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  • Les beignes à Mado  

    Les beignes à Mado  

    Les samedis d’hiver dans mon coin de misère étaient magiques. Il me réconcilie avec mes souvenirs d’enfance. Ces samedis d’hiver ont l’odeur de beigne aux patates de ma vieille mère Mado.  L’étoile de Guy Lafleur commençait à pâlir comme celle du Canadien en général. Par contre celle des Expos était bien en vue dans le firmament de nos soirs d’été.    

    En 1980, les samedis commençaient de bonne heure comme le disait ce grand philosophe de l’ère moderne Claude «Piton» Ruel, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt pour le «warm-up»! Vers 6h dans le petit matin, nous étions déjà à glisser sur la côte en avant de la maison. La cagoule, la crémone, les mitaines conçues pour prendre l’eau, les bottes Sorel, les salopettes toujours trop grande ou trop serrée, le manteau trop chaud ou pas assez pis toujours un peu de morve sur le bord du nez c’est comme qui dirait un prérequis.   

    Par la suite, si nous étions assez de monde, on jouait au hockey et dans ce temps-là tout le monde voulait être Bossy, Tonelli ou Bryan Trottier. C’était la dynastie des Islanders de New York, ma mère préférait Dynastie avec le beau Blake à Télé-Métropole.   

    Dans les hivers de mon enfance, c’est comme si le p’tit Canada était emmitouflé dans une boule de Noël qu’il fallait brasser. Mon quartier féérique, mais avec des bouteilles vides et parfois les pleurs des mères monoparentales en symbiose avec la musique de beaux dimanches à Radio-Canada.  

    Arrive l’heure J dans mes samedis d’hiver… Il était 16h partout dans le comté d’Argenteuil, les rues et ruelles se vidaient, car c’était le début de Bagatelle à Radio-Canada. Parfois ma mère nous accueillait avec un bon chocolat chaud.   

    Assis sur le tapis du salon, mes cartes de hockey préférées à côté de moi, mon petit frère qui a 3 ans et notre chat Magoo entre nous deux qui ronronne de bonheur. J’aurais pu m’endormir facilement, mais ce n’était pas le temps.   

    C’était l’heure de petit trot et grand galop…OLÉ! EL KABOOOOOOOONG! Emmitouflé dans mes certitudes, je frotte mes pieds sur le tapis du salon. La bombe nucléaire pourrait tomber au milieu de Lachute que ça ne dérangerait pas mon bonheur présent à ce moment-là.  

    Pour souper, c’est un ordinaire spaghetti trempé dans du jus de tomate! Ce n’est pas de la gastronomie, mais c’est fait avec le cœur d’une maman, celui de ma vieille mère. Mon Frère prend son bain bouillant et une fois qu’il a fini je vais aller tremper dans la même eau. Ça ne me dérange pas, c’est mon frère. Je suis prêt pour la soirée, j’ai mon pyjama de hockey sur le dos, celui de la ligue nationale en flanelle, mes pantoufles en phentex et mes cheveux mouillés par en arrière.   

    Mes cartes de hockey sont à côté de moi,  souvent les cartes des deux équipes qui vont jouer samedi soir. Ma table de hockey n’est pas loin non plus. La partie de hockey peut commencer, mais il n’est que 18h. C’est l’horrible émission sur les animaux la mutuelle d’Omaha, il me semble, dans mes vieux souvenirs.   

    Le logis est embaumé par l’odeur des beignes aux patates de ma mère. Le petit logis de la rue Filion est un immense beigne aux patates. Ça sentait tellement bon que j’avais l’impression que le Bon Dieu lui-même pendant son chiffre venait prendre sa pause dans la cuisine de Mado. Dans la cuisine au-dessus du frigidaire, je pouvais entendre les ondes de CJLA la radio de Lachute.   

