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  • Vent de changements

    Vent de changements

    C’est la jeunesse et le dynamisme de Kévin Maurice qui ont séduit les électeurs portant un maire de 28 ans à la tête de Brownsburg-Chatham avec 288 voix d’avance sur son opposant Gilles Galarneau.  

    Le conseil sera composé au district 1 de Pierre Baril (75,71%), au district 2, du conseiller André Junior Florestal qui conserve son siège (69,21%), de Louis Quévillon qui fait un retour au district 3 (51,78%) et Stephen Rowland, qui a été réélu pour un 2e mandat avec 66,76% des voix. Deux nouvelles femmes complèteront le conseil. Martine Renaud a obtenu le plus fort taux de confiance avec 79,62% et Marilou Laurin, qui avec 57,9% vient confirmer la place de la jeunesse en politique municipale. 

    Saint-André d’Argenteuil

    Les luttes ont été serrées et se complètent par un nouveau portrait à la municipalité de Saint-André d’Argenteuil alors que les citoyens ont élu l’ancien conseiller Stephen Matthews.  Il obtient les guides de la municipalité avec seulement 20 voix d’écart sur le maire sortant Marc-Olivier Labelle. «C’est la démocratie qui a parlé», a commenté Stephen Matthews, qui avait lui aussi quitté avec quelques votes d’écart lors des dernières élections. M. Matthews a tenu à féliciter le maire sortant et souhaite qu’il poursuive une carrière politique. Il souhaite lui aussi travailler en équipe.  «Je vais discuter avec les nouveaux conseillers, dont certains que je ne connais pas, afin de connaître leurs intérêts et travaillez du mieux que l’on peut avec l’équipe en place», a-t-il ajouté. 

    Les conseillers sortants, Marc Bertrand et Michel Larente, se sont aussi fait montrer la porte laissant la place à Audrey Paquette Poulin (76,79%) et Pierre Fournier (57,65%). Seul Michael Steimer conserve un siège en ayant été élu par acclamation.  Au district 3, Jacques Decoeur a battu Denis Pelland par seulement 23 voix.  Patrick Côté et Jessica Larivière, élus par acclamation, viendront injecter un sang nouveau dans cette petite municipalité aux prises avec des problèmes d’eau potable et ayant fait face à deux inondations majeures au cours des 5 dernières années. 

    Wentworth-Nord (MRC des pays d’en haut)

    Dans la municipalité de Wentworth-Nord, un vent contraire a aussi soufflé sur l’ancien conseil.  Le maire François Ghali a dû céder son siège à Danielle Desjardins.  Des 6 conseillers de district, seul Éric Johnston a été réélu. 

    Harrington

    Trois nouveaux visages composeront le nouveau conseil de Harrington qui sera dirigé par Pierre Richard, élu avec 49,62% des voix devant le mairesse sortante Gabrielle Parr.  Julie James et Daniel Sait-Onge ont battu les conseillers sortants.  Gerry Clark a conservé le siège 6 avec 62,45% des voix. 

    Quiétude à Gore et Grenville 

    Gore et Grenville (village) ont redonné les guides à leur maire sortant avec des appuis de taille. La confiance envers le maire sortant de Gore, Scott Pearce, est inébranlable alors qu’il a été réélu pour une 5e fois en obtenant non moins de 90,48% du suffrage. Tout comme à Lachute, il sera entouré de toute son équipe au conseil. Daniel Leduc a été élu avec 87,07% des voix et une tout aussi forte majorité a été offerte à Anik Korosec.  Les autres conseillers ont été élus par acclamation soit, Sabrina Khan, Alain Giroux, Shirley Roy et Anselmo Marandola.  

    À Grenville, Pierre Thauvette a obtenu 80,83% des suffrages.  Le seul district en jeu a été remporté à 71,65% par André Woddbury. 

    Wentworth et Grenville-sur-la-Rouge

    Tous les candidats de Wentworth (canton) et de Grenville-sur-la-Rouge ont été élus sans opposition. 

