiement par carte bancaire, mais il est recommandé d’apporter de l’argent comptant. L’entrée est gratuite pour tous. Pour plus de renseignements, visitez argenteuil.qc.ca/foire.