    Le samedi, c’était souvent le spécial rock n’ roll, c’est dans ses samedis que j’ai découvert Les  Beatles. Ma mère dansait, faisait ses beignes pendant que mon père n’était pas là. Mon père est un fantôme en quelque sorte. Ma mère dansait malgré l’aide sociale, malgré mon père, malgré la vie.   

    À 19h, c’était Le monde merveilleux de Disney, merveilleux seulement quand on nous présentait des dessins animés, sinon leurs films étaient mauditement plates. 20h. Les rues et ruelles du comté d’Argenteuil sont vides. Il y a de la lumière dans tous les salons de la région. Lionel Duval présente le hockey dans son bel habit bleu poudre et par la suite donne son micro à René Lecavalier et Richard Garneau.   

    Le Canadien a perdu ou gagné, mais une chose est sûr, Chris Nilan s’est  battu. J’ai bu une liqueur Fiesta en bouteille et mangé des beignes aux patates.  

    Les beignes de Madelaine Mallette étaient aussi bons que celui du vieux monsieur au marché aux puces, le mardi. C’est pas peu dire. 

     

  • Nouvelles mesures pour sécuriser la route 329  

    Nouvelles mesures pour sécuriser la route 329  

    Ainsi, depuis le 15 juillet dernier, la limite de vitesse de deux secteurs, présentement à 90 km/h, sera réduite à 70 km/h entre le chemin du Lac-Chevreuil et le chemin Arnott et à 80 km/h entre le chemin Arnott et le chemin Scott. Un panneau de signalisation temporaire est présentement installé afin d’aviser les usagers de la route du changement. 

     Le secteur visé entre le chemin du Lac-Chevreuil et le chemin Arnott fera également l’objet d’un projet pilote. L’objectif de celui-ci est d’analyser l’influence du marquage sur le comportement des usagers de la route dans le but qu’ils respectent la limite de vitesse affichée. En effet, dès la mi-août, l’application d’une série de bandes transversales de plus en plus rapprochées de chaque côté de la voie de circulation créera l’illusion d’une accélération du véhicule, dans le but de sensibiliser le conducteur à sa vitesse pratiquée. « L’annonce d’aujourd’hui prouve encore une fois que le gouvernement est à l’écoute des citoyennes et des citoyens qui réclament depuis une dizaine d’années une solution pour contrer la vitesse excessive et le bruit sur ce chemin panoramique qu’est la route 329. En tant que députée du comté d’Argenteuil, je suis heureuse des changements qui seront apportés dans le secteur du noyau villageois du canton de Gore. Les comportements excessifs en matière de vitesse et de bruit se sont exacerbés depuis la pandémie, et je souhaite sincèrement que ce projet pilote puisse rayonner sur d’autres sections des routes 329 et 364, où ces conduites importunes sont aussi observées. Je tiens à rappeler que, par notre comportement, nous avons toutes et tous un rôle à jouer pour améliorer la sécurité routière et respecter la qualité de vie des communautés que l’on traverse», d’évoquer Agnès Grondin, députée du comté d’Argenteuil  

    Jusqu’à l’automne 2021, des relevés de vitesse seront compilés et analysés avant et après l’application du marquage au sol afin d’évaluer l’effet de chaque mesure sur le site ciblé entre le chemin du Lac-Chevreuil et le chemin Arnott. De trois à quatre semaines sont nécessaires entre chaque étape pour faire l’analyse des données.  

  • Fermeture complète du pont rue Lépine

    Fermeture complète du pont rue Lépine

    Durant les travaux, soit du lundi au vendredi, de 7 h à 17 h, le pont sera complètement fermé à la circulation automobile. Il sera toujours possible de traverser la structure à pied, à condition de s’adresser préalablement à un représentant du Ministère sur place. Hors des heures de travail, la circulation se fera par alternance via une voie d’une largeur de deux mètres. Ainsi, les véhicules de type VUS ou camionnette ne pourront pas y circuler. Quant aux usagers possédant des voitures compactes, ils pourront emprunter le pont entre 17 h et 7 h.  