     

  • Une vague de confiance pour l’équipe de Bigras-Denis  

    Une vague de confiance pour l’équipe de Bigras-Denis  

    C’est avec émotion et fierté qu’il s’est adressé à ses partisans qui lui ont octroyé prudemment la victoire vers 22h30 dimanche soir dernier à son local de campagne. «Je suis prêt à travailler pour vous et j’ai très hâte de travailler avec mes coéquipiers», de se réjouir celui qui devra déposer un 1er budget en décembre prochain. M. Bigras-Denis œuvre chez Cristini comme directeur de produits et fera la transition entre son emploi actuel et son nouveau rôle de maire pour se consacrer à 100% à la Ville de Lachute d’ici quelques semaines. 

    Les électeurs n’ont pas fait de cas de son inexpérience en politique municipale, lui qui a su s’entourer de deux conseillers chevronnés, Guylaine Cyr Desforges (élue par acclamation et 3e mandat à la municipalité) et Hugo Lajoie (3e mandat consécutif avec une écrasante majorité) et d’une équipe diversifiée et représentative (3 femmes, la jeunesse, les aînés et le communautaire). Rappelons que M. Bigras-Denis avait mordu la poussière par 19 votes face à Patrick Cadieux lors des élections municipales de 2017 au district 1. 

    L’équipe Vision Lachute a eu leur première formation mardi dernier à la MRC d’Argenteuil et est consciente de la charge de travail qu’ils auront à accomplir. «On ne retrouvera pas les projets les plus innovateurs dans ce budget-ci.  On va pousser pour certains points, mais on doit faire confiance à l’administration en place, qui va nous présenter un premier budget administratif.  Il faut être responsable. L’année prochaine, le budget sera complètement à notre saveur», prévient le nouveau magistrat.   

    L’attraction de la rue principale, le Festival Lachute en fête et la zone de réduction de vitesse à 40 kilomètres-heure dans toutes les zones résidentielles seront les premiers dossiers traités. Mais M. Bigras-Denis veut aussi rendre des comptes aux citoyens d’ici 6 mois pour expliquer les investissements majeurs dans le projet de bibliothèque municipale transférée dans une église patrimoniale rue principale, un projet lancé par l’ancienne garde de l’équipe Mayer, donc voilà plus de 8 ans. L’administration Péloquin avait expliqué le ralentissement des derniers travaux causés par des coûts élevés des matériaux et le manque de main-d’œuvre dus à la pandémie des 18 derniers mois, mais estimait que le tout devait être enfin complété au cours de la prochaine année.  

    M. Bigras-Denis a aussi indiqué qu’il veut être éclairé rapidement sur le dossier chaud d’eau colorée à l’usine de filtration construite à grands frais et dont plusieurs travaux de plus de 5,5 millions ont eu lieu au cours des derniers mois avec l’installation d’un nouveau système de traitement du fer et du magnèse. Selon plusieurs citoyens de certains quartiers, les problèmes ne seraient toujours pas réglés.  

    En fin de soirée dimanche, M. Bigras-Denis a été ému du professionnalisme de son prédécesseur Carl Péloquin, qui est venu le féliciter dans son local de campagne et qui a souhaité bonne chance à lui ainsi qu’à toute son équipe vers 22h45. «Je ne me présentais pas contre Carl Péloquin, mais bien pour la Ville de Lachute et j’aimerais le remercier», a-t-il aussi souligner dans son premier discours.   

     

  • Saisie de méthamphétamine à Grenville-sur-la-Rouge

    Saisie de méthamphétamine à Grenville-sur-la-Rouge

    Les agents de la SQ du poste de la MRC d’Argenteuil ont intercepté un véhicule le 6 novembre dernier pour une vérification relative au code de la sécurité routière sur la rue Principale, à Grenville-sur-la-Rouge.

    En effectuant les vérifications, les policiers ont découvert des stupéfiants et ont procédé à l’arrestation du conducteur. Plus de 1100 comprimés de méthamphétamine ont été saisis, de même qu’une somme excédant 1 400 $ en argent canadien et deux téléphones cellulaires.

    Un homme de 40 ans, résident de Grenville-sur-la-Rouge, a été arrêté sur place. Il devra se présenter devant la justice au Palais de justice de Saint-Jérôme à une date ultérieure. Il pourrait faire face à des accusations de trafic de stupéfiants, de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, de voies de fait sur un agent de la paix et d’entrave au travail des policiers.

  • Vent de changements

    Vent de changements

    C’est la jeunesse et le dynamisme de Kévin Maurice qui ont séduit les électeurs portant un maire de 28 ans à la tête de Brownsburg-Chatham avec plus de 288 voix d’avance sur son opposant Gilles Galarneau. 

    Le conseil sera composé au district 1 de Pierre Baril (75,71%), au district 2, du conseiller André Junior Florestal qui conserve son siège (69,21%), de Louis Quévillon qui fait un retour au district 3 (51,78%) et Stephen Rowland, qui a été réélu pour un 2e mandat avec 66,76% des voix. Deux nouvelles femmes complèteront le conseil. Martine Renaud a obtenu le plus fort taux de confiance avec 79,62% et Marilou Laurin, une jeune femme de 19 ans, avec 57,9%, vient confirmer la place de la jeunesse en politique municipale.

    Saint-André d’Argenteuil

    Les luttes ont été serrées et se complètent par un nouveau portrait à la municipalité de Saint-André d’Argenteuil alors que les citoyens ont élu l’ancien conseiller Stephen Matthew. Il obtient les guides de la municipalité avec seulement 20 voix d’écart sur le maire sortant Marc-Olivier Labelle. Les conseillers sortants, Marc Bertrand et Michel Larente, se sont aussi fait montrer la porte laissant la place à Audrey Paquette Poulin (76,79%) et Pierre Fournier (57,65%). Seul Michael Steimer conserve un siège en ayant été élu par acclamation. 

    Au district 3, Jacques Decoeur a battu Denis Pelland par seulement 23 voix. Patrick Côté et Jessica Larivière, élus par acclamation, viendront injecter un sang nouveau dans cette petite municipalité aux prises avec des problèmes d’eau potable et ayant fait face à deux inondations majeures.

    Gore et Grenville

    Gore et Grenville village ont redonné les guides à leur maire sortant avec des appuis de taille. La confiance envers le maire sortant de Gore, Scott Pearce, est inébranlable alors qu’il a été réélu pour une 5e fois en obtenant non moins de 90,48% du suffrage. Tout comme à Lachute, il sera entouré de l’entièreté de son équipe au conseil. Daniel Leduc a été élu avec 87,07% des voix et une tout aussi forte majorité a été offerte à Anik Korosec. Les autres conseillers ont été élus par acclamation soit, Sabrina Khan, Alain Giroux, Shirley Roy et Anselmo Marandola. 

    À Grenville, Pierre Thauvette a obtenu 80,83% des suffrages. Le seul district en jeu a été remporté à 71,65% par André Woddbury.

    Harrington

    Trois nouveaux visages composeront le nouveau conseil de Harrington qui sera dirigé par Pierre Richard, élu avec 49,62% des voix 

    devant le mairesse sortante Gabrielle Parr. Julie James et Daniel Sait-Onge ont battu les conseillers sortants. Gerry Clark a conservé le siège 6 avec 62,45% des voix.

    Wentworth et Grenville-sur-la-Rouge

    Tous les candidats de Wentworth (canton) et Grenville-sur-la-Rouge ont été élus sans opposition.

    Wentworth-Nord (MRC des pays d’en haut)

    Dans la municipalité de Wentworth-Nord, un vent contraire a soufflé sur l’ancien conseil. Le maire François Ghali a dû céder son siège à Danielle Deesjardis. Des 6 conseiller de district, seul Éric Johnston a été réélu.

  • Balayage complet à la ville centre de la MRC d’Argenteuil

    Balayage complet à la ville centre de la MRC d’Argenteuil

    Sans passer par un siège de conseiller, le nouveau maire a remporté son pari avec une équipe forte en obtenant plus de 975 voix sur son rival Carl Péloquin, qui effectuait son 2e mandat.  Le message des électeurs a été clair. Ils ont opté pour le renouveau et ont réélu le seul conseiller Hugo Lajoie avec plus de 74,31%, qui se présentait aux côtés du nouveau maire. Guylaine Desforges avait déjà obtenu son laissez-passer par acclamation. 