    Les résidents ont été avisés de ces entraves et des moyens ont été mis en place pour atténuer au maximum les inconvénients. Des procédures appropriées ont également été établies avec les services d’urgence durant la période des travaux. 

    Sur le chemin Saint-Michel, la circulation se fera en alternance sur une seule voie, sur une distance de 200 mètres, pour toute la durée des travaux, à l’exception de quatre journées où le chemin sera complètement fermé à toute circulation. Les dates visées sont le 21 juillet et les 2, 9 et 16 août. Durant cette période, un chemin de détour de 38 kilomètres sera accessible par la route 327, le chemin de la Rivière Perdue et la route Principale. Les travaux peuvent être modifiés en raison de contraintes opérationnelles, de l’avancement du chantier ou des conditions météorologiques.  

    Avant de prendre la route, les usagers sont invités à consulter Québec 511 afin de connaître les entraves en cours dans le secteur. Pour la sécurité et la santé des travailleuses et travailleurs, toutes les mesures sanitaires nécessaires sont déployées sur ce chantier. Le Ministère remercie les usagers de la route de respecter la signalisation en place dans la zone de travaux. 

  • Benjamin Bertrand au camp Équipe Québec

    Benjamin Bertrand au camp Équipe Québec

    Seul représentant de la région de Lachute, Benjamin Bertrand a accepté son invitation au Camp d’Équipe Québec, pour les hockeyeurs de moins de 15 ans, qui se déroulera du 30 juillet au 1er août prochain au Centre Isatis de Saint-Hyacinthe.  Ce processus d’identification a pour objectif principal d’assurer une continuité dans le développement, l’éducation et l’évaluation d’un groupe en prévision de sélection de la formation qui représentera le Québec aux Jeux du Canada en février 2023 à l’Île-du-Prince-Édouard. Bertrand poursuit ses objectifs pour atteindre ses rêves les plus fous.  

     

  • Négociation en CPE: une offre salariale décevante

    Négociation en CPE: une offre salariale décevante

    L’offre, bien en deçà de la demande monétaire de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), ne rejoint pas les besoins actuels, tel que l’explique Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ : «On est à peu près à mi-chemin je vous dirais. C’est un premier dépôt, alors on a espoir de dire qu’ils se sont donné une marge de manœuvre pour continuer à négocier.» 

    La proposition se résume ainsi : une augmentation de 2% par année pendant 3 ans pour l’ensemble des salariés en CPE, ainsi qu’une augmentation supplémentaire au cours de la troisième année (2022-2023) de 3% pour les éducatrices non qualifiées, et de 6% pour les qualifiées.  

    L’offre inclut également une clause remorque dans le secteur public pour la quatrième et dernière année de la convention collective. Valérie Grenon résume le point de vue de son organisation ainsi: « […] Pour la quatrième année, on n’a aucune idée de ce serait quoi l’augmentation. [Le ministère et la Mutuelle] ont beaucoup axé sur les éducatrices, ce qu’on trouve déplorable parce qu’il n’y a pas juste des éducatrices dans un CPE. Il y a des responsables en alimentation, des préposés à l’entretien, des conseillères pédagogiques. Eux auraient seulement 6% sur 3 ans. Parfois, ça peut paraître gros, mais on a de bas salariés, les éducatrices partent à 16,75$ de l’heure. Alors on peut bien parler de 12%, mais 12% sur rien, ça ne donne pas grand-chose».  

    Le syndicat demandait un salaire de 30,50$ au dernier échelon, soit une augmentation de 21,4%. Ce montant correspond par ailleurs à la rémunération maximale d’une technicienne en service de garde scolaire. L’offre déposée prévoit quant à elle une rétribution aux éducatrices qualifiées de 28,25$ de l’heure pour ce même échelon au cours de la troisième année de la convention collective (2022- 2023). Mme Grenon ajoute que rien n’a été proposé afin de pallier à la pénurie de main-d’œuvre qui ne s’accentue au fil du temps ni pour la rétention des employés une fois dans le réseau.  