    Gaétan Larose a ravi le siège de Alain Lanoue avec 48,58% des voix tandis que Christian David a montré la porte au routier Denis Richer avec 58,33% des voix.  Les luttes ont été serrées pour les femmes d’équipe Vision Lachute.  Aline Gravel a obtenu son siège à l’arraché avec 5 voix sur l’indépendante Mélanie Lajoie.  Daniel Mayer a recueilli 23,44%.  Virginie Filiatrault a obtenu 51,96% du vote face à au conseiller sortant Serge Lachance. 

  • Lutte au trafic d’armes à feu illégales

    Lutte au trafic d’armes à feu illégales

    L’opération a pour but la recherche d’éléments de preuve dans le domicile d’un individu suspecté de trafic d’armes à feu. Les items qui seront saisis aujourd’hui pourraient aider à démontrer l’implication du suspect dans des activités de trafic d’armes à feu dans le secteur. Cette opération résulte d’une enquête initiée à la suite d’informations du public en octobre dernier.  

    Les ERM sont des partenariats entre services de police qui ont comme objectif une mise en commun des ressources pour mieux lutter contre le crime organisé ainsi que sur la criminalité et la violence liée aux armes à feu, et ce, dans toutes les régions du Québec. La stratégie CENTAURE a pour mandat d’assurer une pression constante sur le crime organisé et ainsi, lutter activement contre le trafic d’armes à feu illégales au Québec.  

    CENTAURE permet à la Sûreté du Québec ainsi qu’à tous les corps policiers partenaires de maximiser leurs efforts au niveau national, régional et local ciblant à la fois l’approvisionnement, l’importation, la distribution et la possession illégale d’armes à feu. Tout renseignement en lien avec ces infractions peut être communiqué au 1-833-888-ARME (2763). 

     

  • NOUS

    NOUS

    La barrière psychologique du p’tit Canada c’est la rue principale, du parc Baron jusqu’au bout de la rue Meikel en passant par le Parc Richelieu! 

    Seul, j’étais bien peu de choses comme aujourd’hui en fait! Nous étions une meute sans le savoir. J’étais un loup parmi la meute. Un bon loup mais avec ma meute, même chose qu’en 2018. Au travail, je suis un bon loup à cause de Simon, Alexandre et Stéphane! Sans eux, je suis un gars d’entrepôt générique. 

    Dans l’histoire que je vais vous raconter, le mot équipe prend tout son sens. J’ai compris le mot équipe en 1986. Merci à La Guerre des tuques, merci au regretté André Melançon, réalisateur du film ainsi qu’à l’auteur Danyèle Patenaude. 

    Février 1986 

    Nous sommes chez les Gagné, seuls résidents du p’tit Canada à être propriétaires d’un VHS. Nous avons eu en groupe une révélation. Cet après-midi-là, d’un samedi sibérien, nous avons vu pour la première fois La Guerre des tuques. L’Almanach du peuple avait prédit une journée froide. Le nectar Denis, les chips Dulac, les beignes aux patates de Madame Gagné, c’était du gros bonheur sale à vitesse grand V. Hélène Tonka voulait juste m’embrasser et jouer à touche-pipi, le film n’était qu’un prétexte pour cette future mangeuse d’hommes! Son frère Frank lui cherchait à manger ses crottes de nez sans que personne s’en aperçoive!  

    Note à Frank dans le texte: Malgré tes sacro-saintes culottes de camouflage et tes déguisements de Ninja, tout le monde te voyait manger tes crottes de nez! 

    Nous avions été chercher la cassette du film au vidéo Laflèche sur la rue principale aux limites du P’tit Canada. Des jetons sur des velcros, des poches de jute pour mettre les cassettes dedans, des portes Western (ça piquait dans le bas-ventre quand on réussissait à se faufiler pour aller voir les cover des cassettes). Un genre de Bleu Nuit mais hardcore! Mon centre vidéo était la caverne d’Ali Baba. Mon centre vidéo a tué le cinéma de l’autre bord d’la rue! Le théâtre de Lachute est mort en 1983. J’ai vu E.T en 1982 dans ce vieux théâtre et j’en parle aujourd’hui à qui veut l’entendre dans mon patelin!  

    Et puis à la fin du film, à la mort de Cléo, nous avons eu une révélation. Nous voulions en tant que groupe conquérir le p’tit Canada face au maudit « blokes » de notre secteur! Et surtout conquérir la cour d’école du Laurentian High School!!! Les non moins maudits anglais ont le reste du Canada de Halifax à Vancouver, coast to coast, nous les p’tits crottés, nous les pauvres, nous allions avoir le p’tit Canada avec le Perrette de la rue Principale inclus! Après le film, je suis retourné chez nous et en marchant, je me sentais comme « Rocket » Maurice Richard à la conquête du Détroit. Je savais que j’aurais à affronter des genres de Ted Lindsay de mon quartier avec les coudes très haut dans les airs! Oeil pour oeil, dent pour dent!!! 

    Voilà! Une guerre d’enfants sans fin allait s’en suivre. Les Frog’s contre des enfants d’Irlandais! Et tout le monde sait que les Irlandais sont les plus tough. Ils sont presque incassables et surtout innocents! Voilà leur force ultime, l’innocence du danger! 

    Dans la cave des Gagné, j’apportais mes records de Black Sabbath pour mettre sur le pick-up de leur père! Nous avons bâti notre plan au son de la voix d’Ozzy Osbourne, au rythme diabolique de la guitare de Tony Iommi, à la basse du fond des ténèbres de «Geezy» Butler et au tapage infernal de Bill Ward! Je suis un fils de Black Sabbath. Je suis un children of the grave! 

     

    Notre cheval de Troie était sous la forme du plus dur d’entre nous, Éric le rouge! Lui y’était habitué d’en manger des claques sa yeule! 

    The day… 

    Cette journée-là selon l’Almanach du peuple c’était tempête. Cette journée dans les faits, il est tombé 45 cm de neige sur le p’tit Canada. À l’époque, nous les p’tits mongols, on laissait tomber la neige! Depuis ce temps, je suis incapable de la laisser tomber sans rien dire. Je sacre de décembre à mars comme ce pauvre banlieusard dans la classe moyenne que je suis.  

    Le plan? Bâtir un fort de fortune sur la rue Bellingham en face du Laurentian High School. Nous avions la vie devant nous pour nous planter. Chaque enfant de notre coin part à -5 c’est comme ça! Mon petit frère est celui qui a le mieux réussi d’entre nous tous! Il a sa technique en éducation spécialisée. Je veux souligner ici le parcours difficile de ses enfants qui l’ont pas eu facile! Bravo Marco! Plus grand et majestueux que Marco Polo. 

    Éric le rouge a été à la tâche solidement ancré dans ses vieilles bottes Sorel de bâtisseur de fort! C’est comme si même au début de l’idée du fort, il avait déjà commencé à le bâtir. Pour dire la vérité. il l’a bâti à lui seul au ¾ et l’autre quart était faible et mollasse! Éric aimait bâtir, lui qui était débâti au quotidien. Il n’a jamais eu la chance d’avoir des Legos mais s’il en aurait eu, il en aurait été le maître ultime.  

    Éric le rouge: «Je vais fabriquer un drapeau de pirate pour le fort.» 

    Moi: «Un drapeau de pirate pour un fort? Les pirates c’est dans les Caraïbes épais! Pour le fort on devrait être des Vikings! » 

    Éric le rouge: «Moé j’veux être un pirate des neiges!» 

    Moi: «Les pirates c’est en bateau criss d’épais.» 

    Éric le rouge: «C’est où les Caraïbes?» 

    Moi: «Dans le coin de St-Philippe!» 

    Éric le rouge: «Ah oui y’a des pirates à St-Philippe!» 

    Moi: «Laisse faire câlisse!» 

    C’est peut-être pour ça que Éric le rouge, pirate de toutes les océans n’arrive jamais à bon port! 

    Nous étions Éric le rouge, Marco, Hélène, Nancé, Stéphanie avec un i, Racine, les frère Périard, Larocque et Jo Roussel (un gars de Schefferville). Nous étions contre les p’tits fils de la forêt à McKenzie, Brady, Burke, O’Donoghue, l’enfant de chienne, O’Sullivan, l’anglaise Sweeney (soupir) et d’autre «blokes» aux cheveux carottes! 