    La FIPEQ-CSQ déplore également que d’autres demandes syndicales n’aient pas été retenues, notamment une réévaluation des emplois pour une meilleure reconnaissance des nouvelles responsabilités des intervenantes. En ce sens, aucun budget supplémentaire n’est prévu dans la proposition actuelle pour l’augmentation des ressources visant à mieux intervenir auprès des enfants ayant des besoins particuliers.  

    Par ailleurs, bien que le syndicat ait martelé l’importance de la mise en place d’un plancher d’emploi en soutien aux éducatrices, qui permettrait entre autres des interventions de meilleure qualité, rien n’a été offert en ce sens. Prochaine étape : des mandats de grève. La FIPEQ-CSQ travaille actuellement à établir un calendrier de négociations alors que sa présidente assure qu’elle considère que la table n’est pas fermée. Parallèlement, les syndicats locaux consulteront leurs membres du 30 août au 18 septembre 2021 afin d’obtenir des mandats de grève, une étape importante selon Mme Grenon: « Les parents, on les a de notre côté comme jamais. Alors je pense qu’avec la pression qu’on va mettre, et que les parents vont mettre, bien on va avoir ce qu’on veut: des places pour les parents et une reconnaissance salariale pour les éducatrices.» Elle conclut qu’il est temps que les vraies négociations commencent: «Je ne pense pas qu’on soit à un point de rupture, il y a une marge de manœuvre. Alors on va se donner une chance. Une chance rapide par contre.»  

  • Coeur et sueur pour développer un immense terrain de jeu à Montebello

    Coeur et sueur pour développer un immense terrain de jeu à Montebello

    Montebello Vélo de montagne, un OSBL, regroupant plus d’une trentaine de bénévoles, a réussi en moins de quelques mois à faire revivre les sentiers qui ont accueilli l’un des premiers championnats canadiens de vélo de montagne en 1988. Ils ont débroussaillé, défriché, rénové et construit des petits ponts, déterrer des amoncellements de roches redonnant le potentiel des lieux avec des pistes présentant un degré de difficultés techniques de haut niveau.  Ils ont aussi revitalisé le secteur plus familial permettant d’amuser les plus jeunes ou débutants avec de beaux défis, dont le passage des doubles pins centenaires.  «Chaque sentier a un nom qui fait des clins d’œil aux personnes qui ont bâti ces sentiers-là ou à des événements d’ici», souligne Alex Martel, l’un des membres actifs du projet et du CA.  Que ce soit la Roche Fest, en l’honneur du mythique festival de Montebello, la Seigneuriale qui souligne le caractère historique des lieux et qui permet de découvrir la chapelle où est enterré le patriote Louis-Joseph Papineau et sa famille, la plage, qui longe la majestueuse rivière des Outaouais ou la Norbel 95, à plus de 300 mètres de dénivelé et qui offre un point de vue panoramique incroyable sur le village (si le muscle des jambes vous le permet!), l’activité est riche en expérience.  La présence de gros pins matures, de fougères verdoyantes et d’animaux sauvages donne un caractère unique à cette aventure, même pour les nouveaux amateurs. 

    «L’équilibre entre s’amuser, le challenge et la sécurité sont nos priorités», de souligner Sylvain Bourgeois, porte-parole officiel. Les droits d’accès aux sentiers sont minimes quant aux coûts pour entretenir et développer ce réseau, qui pourrait facilement s’étendre sur plus de 60 kilomètres d’ici quelques années. «Les adeptes sont très respectueux et comprennent l’ampleur du travail et des fonds qui doivent être investis pour offrir des pistes sécuritaires», ajoute M. Bourgeois, qui est notamment pompier temps partiel, pour assurer les bases majeures en matière de sécurité.  Ces crinqués du cyclisme en forêt travaille sur des pistes de type cross-country (flowtrail) et vise aussi à construire un parc acrobatique, si l’argent est au rendez-vous.  D’ailleurs, le maire de la municipalité, Martin Deschênes, un trippeux de vélo, et le député fédéral, Stéphane Lauzon, semblent avoir la volonté politique pour aider la gang à revitaliser l’endroit.  Ils se donnent un bon quatre ans pour remettre le tout à leur goût et valoriser leur offre de service. 

    L’équipe bénévole, qui a engagé quelques employés étudiants à l’accueil, est installée dans l’un des bâtiments attenants au plus gros bâtiment en bois rond du monde, au Fairmount Le Château Montebello, construit en 1930 en 3 mois avec plus de 2000 hommes.  On voit que la tradition du travail acharné et efficace ne s’est pas perdue en Outaouais! 

     Ils ont négocié un droit au stationnement du château gratuit pour les adeptes et possèdent une flotte de plus d’une trentaine de vélos pour ceux qui désirent en faire l’essai.  Il aspire aussi à la construction d’un 2e point de service, ayant pignon sur rue dans le village, pour accueillir les mordus qui parcourent tous les centres avec un style «vanlife».  Il entrevoit aussi la possibilité d’ajouter une vingtaine de FATBIKE pour cet hiver étirant l’offre de service à l’année.  

    «On voit déjà plusieurs autos dans le village avec des vélos accrochés.  On aime que les gens consomment local!», relate M. Bourgeois, qui souligne l’importance de l’offre touristique de sa région.  Chocolaterie, brasserie, restaurants renommés, le parc Oméga ainsi que des endroits pour dormir à tous les budgets s’ajoutent à l’offre montebelloise qui courtisent autant les sportifs que les épicuriens.    

    Les droits d’accès pour explorer cet univers sont de 13,50$ pour les 10 ans et plus et gratuit pour les enfants.  Vous pouvez utiliser votre propre monture ou louer un vélo sur place (40$) pour un parcours de 3 heures de bonheur.  

  • Courir à notre santé

    Courir à notre santé

    L’édition Courir à notre Santé a eu lieu du 3 au 6 juin dernier au profit de la Fondation de l’Hôpital d’Argenteuil  et celle de l’Hôpital Régional de Saint-Jérôme. Cette année, les participants étaient amenés à réaliser leur propre défi de course ou de marche dans leur quartier résidentiel. Plusieurs participants ont répondu à l’appel et de nombreuses équipes se sont formées afin d’amasser des fonds pour le financement du Mini C-Arm (appareil de fluoroscopie) du bloc opératoire de l’Hôpital d’Argenteuil. C’est un montant de 4 585 $ qui a été amassé grâce à l’implication de nos précieux partenaires et participants. La fondation remercie du fond du cœur l’équipe du Parc Fun Training, la Caisse Desjardins d’Argenteuil, la Municipalité de Grenville, la MRC d’Argenteuil ainsi que tous les participants de cette édition 2021. – photo fournie

  • Place à l’art!

    Place à l’art!

    Le circuit de la Galerie de la Route des Arts permet de visiter, cette année, des ateliers de dix-sept artistes et artisans du sud-ouest des Laurentides, du 8 juillet au 8 août. Du 8 juillet au 3 août, il est nécessaire de prendre rendez-vous avant de se présenter aux ateliers, alors que ceux-ci seront ouverts, sans rendez-vous du 4 au 8 août. «Les jours sont longs quand on ne peut pas faire ce qu’on aime, mais vous savez quoi? Solidaires et remplis d’espoir, les artistes et artisans de la Route des Arts en ont plein leur atelier des ‘j’aime’ et plein leurs mains des trésors à nous offrir cette année», introduit Danielle Roy, présidente. 