    Cette journée j’avais eu une illumination: mettre de la peinture à l’huile dans les balles de glace pour qu’elles éclatent en couleur sur les beaux manteaux de nos anglais préférés! Un genre de feu d’artifice version p’tit Canada!!! Mon père avait quelques vieux gallons de peinture qui traînaient dans la shed et moi j’avais des bras pour les voler! 

    Parenthèse dans le texte 

    (Il faut savoir que j’ai, avant cette journée, embrassé quelques fois la jolie anglaise Sweeney au grand malheur de O’Donoghue l’enfant de chienne. Oui j’ai traversé la ligne imaginaire qui nous séparait des «blokes» et laissez-moi vous dire que jamais je l’ai regretté! 

    Ses lèvres goûtaient surtout l’interdit! Vive l’Irlande. Je suis un paradoxe sur deux pattes, un amoureux de la femme avec un grand F! Fuck les guerres que je me disais inconsciemment. Vive les bouches aux milliers de saveurs!) 

    Bref, je vivais un histoire d’amour secrètement au détriment de ma gang, au détriment du nous! Cette journée-là, j’avais trouvé le courage de dire à ma gang de ne pas lancer de balle de glace à la belle Sweeney! Que Jaymie c’était ma blonde rousse! Les gars étaient d’accord pour dire que c’était une crisse de belle fille et j’étais d’accord avec eux. Hélène a fait du boudin, je dirais du boudin de grande qualité comme ces chefs de grands restaurants gastronomiques! 

    Le moment venu, Éric a été achalé l’un des fils à McKenzie comme il en est capable c’est à dire en «ostie toasté sur les deux bords» comme l’aurait dit Victor-Lévy Beaulieu! 

    Éric est revenu avec un oeil de raton laveur, du déjà vu pour lui, presque du quotidien! Les McKenzie frappaient fort comme des enclumes, je parle par expérience! Arrivent les Anglais… mon coeur bat à 100 mille à l’heure et celui de notre gang tout autant, nos coeurs battent à l’unisson, au même rythme infernal, au rythme de la vengeance et du chaos qui avance vers nous! Nous sommes pas gros dans nos culottes de neige! Jaymie suit sa gang en retrait. 

    One, two, three… 

    Des balles de glace éclatent en peinture sur leurs beaux manteaux de ski alpin de petits riches! La guerre a duré le temps de quelques balles de glace, a duré le temps que les Irlandais se rendent compte que leurs beaux manteaux étaient plein de peinture! Un genre de parade arc-en-ciel avant la parade gay. Ils et elles pleuraient tous de rage, d’incompréhension sauf Jaymie, personne l’avait atteint. 

    La misère venait de leur tomber dessus! Welcome aboard! O’Donoghue s’est dirigé vers moi en criant, mon poing de frog a cogné sur son nez qui a littéralement éclaté sous l’impact, du sang coulait à flot sur son manteau blanc comme la rivière du Nord de mon enfance au printemps!  

    La peinture à l’huile c’est bien difficile mais c’est bien plus beau que la peinture à l’eau! 

    Ils et elles ont été pleuré à leurs parents, les nôtres sont arrivés au fort en groupe! 

    Tout le monde est rentré dans leurs logis les oreilles molles. Mais avant de rentrer j’ai dit au chum de Francine la mère d’Eric, que lui n’avait rien à voir dans cette chicane, qu’il n’avait lancé aucune balle et la meute a dit la même chose à l’unisson! Éric le rouge m’a regardé comme rarement on m’a regardé par la suite! Un regard d’admiration comme parfois me donne mes enfants! Nous la meute étions conscients qu’il mangeait assez de claques de même, nous avons protégé l’un des nôtres! Nous avons appris le mot équipe ce jour-là! Merci La Guerre des tuques. 

    Et ce soir là dans le p’tit Canada, les frog’s avaient conquis leur p’tit Canada. Et ce soir là, du parc Baron jusqu’au bout de la rue Meikel en passant par le Parc Richelieu, si vous marchiez dans les rues de notre quartier, vous pouviez entendre un concerto de straps et de pleurs juste avant Les Beaux Dimanches à Radio-Canada sauf chez Éric le rouge, le pirate des neiges! 