    «Les gens ont besoin de s’égayer, ont besoin de moral. Avec ça, je pense que la culture va jouer un rôle important, ajoute le maire de Lachute, Carl Péloquin. Je pense que ça va être tout à fait à propos pour les gens pour en profiter, puis se changer les idées, se promener un peu, sortir de chez soi!» Il souligne aussi l’importance qu’a l’art dans la ville, qu’il tient à collaborer avec l’équipe et les artistes pour que celui-ci ait sa place. Il affirme aussi qu’avec la boutique, l’art a un pied à terre au centre-ville.  

    Le thème de cette 22e édition de la Galerie est Locomotion. «Locomotion, pourquoi ? Parce qu’on veut lâcher notre fou. C’est le dynamisme, c’est le mouvement et surtout, pouvoir se déplacer», explique la présidente. 

    Pour rendre l’expérience encore plus intéressante, un concours est organisé. Il suffit de se rendre à l’atelier d’un artiste ou artisan, d’inscrire sur le formulaire le numéro correspondant à l’atelier et inscrire le mot-clé trouvé dans l’atelier pour avoir une chance de gagner 500$ de bon d’achat dans l’atelier de notre choix.   

    Pour mieux planifier l’itinéraire, il sera possible de visiter la nouvelle plateforme numérique qui verra bientôt le jour et qui permettra aussi de faire de la promotion. Des ateliers créatifs seront aussi disponibles pour l’été et l’automne. Il sera possible d’apprendre ou de perfectionner des techniques de dessin, peinture, sculpture ou écriture.  

    Une des artistes présentes sur place, Reynalda Bedolla Sanchez, est enthousiaste de participer à cette édition et de pouvoir présenter ses sculptures. L’artiste aime sculpter des animaux, les oiseaux en particulier. Elle récupère des morceaux de bois mort pour les transformer. Pourquoi les oiseaux ? «Parce que quand j’étais petite, je rêvais que je volais et ça m’a suivie!», d’imager Mme Bedolla Sanchez.  

  • Évitez les urgences

    Les usagers dont la situation n’est pas urgente sont invités à consulter leur médecin de famille, leur pharmacien, un médecin dans une clinique sans rendez-vous ou encore à communiquer avec Info-Santé, en composant le 811, où une infirmière pourra les conseiller et les diriger vers le service approprié.  

    Le président-directeur général adjoint, M. Jean-Philippe Cotton, assure toutefois que les cas urgents seront pris en charge rapidement dans les six hôpitaux de la région. « Une personne dans une situation critique et instable ne doit pas hésiter à se rendre à l’urgence. Nous ne voulons en aucun cas priver une personne des soins essentiels dont elle a besoin», affirme M. Cotton.  

  • Manque de main-d’œuvre qualifiée: défis majeurs dans nos CPE

    Manque de main-d’œuvre qualifiée: défis majeurs dans nos CPE

    Pour Vicky Provençal, éducatrice dans le réseau depuis 15 ans et actuellement employée au CPE Le Rêve de Caillette, la situation est pénible, et les conditions de travail tendent à se détériorer: «C’est sûr que c’est difficile. On voit les autres secteurs qui règlent, ont des augmentations, des primes et des avantages […]. Il y a aussi le stress dû au manque de personnel qualifié; on n’est pas capables de se faire remplacer, c’est difficile d’avoir nos vacances. C’est même déjà arrivé qu’on ait à contacter les parents pour leur demander s’ils sont en mesure de garder leurs enfants à la maison, parce qu’on est en bris de service, faute de personnel. Ce n’est pas juste à Montréal que c’est un problème, ça se passe aussi ici, dans notre région. Et ça épuise.»  

    Bien que Mme Provençal salue la mission que s’est octroyée le cabinet du ministre de la famille, Mathieu Lacombe, soit celle d’améliorer l’accessibilité à des places en services de garde subventionnés, il est selon elle primordial de mettre en place des mesures afin d’attirer les jeunes vers la profession, et d’aider à la rétention du personnel une fois dans le réseau:« [Le ministre] veut donner accès au plus d’enfants possible, je lui lève mon chapeau là-dessus. C’est essentiel pour permettre aux femmes d’exercer leur métier. Mais pour développer des places, il faut que tu aies du personnel.»  

    «L’objectif des moyens de pression qui pourraient être votés est de faire bouger les choses pour régler l’entente», explique la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) Valérie Grenon,. Pour ses membres, elle affirme vouloir obtenir, via la nouvelle convention collective, une valorisation et une reconnaissance des compétences des professionnelles en petite enfance à travers une augmentation salariale significative, et une amélioration des conditions de travail des éducatrices : «On est le 2e DEC le moins bien payé au Québec. Les intervenantes qui sont actuellement dans le réseau parviennent à peine à faire vivre leur famille. Il y en a qui quittent à cause de ça.» Valérie Grenon déplore également certaines propositions déposées à la table de négociation, qu’elle considère contre-productives devant les difficultés actuelles des centres de la petite enfance (CPE): «Ce qu’ils nous déposaient, c’est l’obligation de surtemps. Non mais [les intervenantes] sont déjà épuisées, elles vont juste quitter. Il y avait également une diminution des congés rémunérés pour éviter les bris de service. On comprend le principe, mais vous comprenez que c’est encore une fois sur le dos des intervenantes que ça tombe.» Selon Mme Grenon, ce genre de proposition témoigne d’un manque de compréhension de la réalité des intervenantes dans leur milieu de travail: «Qu’ils nous demandent de mettre en obligation du surtemps, bien, tu ne comprends pas ce qui se passe sur le terrain».  

    Un dépôt monétaire qui se fait attendre 

    L’an dernier, la FIPEQ-CSQ avait proposé au gouvernement de négocier en accéléré vu les circonstances sanitaires exceptionnelles; seulement les clauses salariales auraient alors été réglées. «Des personnes mandatées par le cabinet du ministre [de la famille] sont bien venues s’asseoir à la table, mais sans avoir obtenu de mandat monétaire de la part du Conseil du trésor. Les discussions se sont arrêtées là.» À ce jour, aucune proposition monétaire n’a encore été présentée à la table, comme l’explique Mme Grenon: «On est bientôt à un an et demi de l’ouverture de la convention collective et on n’a toujours pas eu de dépôt. Là, on se croise les doigts, on l’aurait la semaine prochaine, j’ai hâte de voir parce que quand on a déposé notre demande salariale, on s’est fait dire à la table qu’on était gourmand.»  

    À ce propos, Dominic Vallières, directeur des communications au cabinet du ministère de la famille, confirme que le dépôt monétaire se fera au cours de la semaine du 19 juillet 2021. Sans commenter les négociations en cours, ce dernier se montre toutefois rassurant: «Regardez ce qu’on a fait pour [vos collègues] responsables de services de garde en milieu familial. L’an dernier, c’était la première négociation entre la CAQ et les intervenantes en milieu familial. On a réglé avec 12,4% d’augmentation, alors que lors des conventions collectives précédentes, elles avaient eu beaucoup moins que ça, autour de 4%. Ça va vous donner une indication quant à la valeur qu’on donne au travail qui est fait par les femmes en installation également.»  

    Selon Valérie Grenon, les prochaines semaines seront donc déterminantes, à savoir si des moyens de pression, allant jusqu’aux grèves, seront mis en place: «Si on est capables de ne pas le faire, on ne va pas les utiliser. Mais il faut que ça bouge et il faut qu’on règle maintenant.» Pour Vicky Provençal, elle-même représentée par la Confédération des Syndicats nationaux (CSN), le gouvernement doit envoyer un message clair aux éducatrices en CPE, et à la population: «C’est sûr qu’on aimerait être valorisées, qu’on ne soit pas vues comme des gardiennes d’enfants. On a quand même un bagage académique, on a fait 3 ans de CÉGEP pour arriver à faire ce métier-là, et on a persévéré, parce que la réalité sur le terrain n’est pas facile. Être reconnues à notre juste valeur, ça serait déjà un grand pas.»