    À nous! 

  • Colloque pour les intervenants en loisir

    Colloque pour les intervenants en loisir

    Loisirs Laurentides a concocté une programmation participative et active avec la présentation d’ateliers par secteur et projets novateurs touchant le bénévolat, le loisir culturel, le loisir rural, le plein air et le sport s’adressant autant aux intervenants d’organismes, de municipalités ou d’institutions scolaires. Lors de l’événement, les participants auront l’occasion d’assister à deux conférences-ateliers de Virginie Dronsart, présidente de Kaléi, qui toucheront le recrutement de personnel et de bénévoles; la façon d’aborder les bénévoles et de développer une image de marque.  

    L’animation de l’événement sera assurée par l’entreprise Management Savvy. «Venez décider quelle couleur et quelle vision vous voulez donner à votre région. Contribuez activement à dessiner le portrait futur de notre région en matière de sport, plein air, loisir culturel et loisir rural. Il est temps de sortir de notre coquille et d’unir nos forces pour faire autrement!», invite la directrice générale de Loisirs Laurentides, Élaine Lauzon.  

    Les personnes intéressées ont jusqu’au jeudi 11 novembre prochain pour s’inscrire à cet événement en se rendant sur le site Web de Loisirs Laurentides en cliquant sur le lien suivant: https://loisirslaurentides.com/colloque-loisirs-laurentides 

  • La fondation Ed McFaul soutient la santé

    La fondation Ed McFaul soutient la santé

    C’est le 15 octobre dernier que la Fondation de l’Hôpital d’Argenteuil (FHA) s’est vu remettre un généreux don de la part de la Fondation Ed McFaul, soit un montant de 10 000$. Grâce à leur don, la Fondation Ed McFaul contribue au financement du Mini C-Arm, un appareil de fluoroscopie, qui est en utilisation depuis l’automne 2019 à l’Hôpital de Lachute. Le Mini C-Arm permet d’obtenir des radiographies et de procéder aux opérations de membres, tels que mains, poignets, clavicules et chevilles. Cette acquisition permet d’améliorer l’accessibilité aux services locaux de chirurgie. La FHA a jusqu’en mars 2024 pour compléter le financement de le Mini C-Arm, d’une valeur de 292 000$. Merci de tout cœur à la Fondation Ed McFaul!

  • Des contes pour tous

    Des contes pour tous

    Quel meilleur moment que le temps des festivités de l’Halloween pour réunir les curieux autour d’une soirée de conte.  En collaboration avec le 16e festival interculturel du conte de Montréal qui se terminait samedi, c’est Nadine Walsh et de son acolyte Marc Burns qui ont éveillé les esprits en s’échangeant les histoires à tour de rôle aux enfants en première partie et aux adultes, ensuite. «Les contes, c’est la vie, c’est la magie, c’est l’invisible, c’est le mystère! Ça tente d’expliquer ce que l’on ne comprend pas», exprime Nadine Walsh, qui était heureuse de remonter sur les planches.   

    Les contes demandent aussi un effort de concentration et une bonne dose d’imagination pour tremper dans cette tradition orale et cette culture ancestrale.  D’ailleurs, les conteurs, tantôt drôles, tantôt sérieux, n’ont pas hésité à faire participer leur audience tout au cours de la soirée. 

    Marc Burns, d’origine irlandaise, a rappelé l’origine Samain de cette fête commercialisée. Samain «la chute du soleil», du 31 octobre au soir au 2 novembre au soir, est le temps où l’on célèbre à la fois la fin de l’année écoulée et la joie de l’année qui commence, une faille en dehors du temps.  Durant ces 3 jours, dans la tradition celte, chacun faisait ce qui lui plaisait, entre autres en se déguisant et en demandant des gâteries aux voisins, une tradition qui survit avec la fête de l’Halloween. «C’est là où les portes de l’autre monde s’ouvrent, c’est-à-dire que le monde des morts peut aller dans le monde des vivants et le monde des vivants peut aller dans le monde des morts», explique Mme Walsh.